Une guerre "américaine" ... Le général Desportes critique la doctrine militaire employée en Afghanistan
Par PC le samedi 10 juillet 2010, 23:54 - Actualité - Lien permanent

Critiques du général Desportes du CID sur la doctrine militaire en Afghanistan
Sortie fracassante pour le général Vincent Desportes, commandant du Collège interarmées de Défense (CID) qui quittera dans les prochains jours le service actif. Dans un entretien au Monde, daté du 2 juillet 2010, cet officier, auteur de plusieurs livres de réflexion, met les pieds dans le plat... au risque de susciter l'agacement de la haute hiérarchie militaire française."La doctrine de contre-insurrection traditionnelle, telle que l'a engagée McChrystal depuis un an, avec un usage restreint de l'ouverture du feu (...) pour réduire les dommages collatéraux, ne semble pas fonctionner. (...) La situation n'a jamais été pire" constate Vincent Desportes.
"Chez les militaires, un courant remettant en cause le mode d'action "gagner les coeurs et les esprits" suscite une adhésion grandissante. Cette remise renforce l'écart entre la troupe et la stratégie générale. Or, on ne peut pas faire la guerre contre le moral des soldats".
Revenant sur le limogeage de McChrystal, le général explique qu'elle "révèle une faiblesse (...) Tout se passe comme si le président des Etats Unis, Barack Obama, n'était pas très sûr de ses choix. (...) A l'issue des débats sur les renforts nécessaires, il y a un an, il a opté pour 30.000 soldats de plus. Tout le monde savait que ce devait être zéro ou 100.000 de plus. On ne fait pas de demi-guerre".
Il constate que "si la doctrine McChrystal ne fonctionne plus ou n'est plus acceptée", "la seule option" restante est celle préconisée par le vice-président Joe Biden : "sortir de cette guerre sans fin (...) en réduisant les troupes à une capacité de frappes ponctuelles contre Al-Qaïda."
Quant au poids de la France dans cette affaire, le commandant du CID reconnait que "c'est une guerre américaine. Quant vous êtes actionnaire à 1%, vous n'avez pas droit à la parole".
Des propos qui devraient nourrir les explications, pas toujours amènes, entre leur auteur et les responsables des armées...
Source : Jean Dominique Merchet - Liberation.fr
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Commentaires
Les marionnettes nous les connaissons…… Qui sont les marionnettistes ?
Quelqu’un tire bien les ficelles…
Bientôt 10 ans que dure cette guerre et lorsque la politique s’en mêle….bonjour les dégâts……
Je vous renvoie à tout ce que j'ai écrit ici sur cette guerre. Depuis le début je m'échine a dire et à redire que ce n'est pas gagnable. Soit on tire dans le tas et le tas de cadavres de toutes sortes va augmmenter et nous attirer une guierre mondiale, soit on remballe et on les laissent s'entre tuer (ce qu'ils font depuis la nuit des temps).
Quand à l'excuse d'al quaida elle ne tient pas*. C'est pas parcequ'il y a une armée occidentale en afghanistan, que ça empêche les islamistes de massacrer qui ils veulent, quand ils veulent et où ils veulent.
Si les afghans veulent changer de système de vie, c'est leur problème, ils n'ont qu'à se dém..;der avec l'aide de leurs copains arabes.
Usage restreint de l'ouverture du feu ? C'est quoi ça ? la guerre new look ? La guerre c'est la guerre; si on la fait c'est pour gagner sinon on reste chez soi.
Bien entendu, ils ont mis les russes dehors. Quel prétentieux imagine pouvoir concquérir un Pays qui n'a jamais été pris. Ce serais la France, je dis pas ! Et oui et encore oui, c'est le nouveau concept de "combattant assistante sociale". C'est à dire, qu'il faut tirer sur les mecs mais sans les tuer, sans les blesser, t'envoi un obus mais il détruits rien etc.. Alors dans ce cas là, il vaut mieux rester à la maison. Des chefs en haut, qui mouillent pas trop le maillot, enfin c'est comme dans le Pays quoi, il nous font suer ici, là bas, alors on tourne autour du pot mais de toute façons, un jour ou l'autre !
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Parfaitement raisonné !! on ne tire pour pas les tuer, on envoie des obus qui ne tuent pas, mais les autres en face qui vivent au moyen âge n'ont pas lu Schoppenhauer ni Clausewitz et quand ils tirent c'est pour tuer. Ils ne s'embarrassent pas de formules qui ferait rire un cheval (surtout celui de du Guesclin).
Rien à ajouter !
