Opération anti-terroriste au Mali contre un camp d'Al Qaïda (AQMI)
Par PC le vendredi 30 juillet 2010, 23:55 - Actualité - Lien permanent
Plus d'une vingtaine de militaires français ont participé à l'opération antiterroriste contre Al Qaïda
On commence à mieux comprendre la manière dont les choses se sont déroulées, jeudi 22 juillet 2010 au matin, au cours de l'opération contre Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), grâce à une source proche du dossier.
Il s'agissait à l'origine d'une opération de l'armée mauritanienne, sur laquelle s'est greffée une intervention française. Début juillet, la Mauritanie a été avertie par des sources occidentales et par ses propres réseaux dans la région, qu'un groupe d'AQMI préparait une opération contre un poste sur le territoire mauritanien, pour la fin du mois de juillet. Le président Abd el Aziz a alors prévenu Paris qu'il allait monter une vaste opération contre AQMI, en utilisant le "droit de poursuite" que s'accordent mutuellement la Mauritanie, le Mali et le Niger pour la lutte antiterroriste. Une première réunion a eu lieu à Paris le 13 juillet au soir et on se souvient que le président mauritanien a été reçu brièvement à l'Elysée, juste avant le défilé du 14 juillet. Les Mauritaniens, sans doute aidés par les Français, avaient repéré un camp d'AQMI en plein désert malien, à environ 150 kilomètres de la frontière entre les deux pays. Ce camp secret (Katiba) n'avait jusqu'alors jamais été identifié. Il servait de point de ravitaillement pour la katiba de Yahia Abdulaman, qui dépend du groupe d'Abou Zeid.
Des photos semblaient indiquer que l'otage français Michel Germaneau pouvait être détenu sur ce site, mais les services français n'ont en jamais eu la preuve. Paris a alors décidé de se joindre à l'opération mauritanienne, au cas où... Les Français ne souhaitaient participer qu'à cette partie de la plus vaste opération d'attaque préventive menée par l'armée mauritanienne, qui visait au moins un autre site. Il s'agissait, pour la France, de pouvoir récupérer Germaneau dans les meilleures conditions possibles. Parallèlement, les Groupes spéciaux d'intervention (GSI) de l'armée mauritanienne voulaient empêcher le regroupement des 150 hommes environ de la katiba d'AQMI en détruisant leurs bases de ravitaillement.
Les militaires français connaissent bien les GSI, puisque ceux-ci sont formés par un détachement d'assistance opérationnelle fourni par le COS. Une opération qui dure depuis plusieurs mois dans la plus grande discretion. Plus de 400 membres des forces spéciales de l'armée mauritanienne ont déjà été formés, ainsi que plus de 200 Maliens et bientôt des Nigériens.
Pour participer à l'opération, des "militaires" français sont arrivés de métropole. Selon toute vraisemblance, il s'agissait d'hommes du Service action de la DGSE, qui connaissent bien le Sahel. La France fournissait un soutien en matière de renseignement, de transmissions et de santé. Un hélicoptère avait été prépositionné en Mauritanie, afin d'évacuer Germaneau si nécessaire.
Le point de départ a été une base située non loin de la frontière, où les forces spéciales françaises et mauritaniennes s'entraînent. Le raid a pris la forme d'une colonne de véhicules tout-terrain. Entre 20 et 30 militaires français accompagnaient quelques dizaines de Mauritaniens.La colonne a roulé de nuit et les derniers kilomètres, environ dix, ont été parcourus à pied pour ne pas donner l'alerte. L'attaque contre le camp a eu lieu à l'aube. Il n'y a pas eu d'appui aérien.
Six membres d'AQMI ont été tués et quatre ont pu prendre la fuite. Le chef de la katiba ne fait pas partie des morts. Aucune victime n'est à signaler côté français. Lorsque les commandos français ont fouillé le camp, ils n'ont pas trouvé trace d'un quelconque otage. En revanche, ils ont mis la main sur des armes (AK 47), des explosifs, des téléphones portables, divers documents, des pièces de rechange pour les véhicules, etc.
Faute d'otage, la colonne française est rentrée en Mauritanie et l'opération a été "pliée". En revanche, les Mauritaniens ont poursuivi la traque d'AQMI jusqu'au samedi 24 juillet avant de prendre le chemin du retour.
Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense
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Commentaires
Il est regrettable de ne pas avoir prévu un ou deux hélicos "canons" pour appuyer les troupes au sol. Il n'y aurait pu avoir de fuyards. D'autre part les satellites d'observation militaires peuvent repérer un misérable chameau qui se baguenaude dans le désert, alors comment se fait il qu'on ne puisse localiser les campements de ces types ? Le ciel est dégagé 340 jours par an dans ce coin.
Encore une fois on utilise des pois chiches pour tuer un lion !!
Al Qaida revendique sans cesse et sans interruption…. Alors, comme au bon vieux temps…"raccourcissons" les fanatiques d’Allah avec les bombes au napalm……
2 Bombes au napalm ? Comme tu y vas !! ça coute cher une bombe au napalm. Je crois que nous n'avons pas les moyens de ce genre de guerre d'autant que nous avons une guerre intérieure qui nous coute les yeux de la tête.
Avant d'aller les tuer là bas , réglons nos problèmes ici !!
Cela parait difficile de trouver des gens au milieu des dunes et rochers. Même les atlantique 2 ne peuvent réaliser ce type de recherches et pour cause , même 8 heures de vol, les équipages et avion doivent se reposer. De plus les secteurs sont variés et la complexité du terrain ne favorise rien.
Quand aux satellites , leurs révolutions me semble axé sur d'autres terrains et non du sable.
Ok pour le napalm, mais dans notre doctrine il ne faut pas toucher aux civils, et surtout éviter de tuer des gens qui n'y sont pour rien , car cela encore une fois de plus se retournerai contre nous.
Des solutions radicales il y en a , mais encore faut-il que certains veulent les employer.
Il y a aussi, les complaisances, de certains gouvernants de ces pays, le renseignement du Niger et autres pays avoisinants doivent et peuvent neutraliser ses groupes encore faut-il une réelle volonté de le faire, car tout le monde a peur de ces barbares, sans foi issus d'un autre temps