Général Marcel Bigeard : Décès de « Bruno » Grand Combattant Volontaire
Par PC le vendredi 18 juin 2010, 12:58 - Actualité - Lien permanent
Le général Marcel Bigeard,
grande figure des guerres d'Algérie et d'Indochine, est décédé
vendredi matin à l'âge de 94 ans à son domicile de Toul (Meurthe-et-Moselle),
sa ville natale, a-t-on appris auprès de son épouse Gaby.
Il avait été hospitalisé au CHU de Nancy à deux reprises aux mois de mars et de mai pour une phlébite.
Baraka, audace, courage,
coups de gueule...
"LA VIE : UN COMBAT"
au service de ma France !
Parachuté dans l'Ariège en juillet 1944, il avait participé à tous les combats pour la Libération dans la région. Il est décédé le jour du 70ème anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.
Le général Marcel Bigeard, dit Bruno, l'un des officiers généraux les plus décorés de l'armée française, avait été secrétaire d'Etat à la Défense dans les années 1970 et député de Meurthe-et-Moselle.
Combattant de la Seconde guerre mondiale, des conflits d'Indochine et d'Algérie, son nom reste lié à la bataille de Dien Bien Phu. Parachuté avec son bataillon de parachutistes coloniaux sur le camp retranché encerclé par le Vietminh, Bigeard avait participé aux combats jusqu'à la chute le 7 mai 1954 et avait été fait prisonnier.
Il avait gravi tous les grades dans l'armée française, de simple soldat pour son service militaire à la veille de la guerre de 1939 à celui de général de corps d'armée (quatre étoiles).
Soldat, général, secrétaire d'État chargé de la Condition militaire par le Président Valéry Giscard d’Estaing, député de Meurthe-et-Moselle de 1978 à 1988, romancier écrivain ; « Votre vieux para » s’est envolé avec Saint Michel.
Marcel Bigeard était notamment décoré de la grand'croix de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre et de la Distinguished Service Order (GB). Il a publié une quinzaine d'ouvrages dont "Pour une parcelle de gloire" et "Adieu ma France".
Sources : AFP-Paris / FNCV
"Demain j'aurai vingt ans"
"A 87 ans, je suis dans « les vieillards » ce qui
m’oblige de crier :
Le passé on s’y réfère, mais ce qui compte c’est demain et de gueuler !"
"Demain j’aurai vingt ans,
Un pas ; encore un pas,
La vie : un combat jusqu’au dernier souffle,
Votre vieux para."
Longue vie, mon
général, vous êtes toujours avec nous.
* * *
Marcel BIGEARD : Général "Par le poignard et par la
poudre"La seconde Guerre Mondiale de 1939 à 1945 sur FNCV.COM
La guerre d'Indochine - Dien Bien Phu La guerre d'Algérie sur FNCV.COM
Hommage d'une combattante à "Bruno"
Ô Saint Michel : Chant des parachutistes et commandos
La Légion d'Honneur : Médaille et décorations
La langue de bois et le militairement correct : Vous avez dit "gliériser", "bigeardiser" ?
Des chiens de guerre en Afghanistan ?

FNCV.Combattants.Volontaires
Commentaires
par marcel
Celui qui a servi sous notre drapeau et qui l'a honoré plus que tout autre, celui qui a lancé le cri d'alarme sur la déliquescence de nos institutions, cet homme que tous les vrais combattants vénèrent, vient de mourir à 94 ans. Le Général Bigeard n'est plus. Il a rejoint dans le panthéon des soldats célèbres tous ceux qui nous ont montré la voie de l'honneur.
Cette grande figure d’Indochine et d’Algérie nous quitte un 18 juin ? Un présage ? Je d’irais que oui….. Et si oui, lequel !!! Nous garderons en souvenir de cet homme d’exception qu’il n’a fait dans sa vie, jusque dans la mort ,qu’obéir a lui-même….Adieu Mon général, des hommes de votre trempe, la France n’en possède plus.
