Les braqueurs étaient munis d'un fusil d'assaut et d'un pistolet-mitrailleur. Lors de la poursuite, un premier échange de tirs a eu lieu à l'entrée de Grenoble avec une voiture de police. Un adjoint de sécurité a été légèrement brûlé par une balle qui lui a frôlé les lèvres.

La BAC a ensuite pris le relais, alors que les voleurs avaient abandonné leur voiture et le butin, et se dirigeaient vers le quartier populaire de Villeneuve. Un des braqueurs a été abattu alors qu'il continuait à tirer sur les policiers en fuyant à pied. «Les malfaiteurs ont arrêté leur véhicule, le conducteur et le passager sont sortis. Ils ont ouvert le feu à au moins trois reprises vers les policiers», a déclaré le procureur de la République de Grenoble, Jean Philippe, devant la presse.

«Les policiers de la BAC ont alors riposté, l'un de l'intérieur du véhicule avec un fusil à pompe et l'autre de l'extérieur». Karim Boudada, 27 ans, a été touché à la tête. L'homme, originaire de Villeneuve, avait déjà été condamné trois fois aux assises pour vol à main armée.

Une partie du quartier est restée bouclée jusqu'en fin de matinée. Des hélicoptères ont survolé les lieux à la recherche du second braqueur en fuite. La ligne A du tramway et l’entrée de Grenoble par la rocade sud pont été réouverts à 6h30.

La police judiciaire est saisie de l'enquête. L'Inspection générale de la police nationale a également été saisie. L'autopsie du malfaiteur tombé sous les balles de la police aura lieu samedi. 

Source : Le Parisien.fr

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NDLR FNCV : Ce "braquage" qui s'ajoute à tant d'autres, mérite que nous mettions les pieds dans le plat !

Il faut savoir que RTL, dans son journal de 8h00 du matin le 16 juillet 2010, a présenté le titre suivant: "un braquage qui a mal tourné". Il serait agréable que RTL nous explique ce qu'est, à ses yeux, "un braquage qui tourne bien".

Par ailleurs, TFI dans son journal télévisé du même jour à 20h00, nous apprend que le malfaiteur abattu, qui était âgé de 24 ans, avait déja été condamné trois fois pour de précédentes attaques à main armée, ce qui appelle les questions suivantes :

  • Comment se fait-il que la Justice française laisse en liberté des criminels récidivistes de cet acabit ?
  • Ne méritent-ils pas d'être mis hors d'état de nuire ?

Selon le code pénal, une attaque à main armée est un crime passible d'une lourde peine de prison. L'individu en question, Karim Boudada, en avait déjà commis trois et avait comparu devant les Assises. Il n'avait que 24 ans et avait déjà été remis en liberté. C'est incompréhensible: Quelles peines, ridiculement, dramatiquement faibles lui avait-on infligé pour ses trois crimes ?

N' y a-t-il pas là un manquement caractérisé de l'Etat à ses devoirs d'assurer la sécurité des personnes et des biens ?

L'Etat n'est-il pas civilement responsable des dommages causés aux victimes des criminels trop tôt remis en liberté, ce qui leur permet de renouveler aussitôt leurs forfaits ? 

Les juges, coupables d'avoir été à l'origine de ces remises en liberté inconsidérées, n'encourent-ils pas des poursuites pénales, à titre personnel, pour mise en danger de la vie d'autrui ?

Il y a eu beaucoup trop de dérive et de laxisme. C'en est assez! Il est temps que les plus hautes autorités de la République se saisissent de ce problème et remettent au bon niveau l'échelle des peines applicables aux crimes et délits. Les VRAIS crimes et les VRAIS délits...

Dans cette attente, nous saluons le courage et le professionnalisme des policiers et gendarmes qui, au péril de leur vie, ont mené à bien cette action, que nous considérons comme une opération réussie de contre-guérilla urbaine.

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