Les afgans n'ont jamais supporté l'intrusion et la main mise des étrangers sur leurs territoires et leurs coutumes . On peut être d'accord ou pas avec leurs moeurs,mais depuis la nuit des temps il en est ainsi. Alors qu'ils se d.... entre eux. Par contre empêchons les de diffuser leur merde de drogue dans le monde entier, et ils se mettront (peut être) à évoluer. Ce n'est pas en faisant tuer nos soldats pour des queues de prunes, que nous infléchirons leur manière de faire. Puisque ce sont des maffieux, qu'ils s'éliminent entre eux.Si parmi eux il exsiste, certainement, des gens propres et honnètes qu'ils nettoient leur pays.Nous avons chez nous assez de salopards qui nous polluent l'existence occupons nous d'eux en priorité.Il est réconfortant de constater que des généraux français en aient dans le ventre pour stigmatser les conneries.
Pas mal les commentaires.....bof
C'est POLITIQUE mais pendant ce temps nous faisons tuer des jeunes français.
Quand on est à 4 semaines de la quilles on peu se permettre de l'ouvrir sans risque pour la suite.... et les associations c'est du pareil au pire à part , à part quelques unes qui de temps en temps bouge un tout petit peu......
Alors soyons sérieux , notre système est tellement pourri à tous les échelons, je ne sais comment cette fois ci on va s'en sortir ???????
Le mieux , il faut montrer notre détermination par la FORCE et sans discuter, ni avec l'otan ,ni avec les américains cow boy... frapper dur et fort. et mettre un réel pouvoir en place et non corrompu jusqu'à la moelle .
Allégeons nos soldats , avec des chefs devant et non derrière, embuscade , commandos chouf, utilisation à outrance des drônes, et de l'aviation et n'ayons pas peur de rayer de la carte une partie de terrain pourri..... nettoyage par le vide. Et ceux qui ne veulent pas discuter, même paroles , avertir les pays amis comme l'arabie saoudite qui finance , la syrie qui livre des armes et des instructeurs comme l'iran et la russie. Chaque fois que l'on en attrape un E.L.I.M.I.N.A.T.I.O.N. PUISQUE NOUS SOMMES EN GUERRE? ENFIN PRESQUE !!!!!!!!!
OU ALORS ON RENTRE LA QUEUE ENTRE LES JAMBES ? là on sait faire avec nos politique ............
On rentre tout court !! pas de queue entre les jambes puisque trés heureux d'avoir le service trois pièces encore disponible !!
Là bas on ne défend pas notre sol, on ne défend pas pas nos valeurs chrétiennes, on ne défend pas les droits de l'homme.... donc on s'en va c'est tout !! on en a rien à foutre de ce qui se passera aprés dans ce pays ignoble.
et comme dit 6 on a assez de salopards chez nous pour aller s'occuper d'autres salopards ailleurs. Nettoyons chez nous en priorté d'abord !!
Je pense d'autre part qu'on essaie de rendre les musulmans de là bas plus acceptables pour notre mentalité d'occidentaux pour nous faire mieux accepter parmi nous les musulmans extrémistes algériens qui envahissent notre beau pays. Voyez les extrémistes algériens sont bien moins terribles que les musulmans lambda afghans. Je me trompes ?
Décidément, quelque-soit le sujet, les grands esprits se rencontrent. D'accord avec vous mais à quelques détails prêts:
On en prend plein la gueule parceque les politiques veulent une guerre propre et on ferait mieux de remballer. Oui mais; si on remballe à chaque fois, notre armée a-t-elle encore une raison d'exister ?
On laisse les Afgans se flinger entre eux. Oui mais resteront ils chez eux ou étendront ils leur guerre partout dans le monde. Et s'ils se mettent enfin d'accord, sera-ce pour nous tapper dessus ou pour nous submerger de leur putain de drogue, laquelle est, c'est bien connu, un de leur plus gros revenu.
Le véritable problème est, non pas d'aider des Afghans à lutter contre d'autres Afghans puis d'aller aider un autre pays contre des rebelles de ce même pays, mais d'aider l'occident à ne pas avoir à supporter une nouvelle guerre mondiale qui est sans doute déjà, insidieusement commencée et qui est, cette fois, une guerre de religion.
Nous ne pourrons jamais les contenir sur leur territoire (la preuve; beaucoup trop sont déjà chez nous) Donc, et même si celà peut paraitre extrèmiste, il faut demander à nos gars de faire une vraie guerre. Si ça porte une djellabah, on tire et on parle après. Il n'y a, chez ces gens là que des fanatiques ou des futur fanatiques.
Et parallèlement à cela il faut organiser, sur notre propre territoire, une résistance: non à l'envahisseur, retours au pays pour les trublions, les sans papiers et remise en place de la double peine.
Et surtout, ne pas se tromper en mettant son bulletin dans l'urne.