Le dernier des Grands Soldats, il a rejoint Dieu et notre Saint patron l'Archange St. Michel en livrant son dernier combat, paix à son âme.
Mon général, Bon vent dans l'au-delà et merci de tout ce que vous avez accompli pour la France, vous restez notre guide dans ce monde obscure.
Les combattants volontaires de la Drôme adressent à sa famille et à ses proches leurs sincères condoléances.
un dernier grand vient de nous quitter
sincéres condoléances a sa famille
Le Para , le Patriote, le Français qu'était Marcel Bigeard nous a quitté je suis triste.Je n'ai pas eu l'honneur de servir sous ses ordres j'aurai la fierté de vivre selon ses valeurs. Adieu Mon général. Toutes mes condoléances à sa famille et ceux qui l'aimaient.
Franck DUMONT
il était heureux de quitter la France en voyant ce qu'elle est devenue
bon vent
est il parti avec la musette le saucisson et le bidon de jaja pour son dernier voyage ?
" Il avait écri" ADIEU MA FRANCE " ; maintenant ,c'est la France ,qui lui dit adieu ; Il est parti ,alors qu'il la voyait sombrer ,tristement ,défigurée ,saccagée ,humillée ; envahie par des hordes barbares ; lui qui l'a portée au sommet de la gloire ,et de l'honneur ;
La FRANCE ,est veuve , les Paras sont en deuil : "ses Paras " qu'il a tant aimés ; puisse Dieu ,l'acceuillir dans le Saint des Saints , le Paradis des braves , sans peur et sans reproches !
Les vieux soldats ne meurent jamais ; ils s'en vont ,tout doucement ,sans faire de bruit , pour ne déranger personne ;
Reposez en paix ,mon Général ;
Mes respectueuses condoléances à votre chère " GABY "
Les journaux télévisés ont enfin hier soir rendus hommage a ce grand homme , mais quand même après la coupe du monde de foot honteux !!!
François
Le Foot est la préoccupation première des Français, plus intéressant pour eux la coupe du monde….. …. .9 commentaires !!!
Bien parlé Marcel tu traduis là je pense notre pensée commune !!!
Je viens d'apprendre qu'un soldat Français est tombé hier en Afghanistan mes pensées vont vers lui.
Ange
Comme tu dis 9 commentaires !!!
nous sommes samedi peut-être nombre de nos camarades n'on pas encore appris la triste nouvelle, je viens d'apprendre que ses obsèques se dérouleront lundi et qu'après selon les dernières volontés du Général ses cendres seront dispersées sur Dien Bien Phu, tout un symbole !!!
Eh oui le foot !! avec une équipe de S....pards qui ne chantent pas la Marseillaise et qui font éjecter un vrai français (je parle Gourcuff). C'est pour ça que je ne regarde que le rugby où ce sont de vrais français qui jouent et surtout qui chantent la Marseillaise à pleins poumons.
Nous les vétérans pensons trés fort à notre Général et cette masse de pensées amicales doit le propulser aux milieu des étoiles avant d'en devenir une lui même, qui nous fera de l'oeil les nuits étoilées. Il veillera sur nous j'en suis sûr.
Le reste, les français moyens trés moyens et nuls on les EMM........
Bien parlé Marcel tu traduis là je pense notre pensée commune !!!
Je viens d'apprendre qu'un soldat Français est tombé hier en Afghanistan mes pensées vont vers lui.
Tu as raison marcel
Lorsque le cœur de certains joueurs de l’équipe de France se trouve de l’autre coté de la méditerrané, comment chanter la Marseillaise…..
Ange comment pourraient-ils la chanter ils n'en connaissent certainement pas les paroles !!! A leur sujet j'ai entendu un commentaire hier sois qui disait que leurs prétentions "salariales" étaient inversement proportionnées à leur talent, sans commentaires !!!
Je m'aperçois à chaque fois que ces salopards nous font dévier du sujet et ils ne le méritent vraiment pas.
