Revenant sur le limogeage de McChrystal, le général explique qu'elle "révèle une faiblesse (...) Tout se passe comme si le président des Etats Unis, Barack Obama, n'était pas très sûr de ses choix. (...) A l'issue des débats sur les renforts nécessaires, il y a un an, il a opté pour 30.000 soldats de plus. Tout le monde savait que ce devait être zéro ou 100.000 de plus. On ne fait pas de demi-guerre".

Il constate que "si la doctrine McChrystal ne fonctionne plus ou n'est plus acceptée", "la seule option" restante est celle préconisée par le vice-président Joe Biden : "sortir de cette guerre sans fin (...) en réduisant les troupes à une capacité de frappes ponctuelles contre Al-Qaïda."

Quant au poids de la France dans cette affaire, le commandant du CID reconnait que "c'est une guerre américaine. Quant vous êtes actionnaire à 1%, vous n'avez pas droit à la parole".

Des propos qui devraient nourrir les explications, pas toujours amènes, entre leur auteur et les responsables des armées...

Source : Jean Dominique Merchet - Liberation.fr

* * *