Il y a une chose établie. Si un peuple n'est pas capable de prendre son destin en mains, alors quelqu'un d'autre le fera pour lui. Il y a en France des individus qui agissent au su et au vus de tout le monde sans que personne ne trouve rien à y redire. Si des gens mettent en place des actions d'autodefense, alors les pouvoirs publiques seront obligé d'intervenir. Sinon, le salut ne viendra pas d'en haut. Plus les gens laisseront faire, plus ils subiront. C'est logique, c'est pareil au niveau mondial, ou tu roule pour ton Pays ou t'es un collabo, lail n'y a pas deux possibilités. En France, les gens croient que parcequ'ils disent, c'est pas mon problème ce qu'il se passe, ça va les épargnés. Le Général de Gaulle disait," Face aux grands périls, le salut n'est que dans la grandeur" mais il disait aussi " La France ne peut être la France sans la grandeur". Et la France, aujourd'hui, elle est plus très grande, ont vie sur les acquis, on ne génère plus rien, on n'est pas en phase avec la concurrence et de toute façons, on aura pas besoins d'enemi à l'intérieur ou à l'extérieur pour achevé ce Pays dont les fondations ne tiennent plus ! Ce peuple a fait 1789, putain j'ai du mal à le croire ! enfin, en gros, on est dans la M..... !
L’auteur de cette lettre a commandé un régiment prestigieux. Son fils sert dans la fournaise afghane. Ce témoignage porte sur la responsabilité des chefs, qu’ils soient civils ou militaires.
De jeunes Français sont engagés au service de leur pays dans le monde entier. Ils affrontent la mort, tous les jours, sur les pistes et dans les villages d’Afghanistan, où la France a déploré, le 6 juillet, son quarante-cinquième mort depuis 2004: l’adjudant Laurent Mosic, du 13e régiment du génie. Sur d’autres théâtres, les risques sont permanents: au Liban, en Côte d’Ivoire, dans les Balkans et même en Guyane, département français, où le 1re classe Julien Giffard vient de donner sa vie au cours d’une mission contre l’orpaillage clandestin.
Engagé au 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg, Julien venait d’avoir 25ans. Le 8 juillet, cet ancien étudiant en histoire était à bord d’une pirogue lorsqu’une embarcation rapide clandestine a forcé le barrage. Tombé à l’eau, porté disparu, le corps de Julien a été retrouvé sans vie le 12 juillet.
De nombreux témoignages indiquent que les militaires éprouvent un certain malaise face à la relative indifférence dans laquelle se déroulent leurs missions les plus risquées. Sur l’Afghanistan, ils comprennent mal aussi le défaitisme ambiant qui semble dominant dans les médias et une partie de la classe politique, comme si le combat était perdu d’avance. Beaucoup pensent que c’est une idée fausse, accréditée à la fois par l’exagération des ratages de l’Otan, par la discrétion sur les progrès accomplis (les transferts de responsabilités entre Occidentaux et Afghans) et par le silence sur les terribles exactions commises par les insurgés. La situation est évidemment difficile. « Si rien n’est encore gagné, rien n’est encore perdu », insistent les militaires, lucides sur les doutes des opinions publiques.
Ils comprennent mal enfin l’approche purement émotionnelle de responsables politiques qui ne saluent les soldats que quand ils disparaissent, faisant des “morts pour la France” des victimes de simples faits divers. Engagés volontaires, les militaires acceptent tous les risques de leur choix et le poids de leurs responsabilités. Mais ils regrettent parfois que le monde civil ne les assume pas complètement.
C’est le sens de la lettre adressée par un colonel, dont nous respectons l’anonymat, à son fils, lieutenant engagé en Afghanistan : « Alors que s’étale quotidiennement le spectacle des fauteurs de scandales, économiques, politiques, écologiques et même sportifs, qui n’assument jamais, ou si peu, leur responsabilité, je voudrais te parler de celle qui va être la tienne », écrit-il.
Sa lettre exprime le sens du devoir dont s’honore la communauté militaire. Elle témoigne de la transmission d’un héritage entre un aîné et un jeune d’aujourd’hui. Elle s’interroge surtout sur le sens de la responsabilité au sein de nos élites.
" Ta première responsabilité sera celle de commander tes hommes au combat. Facile à dire… mais ce combat que tu vas mener avec eux est tout sauf évident. Tu vas devoir approcher une population qui, de gré ou de force, abrite, soutient et constitue parfois elle-même l’ennemi. Ta responsabilité sera de faire respecter cette population mais d’être aussi en permanence en éveil, de sentir le danger, d’anticiper les pièges pour que tes hommes n’y tombent pas. Pour cela, tu devras appliquer ce que tu t’entraînes à faire depuis des mois. Mais tu vas surtout devoir faire comprendre à tes hommes ce que représente leur combat. Ils ont choisi de te suivre à près de 6 000 kilomètres de chez eux pour se battre et tu vas devoir les mener dans un combat qu’ils auront compris, qui ne les fera pas douter de leur engagement, celui de risquer leur vie et de tuer, quand c’est inévitable.