Recueillons nous sur les vrais héros les légendaires comme le Général Bigeard et notre camarade tombé au combat hier en Afghanistan.
Toutes nos condoléances à sa famille.
Mon général vous nous avez servi d'exemple, vous nous avez montré le chemin, à nous maintenant de poursuivre la voie que vous nous avez tracée.
Je suis sûr que parmi nos sous officiers, voire officiers certains reprendrons le flambeau.
J'ose espérer que des aujourd'hui des hommes de votre trempe sauront relever le défit afin de redonner à notre FRANCE le prestige, le respect, et l'honneur.
Merci pour votre courage, votre savoir faire, et tous vos récits.
Vous au moins vous étiez avec vos hommes, à leur côté, et vous vous êtes jamais servi.
MES DEVOIRS MON GENERAL
Concernant notre camarade tué au combat hier en Afghanistan il s'agit d'un Brigadier de 27 ans du 1er Hussards Parachutistes il est lui aussi à la droite de l'Archange St. Michel.
Encore un des nôtres tombé en Afghanistan ; Qu'elle est longue cette litanie de tués , prèsque quotidiènne ; L'isuportable est atteint Ce régiment ,paie un lourd tribu ,à cette guerre qui ne veut pas dire son nom !
Que font nos parlementaires ? Il est urgent ,que la présence de nos soldat ,sur cette terre lointaine et hostile ,fasse l'objet d'un débat ,sérieux ,afin que nul ne meurt plus ,sans que l'opigon publique ,connaisse les tenants et aboutissants de notre engagement ;
Les Francais ,ont le droit de savoir !
Haute-Loire
Demain 20 juin 2010, 66e anniversaire des combats du Mont Mouchet, les anciens combattants rendront hommage à toutes les victimes de la Seconde Guerre mondiale avec leurs portes drapeaux.
La section 150 de l’UNP –Cantal se trouvera sur place.
Nous aurons une pensée pour le Général Bigeard, ainsi que pour nos frères qui tombent en Afghanistan.
demain c est la fête des père nous aurons une pensé pour vous mon générale vous serait toujours notre père d'arme un exemple pour la 4ème générations condoléance a ces proches est a ceux qui l'ont suivi jusqu a ça dernière minute vous êtes un exemple de patriotisme
Cérémonies en hommage au général Marcel BIGEARD décédé hier vers 10 h du matin à TOUL.
Aujourd'hui le corps du général repose dans son bureau veillé par 4 parachutistes
Demain mise en bière à 10H30 à son domicile. De 11H à 20h, le corps du général sera à la cathédrale de TOUL pour l'hommage de la population.
Le Lundi 21 juin à 15 H 00 un office religieux sera célébré en la cathédrale de TOUL(54).
Le Mardi 22 juin
Transport du corps en avion militaire sur Paris avec la famille. Chapelle ardente à l'Eglise St Louis des Invalides.
A 11 H 00 aux Invalides Hommage national avec les honneurs militaires précédé d'une messe à la cathédrale St LOUIS.
La cérémonie sera télévisée en direct et retransmise sur la 2e chaine
Après la cérémonie, retour du corps sur Toul en avion militaire suivie de la crémation.
Les cendres du général seront bien dispersées selon ses vœux sur Dien Bien Phu ultérieurement.
L'accès à la Cathédrale de Toul sera plus facile qu'aux Invalides où ce sera très filtré
Sous l'égide de la municipalité d' Aix en Provence , inauguré un rond point général Marcel Bigeard. Très belle cérémonie avec allocutions et chants "Si tu crois en ton destin" et "Marseillaise".
C'est le moins que puisse faire la Nation pour un tel Héros !!
Respects et condoléances . A bientôt mon Général.
au revoir mon Général, et surtout merci à Bruno le Soldat qui a su par son exemple, donner la fierté de servir,et un idéal à des jeunes hmmeso
Respects à un des derniers héros du 20ème siècle.
