Face à ce déchaînement de violence, des gendarmes mobiles ont pris position pour protéger la gendarmerie attaquée. Selon le maire de Saint-Aignan, une commune de 3.400 habitants, « les feux de signalisation ont été détruits à la hache, des arbres tronçonnés et enflammés et trois voitures ont été brûlées ».

En fin de soirée, 300 militaires ont été mobilisés pour sécuriser les abords de Saint-Aignan et effectuer des contrôles routiers. Ils « s’opposeront à toute reprise de violence » a indiqué la préfecture.

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Grenoble, tirs à balles réelles sur la police !

Par ailleurs, au quartier de la Villeneuve, à Grenoble, les forces de l’ordre ont été une nouvelle fois la cible de tirs réels dans la nuit du 17 au 18 juillet, au cours d’émeutes consécutives à la mort d’un braqueur, tué par la police en état de légitime défense. Ce malfaiteur, condamné à trois reprises par les Assises pour vol à main armée, s’en était pris au casino d’Uriage (holdup du 16 juillet) avec un complice. Les deux hommes, munis d’armes lourdes, n’avaient pas hésité à tirer sur les policiers qui les poursuivaient.

Source : Zone Militaire

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