Rappelons que ces manifestations avaient éclaté suite à la demande des habitants d’être relogés du côté de Bidari, dans la commune d’El Bouni. Mais le maire avait refusé et leur avait proposé la localité de Bargouga, ce qui avait mis le feu aux poudres et provoqué, plus tard, après les barrages dressés sur la RN44, l’incendie d’édifices publics et l’affrontement avec les forces de l’ordre, ce geste inqualifiable.

Source : M. R. Journaux.ma

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Cette information a été confirmée par TSA.com, site algérien, dans les termes suivants :

Les émeutes déclenchées samedi par les habitants de la cité Sidi Salem à Annaba se sont poursuivies lundi jusque tard dans la soirée. Pour la première fois, des émeutiers ont brûlé l’emblème national, le drapeau algérien, avant de défiler avec le drapeau français à la main devant les éléments de la brigade antiémeutes dépêchés en force sur place. Une information confirmée par Mohamed Ghazi, le wali de Annaba.

En effet, intervenant lors d'une rencontre tenue lundi avec les représentants de la société civile de ce quartier à forte concentration de populations démunies, le wali a exhibé des photos. Elles montrent clairement les manifestants en train de commettre ces actes. Le wali a fustigé la grave dérive de ceux qui, en arborant leur sentiment anti nationaliste, croient impressionner les pouvoirs publics en brandissant les couleurs de l'ex-état colonial et tortionnaire.

Les émeutiers ont également tout saccagé sur leur passage. Criant des slogans hostiles au pouvoir, ils ont incendié le siège de l'annexe communale fraichement inaugurée et l'agence postale après les avoir mises à sac. Mardi, un calme précaire régnait dans le quartier. Plusieurs dizaines d’émeutiers ont été arrêtés. Plusieurs mineurs ont été relâchés, dix huit manifestants ont été présentés devant le procureur de la république du tribunal de El Hadjar.

Des représentants de la société civile à Sidi Salem ont tenté de minimiser cet incident en mettant en avant la misère et la promiscuité dans lesquelles vivent quotidiennement les habitants des bidonvilles de la SAS 2000 et 4000 hérités de la période coloniale.

« L'état algérien a pris l'engagement ferme de recaser les occupants de ces bidonvilles à l'horizon 2011 dans le cadre de la matérialisation des projets de résorption de l'habitat précaire. Nous sommes déjà en mesure de recaser 450 familles. Les 2000 logements actuellement en cours de réalisation leur sont destinés. Pour démontrer notre bonne volonté, un arrêté du wali indiquera que ce sont les familles occupant la SAS qui en bénéficieront. Seule la justice est habilitée à décider du sort des personnes interpellées », a déclaré le wali Mohamed Ghazi.

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NDLR : Cette information a été reprise par la plupart des journaux algériens, mais en occultant le plus souvent l'affaire du drapeau français brandi lors du défilé, à la place du drapeau algérien.

"Pourquoi ? Trop la honte ?".

Nous aimerions que les médias français fassent eux aussi preuve d'un minimum de courage et de patriotisme lorsqu'ils relatent (c'est rare, mais cela arrive), les offenses criminelles faites à notre drapeau, comme cela s'est produit avec la FNAC ou devant le  Capitole de Toulouse.

PC FNCV

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