Il va manquer.
il manque déjà SAKO quand à moi je pense que c'est le dernier héros du 20 ème siècle!!!
Reposez en paix mon Général
Lettre envoyé a Madame LE 19 06 2010 A Madame Gaby Bigerad et sa famille .C'est avec grande tristesse que je viens m'associer à votre douleur en vous présentant mes condolèances suite à la disparition d'un des plus grand soldat que la France a eu la chance de posséder dans ses Elites.
DEUX MOTS MON GENERAL
AVANT QUE VOS CENDRES NE REJOIGNENT
LA BAS DANS LA CUVETTE
DE DIEN BIEN PHU
VOS COMPAGNONS D'ARMES
DEUX MOTS POUR VOUS DIRE QUE QUAND
GABY
VOUS REJOINDRA
CHERCHEZ VOUS UNE ETOILE
OU
VOUS REYROUVEREZ VOS AMIS
PUIS
ALLEZ DANS LES ROYAUMES
OU IL N'Y A JAMAIS
DE NUIT
ALLEZ DANS L'INFINI
AVEC MES RESPECTS
BON VENT BRUNO
Le dernier GRAND FRANCAIS nous a quitté. Ceux, qui parmi les officiels vont faire son éloge, sembleront bien petits !
camarades ça fait chaud au coeur de vous lirent mais ont est encore moins nombreux qu' a dien bien phu pour defendre notre france; GENERAL JE VOUS SALUT .merci pour la france;si seulement nos politiques avaient le millieme de votre courage et de votre amour pour la france ;;;;;;;
Les lieutenants de « Bruno »
« Bruno » était l’indicatif radio du commandant puis du colonel Bigeard en Indochine et en Algérie. Entre nous, nous l’avons toujours appelé « Bruno », par affection. J’eus la chance de le servir en Algérie, comme lieutenant, chef de section, au 3ième régiment de parachutiste coloniaux.
X
A une époque où, dans l’Institution militaire, la communication en était à ses balbutiements, il appliquait la maxime « Bien faire et le faire savoir » avec une habileté magistrale.
Il communiquait vers le haut : aux hommes politiques qui venaient le voir, il expliquait la finalité de notre action.
Il recevait les gens de la presse : aux écrivains (Lartéguy, Kessel …), aux photographes (Flament), aux cinéastes (Schoendorfer), il exposait les modalités et les difficultés de nos opérations.
Et il communiquait vers le bas : à l’issue de chaque opération les cadres recevaient une feuille simple sur laquelle il avait jeté, en style télégraphique, ses satisfactions et ses déceptions mais aussi ce qu’il attendait de nous lors des opérations à venir avec toujours, en finale, le recours à la fierté et un zeste d’humour (« demain matin, nous avons tous vingt ans » !). Il exerçait cet art subtil de nous rendre complices de ses projets.
Il adorait s’adresser directement à ses paras. A l’issue d’une cérémonie, il leur demandait de quitter les rangs et de se resserrer autour de lui. En quelques mots simples, il se livrait au bilan des actions récentes puis il précisait ce qu’il attendait d’eux, avec toujours ce clin d’œil d’encouragement flatteur. Nos paras étaient fascinés. Spontanément, sans qu’aucun ordre ne leur fut donné, ils se mettaient à crier, à l’unisson : « Vive Bigeard ! ». Une scène insolite qui nous renvoyait à celles de l’Empire. Il rayonnait. Nous partagions son bonheur et nous étions fiers de notre jeune colonel de 40 ans, déjà Grand Officier de la Légion d’honneur. Nous voulions lui ressembler.
Mais avant de « faire savoir » , le premier ordre de l’axiome, « Bien faire », nous valait une course permanente à l’excellence aussi bien pour la tenue, la cohésion (les défilés en chantant), l’instruction du tir adaptée à la contre-guérilla et … par-dessus tout … la condition physique. Ah ! cette condition physique !.