Commander, c’est aussi convaincre. Convaincs-les et tes subordonnés convaincront en particulier leurs proches, qui craignent le pire bien sûr. Et toi-même, convaincs-toi que ce combat n’est pas erroné. Tes deux grands-pères ont été officiers en Algérie. Ils ont aussi dû convaincre, et se convaincre, de ce que leur combat était loyal et leur choix juste. Il ne s’agit pas de politique. Il s’agit bien de loyauté, de service, de dévouement et de courage. Il s’agit, en bref, de responsabilité et d’honneur.
Je ne vais pas te parler de l’honneur. On le met souvent aujourd’hui à n’importe quelle place et je ne voudrais pas donner libre cours à ma colère d’en voir l’emploi qui en est fait par certains pour justifier une grève, un crime ou une émeute. Mais il s’agit bien de cela : ta première responsabilité va être de commander tes hommes au combat en leur insufflant cette conviction qu’ils ne peuvent le mener qu’avec honneur. Et tant pis pour les contradicteurs qui ne comprennent pas ce que l’honneur vient faire dans une guerre dont les justifications et même la légitimité resteraient à démontrer. Cette question n’est pas la tienne.
Ta deuxième responsabilité sera aussi de promouvoir la politique de la France. Tu vas porter, comme tes chefs, tes camarades et ceux que tu vas commander, les aspirations françaises dans ce qu’elles peuvent avoir de plus fort : l’engagement de ses forces armées. Tu vas en avoir directement la responsabilité parce que l’engagement français, sa justification, sa légitimité, sa justesse seront jugés à l’aune de ton combat.
Comme beaucoup, tu voudrais peut-être que la France fasse alors plus et mieux pour ses forces armées, qui ne cessent de légitimer sa politique sans jamais y redire ! Tu entends dire que nos dix soldats tués dans l’embuscade d’Ouzbine, le 18 août 2008, doivent sans doute leur mort à la défaillance d’un système militaire que l’État a laissé s’égarer et se faire surprendre ! Tu penses que les équipements, les budgets, les effectifs ne sont pas à la hauteur du service attendu en retour ! Tu constates que les Français font bien peu de cas, sauf, peut-être, quand il s’agit d’enterrer les morts, du combat que toi et tes camarades allez mener !
Tu as sûrement raison en tout cela. Mais retiens-toi de baisser les bras ni même d’en perdre ton enthousiasme. Tu devras “faire avec”, comme tant de soldats avant toi. Cela ne signifie pas qu’il faudra te taire en permanence. Remplis ta mission avec ce que l’on te donne, sois responsable et assume-le, et tu pourras ensuite, mais ensuite seulement, dire ce qui peut être amélioré. Sois constructif dans tes choix et bats-toi contre le manque d’imagination. Inspire-toi de ce qui peut se faire de bien ailleurs et de ce qui a été bien fait dans le passé pour construire, à ton niveau, les conditions dans lesquelles tes hommes et toi allez vous battre.
C’est là ta deuxième responsabilité, celle de promouvoir les choix politiques de la France par ton combat et d’améliorer sans cesse la qualité de ce dernier, à ton niveau, par ton imagination et ta ténacité.
Ces deux responsabilités devraient être celles de tous ceux qui servent la France et les Français. Notre pays ne peut plus se payer le luxe d’avoir des responsables, de tous niveaux, timorés, technocrates, “fonctionnaires” dans ce que cette fonction, pourtant noble, a de plus caricatural. Notre pays engage ses soldats dans des combats qui lui confèrent sa juste place dans un monde qui, n’en déplaise à beaucoup, ne tourne pas seulement autour des salles de marché ou des terrains de foot, mais aussi autour des antagonismes humains dont l’expression la plus extrême est bien la confrontation armée.
Tu pars en Afghanistan parce que tes hommes ont besoin d’être commandés et convaincus et parce que la France a besoin de ton combat. C’est un choix de prise de responsabilité plus que respectable et qui devrait être mis en valeur. J’espère que les Français soutiendront ta manière de servir et que tes chefs écouteront ce que tu auras à leur dire quand il s’agira de faire le bilan. Sache en tous les cas que tu as le soutien et l’écoute des tiens. " Document présenté par Frédéric Pons
ça me rappelle l'Algérie où des trésors d'héroisme ont été dilapidés par un peuple imbécile et des dirigeants gâteux.