Dissolution du 5e régiment du Génie de Versailles - Archives photos : Lessapeursdugenie.com Versailles : Le 5ème Génie disparait !

Jeudi 10 juin 2010, sur l'avenue de Paris, à Versailles, Yvelines, s'est déroulée la cérémonie marquant la dissolution du 5ème régiment du génie, le régiment historique de la ville royale. Il est officiellement rayé de l'ordre de bataille depuis le 30 juin 2010.

Créé en 1889, lors de la reconstruction de l'armée française par la IIIème République, le 5ème Génie était installée dans le quartier des Matelots, au sud-est du Chateau.

"Le 5ème Génie disparait mais ses savoir-faire demeurent au sein de l'armée de terre" assure son dernier chef de corps, le colonel Ludovic Perche. Régiment de travaux, il était unique en son genre. Il était implanté sur trois sites : Versailles, mais aussi les camps de Champagne (Mourmelon) et Canjuers. Ses deux compagnies de Mourmelon et Canjuers sont maintenues en étant rattachées au 19 ème régiment du Génie de Besançon.

La 10 ème compagnie de travaux et de voies ferrées, implantée au Quartier des Matelots, verra ses moyens presque entièrement transférés à Mourmelon et à Canjuers. Cette compagnie avait une spécialité unique au sein de l'armée de terre, celle des voies ferrées, qu'elle exploite et entretient dans les enceintes militaires. Ce savoir-faire sera également maintenu.

Régiment historique des voies ferrées, le "5" a joué un grand rôle dans l'histoire. Le maréchal Joffre y a servi et le régiment a compté jusqu'à 21.000 sapeurs dans ses rangs, durant la Première guerre mondiale. Le "5" possède un patrimoine ferroviaire très important, sous la forme d'une cinquantaine de voitures, qui resteront à Versailles, au soin d'une association aidée par le musée du Génie d'Angers. La pièce la plus prestigieuse est le "Diplodocus", l'engin poseur de travures de voies ferrées, qui n'avait plus de vocation opérationnelle.

Dans sa spécialité de travaux publics (infrastructures, protection des bases), le 5ème Génie est beaucoup intervenus en Opex, notamment au Kosovo et en Cote d'Ivoire.

Parmi les missions peu connues du "5", une section était chargée de fournir l'électricité lors des déplacements du président de la République et pouvait également intervenir à l'Elysée. Cette section d'électriciens sera transférée au 3ème base de soutien au commandement, à Satory.

Environ un quart des 850 officiers, sous-officiers et sapeurs voient leurs postes supprimés avec la dissolution du "5". Le chef de corps constate que "cela s'est très bien passé avec les EVAT qui partent pour Canjuers ou Mourmelon. Soixante-six réservistes ont même accepté leur transfert à Mourmelon".

Source: Jean Dominique Merchet - Libération.fr

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