Marcel Bigeard devait ses succès et sa survie dans la Résistance et en Indochine à l’endurance qu’il avait imposée à ses unités. Son prestigieux bataillon d’Indochine, le 6ième B.P.C. que les divisions vietminh voulaient absolument capturer, dut plusieurs fois son salut à une esquive ultra rapide qui valut au bataillon le surnom de « Bataillon Zatopek ».
Fort de cette expérience, il exigea du 3ième régiment de parachutistes coloniaux en Algérie des performances hors normes. Lorsque la journée avait été infructueuse, nous attendions la fin de l’après-midi pour l’énoncé à la radio des prévisions pour le lendemain (un peu comme le marin pécheur, en mer, attend le soir les prévisions météo du lendemain).
Après avoir regretté que la zone fut stérile, il annonçait qu’il allait « balancer » (son terme favori) le régiment vers des lieux prometteurs. C’est alors qu’avec appréhension nous attendions la répartition du rôle des unités sur la future zone. Les plus malchanceux réalisaient alors, avec consternation, que, pour être en place au lever du jour, ils étaient déjà en retard.
Pendant la Bataille d’Alger les compagnies se livraient à tour de rôle à une marche commando (mi-course, mi-marche) : départ d’Alger à trois heures du matin, direction Sidi Ferruch (25 kilomètres) avec arme et musette légère.
En tactique sur le terrain, il nous sidérait.
Il passait des heures à étudier la carte. En la visualisant, il déterminait, sans jamais se tromper, les possibilités d’esquive de l’adversaire et, par corrélation, il dessinait sa propre manœuvre. Dès qu’il avait localisé l’ennemi, il ne le manquait jamais. Un fauve.
Lors d’une grosse opération faisant appel à de nombreux appuis, j’eus l’opportunité, n’étant pas trop loin de lui, de l’observer à la manœuvre des unités d’appui …Il avait autour de lui quatre opérateurs radio qui lui tendaient le « bigo » à tour de rôle pour les liaisons avec ses compagnies, avec l’artillerie, avec l’avion d’observation et les chasseurs et avec les hélicoptères. Il prenait manifestement du plaisir à commander les différents acteurs, lesquels appréciaient d’être manœuvrés par lui. « Au moins », disaient-ils avec lui , on a la satisfaction d’être bien utilisés et la fierté d’être efficaces .
Avec son ami Félix Brunet, colonel de l’armée de l’air, il réalisa les premières véritables opérations héliportées, celles où les hélicoptères cessent de faire du simple transport (afin d’épargner les mises en place à pied) pour devenir les instruments de la manœuvre.
En Algérie, l’Opération « Agounnenda » restera à jamais le symbole de son inspiration … de son instinct guerrier.
A la fin du mois de mai 1957, un détachement de dragons qui rentre de patrouille en fin d’après-midi tombe dans une embuscade sur les hauts plateaux algériens. Il y disparaît corps et biens. Nous ayant devancés sur les lieux de l’embuscade par hélicoptère, Bruno s’y livre à cette analyse invraisemblable qu’aucune Ecole de Guerre n’enseignera jamais. Il ne dispose que de deux indices : l’identification du commando zonal « Ali Khodja » (200 hommes et 3 mitrailleuses MG 42) et les traces de sa fuite qui indiquent un repli vers le nord (en direction de la mer). Après avoir étudié la carte, il expose sa conception de manœuvre : « l’adversaire a emprunté cet oued en direction du Nord. Il basculera dans cet autre oued parallèle qu’il remontera pour revenir vers le Sud, sur les « lieux du crime ». L’entourage, incrédule, s’incline.
