Décès du Général Bigeard : Le commandant Bigeard dans le camp retranché de Dien Bien Phu - 1954 Le général Marcel Bigeard, grande figure des guerres d'Algérie et d'Indochine, est décédé vendredi matin à l'âge de 94 ans à son domicile de Toul (Meurthe-et-Moselle), sa ville natale, a-t-on appris auprès de son épouse Gaby.

Il avait été hospitalisé au CHU de Nancy à deux reprises aux mois de mars et de mai pour une phlébite.

Baraka, audace, courage,

coups de gueule...

"LA VIE : UN COMBAT"

au service de ma France !


Parachuté dans l'Ariège en juillet 1944, il avait participé à tous les combats pour la Libération dans la région. Il est décédé le jour du 70ème anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.
Le général Marcel Bigeard, dit Bruno, l'un des officiers généraux les plus décorés de l'armée française, avait été secrétaire d'Etat à la Défense dans les années 1970 et député de Meurthe-et-Moselle.

Combattant de la Seconde guerre mondiale, des conflits d'Indochine et d'Algérie, son nom reste lié à la bataille de Dien Bien Phu. Parachuté avec son bataillon de parachutistes coloniaux sur le camp retranché encerclé par le Vietminh, Bigeard avait participé aux combats jusqu'à la chute le 7 mai 1954 et avait été fait prisonnier.

Il avait gravi tous les grades dans l'armée française, de simple soldat pour son service militaire à la veille de la guerre de 1939 à celui de général de corps d'armée (quatre étoiles).

Soldat, général, secrétaire d'État chargé de la Condition militaire par le Président Valéry Giscard d’Estaing, député de Meurthe-et-Moselle de 1978 à 1988, romancier écrivain ; « Votre vieux para » s’est envolé avec Saint Michel.

Marcel Bigeard était notamment décoré de la grand'croix de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre et de la Distinguished Service Order (GB). Il a publié une quinzaine d'ouvrages dont "Pour une parcelle de gloire" et "Adieu ma France".

Sources : AFP-Paris / FNCV

"Demain j'aurai vingt ans"

Le Général Marcel Bigeard à ses camarades de la FNCV

"A 87 ans, je suis dans « les vieillards » ce qui m’oblige de crier :
Le passé on s’y réfère, mais ce qui compte c’est demain et de gueuler !"

"Demain j’aurai vingt ans,
Un pas ; encore un pas,
La vie : un combat jusqu’au dernier souffle,
Votre vieux para."

Longue vie, mon général, vous êtes toujours avec nous.

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