Bruno tisse alors avec ses six compagnies un maillage de six kilomètres sur quatre. Chaque compagnie dresse une douzaine d’embuscades. Aucun itinéraire n’échappe à la surveillance. Il conserve une compagnie en réserve héliportée pour fermer la nasse. Lorsque le jour se lève tout le monde est en place, sur une seule fréquence radio mais en silence absolu pendant l’attente. Mission : laisser l’ennemi entrer dans la nasse et ouvrir le feu au dernier moment. Vers cinq heures, un chef de section annonce l’arrivée du « gibier » ; il égrène le nombre de fells qu’il aperçoit. Le feu s’ouvre lorsqu’il annonce 70. Bruno héliporte sa compagnie de réserve. Le commando zonal est pris dans la nasse. Il est détruit après vingt quatre heures, non sans mal. Nous aurons une douzaine de tués et un vingtaine de blessés. L‘ennemi était revenu sur les « lieux du crime » ! Incroyable !
Le colonel Bigeard exigeait de ses unités leur plein effectif afin que toutes les armes fussent servies : il détestait les permissionnaires et les stagiaires, il abhorrait les malades. Son souci prioritaire, quelles que fussent les circonstances, était d’épargner la vie de ses hommes et leur intégrité physique.
A Chypre où nous étions rassemblés en automne 1956 pour l’opération Suez , j’avais eu l’honneur de porter le brassard de capitaine de l’équipe de football du corps expéditionnaire. Nous fûmes battus dans le grand stade de Nicosie par l’équipe nationale de Chypre par le score honorable de 2 à 1. C’était une performance que nous devions à une condition physique exceptionnelle. De retour au camp X où nous logions sous la tente, un officier me dit : « le colonel veut te voir ». Je rectifiai ma tenue et m’apprêtai à être félicité. L’accueil fut glacial : « Dîtes donc, Père Cann (terme familier), vous croyez que je vous ai fait venir ici pour taper dans le ballon ? Non mais ça ne va pas la tête ? Qui s’occupe de vos hommes pendant ce temps-là ? Arrêtez-moi ces gamineries. ! ». Je n’ai plus jamais tapé dans un ballon.
Six mois plus tard, je figure parmi les blessés de l’Opération Agounnenda. Nous venions d’être traînés jusqu’à une clairière où nous attendions que le feu se calme pour que les hélicoptères puissent nous évacuer. Nous sommes là une douzaine, allongés sous les ombrages, non loin des corps de nos camarades tombés, lorsque surgit « Bruno », la casquette en bataille, sa grande carte sous le bras. Surpris par ce spectacle de corps allongés, il ralentit le pas et adresse à chacun un clin d’œil ou un sourire. Soudain il me reconnaît : « Ah ! vous êtes là aussi père Cann ? » Je lui réponds par un geste d’impuissance. « Eh bien vous avez perdu mon vieux ! Salut ! Bon courage ! A bientôt ».
En vrai pro, il réagissait comme un entraîneur de rugby qui a la hantise de voir ses joueurs partir pour l’infirmerie.
Aujourd’hui les lieutenants de « Bruno » sont orphelins et la France pleure le plus illustre de ses soldats : cinq fois blessé, vingt-quatre fois cité dont douze fois à l’Ordre de l’Armée, Grand’Croix de la Légion d’honneur depuis 1974.
Sa compétence lui valut en 1976 d’être nommé Secrétaire d’Etat à la Défense d’où il démissionnera avant d’exercer de 1978 à 1981 la Présidence de la Commission de la Défense nationale de l’Assemblée nationale.
En d’autres temps, il eut été un Maréchal d’Empire …. immanquablement.
Un lieutenant de Bruno
ça c'était un vrai mec !! tu as eu de la chance d'être sous ordres et tu peux en tirer fierté, vous n'ètes plus si nombreux que ça à présent.
c'est vrai il eu été un vrai Maréchal d'Empire ...et un fameux !!
Mon plus grand respect Ange pour l'homme que tu fus et celui que tu es !!!
adieu mon général , adieux ....
l'heure de votre dernier saut est arrivé
que saint michel vous prenne a ses coté
au dessu de la cuvette une derniere fois vous allez sauter
pour rejoindre vos "ptits gars" tombé comme vous le souhaitiez
dans nos memoires vous resterez graver
dans nos coeurs vous residez
tel un chevalier vous vous eteignez
a jamais un modele vous resterez
aurevoir mon général, aurevoir ...
ludovic
Pas un mot dans les médias, pas une retransmission de ce minable hommage aux Invalides, pas de président de la République, pas de ministre de la Défense.........................................
Moi, je mets ceci :
http://www.youtube.com/watch?v=IVpM...
et croyez-moi, je l'ai gueulé à pleins poumons !
Il est retourné crapahuter là-bas............., mais il a dû m'entendre !
Une mess sera célébrée le jeudi 24 juin à 18H00 à la cathédrale de NOUMEA pour rendre un dernier hommage de ceux de Nouvelle Calédonie à Bruno
Chers Amis,
comment ne pas être ému de la perte de cet exemple, mon oncle a eu sa première citation avec le LCL Bigeard en Algérie, je l'ai rencontré une fois et me suis dit, voilà un Chef, un vrai, quel charisme, quel courage, quel altruisme!
Il est facile de dire de ceux qui nous ont quitté, qu'ils étaient les meilleurs, dans le cas de ce merveilleux Officier, c'est tellement vrai !
Dans ma bibliothèque, comme beaucoup d'entre - nous, j'ai plusieurs de ses ouvrages, un fait est clair : ce Général reste un guide !
Il n'est donc pas mort, car le second linceul des morts est bien l'oubli !
Mon Général aucun para ne saurait vous oublier !
Son livre testament va être publier, comme 35 je suis scandalisé, la seule informatioin qui ait mobilisé les médias ( toute la journée) sur tous les journaux télévisés y compris ceux qui diffusent "l'information" en continu est la lamentable préstation de nos non moins lamentables "footeux" l'hommage qui devait être national pour notre Général disparu ne valait pour nos chèrs médias qu'une image passée "vite fait" tant il est vrai que le cirque médiatique suscité par "notre" équipe de clowns était plus important.
Pardonnez leur mon Général ils ne savent pas ceux qu'ils font.
Parfois, avant de me ressaisir je me dis que j'ai honte d'être citoyen de ce pays
L'hommage rendu aux Ivalides ,au Gal BIGEARD , a fait l'objet d'une petite poignées de secondes furtives sur nos antennes ,pendant les journaux télévisés ; un fait divers en quelque sorte ;
mais pour la misérable prèstation de l'équipe de France , près de d'une demi-heure !
C'est ignoble , et dégradant pour la France , et celui qui fut son Honneur . Dieu ,reconnaitra les siens en regardant vers les sommêts ; c'est là ,ou il y a le mois d'encombrements !
Les médias sont au diapason de la population .... c'est un fait !!
Ils sont beaux nos médias et la population !!!
Adieu mon general,vous etiez notre modele,nous allons essayer de continuer à transmettre vos valeurs.
Au revoir mon Général, j'ai eu la chance de vous rencrontrer une fois. Fidèle parmi les Fidèles, Patriote. Que St Michel veille sur vous. Que vos valeurs restent et que les hommes n'oublient pas.
On dit souvent: "Nul n'est irremplaçable"...
Il me vient soudain un doute...
Tu as bien raison, Aigle Hurlant: celui là, on ne le remplacera jamais...
c'est noel je suis en famille tout ce passe pour le mieux et j'ai pourtant une pensee emu pour le general je pense d'ailleurs souvent a lui il ne nous reste plus beaucoup d'homme autant engage sur tout les points pour leur pays.je reste admiratif de son parcour de vie et je souhaiterai q'un jour un realisateur puisse porter sur le grand ecran sa carriere militaire afin que notre jeunesse puisse s'inspirer de ses valeurs.pensee a sa femme et sa fille ainsi qu'a tout les anciens paras et ceux qui le sont aujourd'hui plus particulierement a tout ce engage sur les differents TOE.marc fils d'un ancien du 3 rcp lui meme ancien du 6 rpima.