Le scénario d'aujourd'hui consistait en une prise d'otages à bord d'un Airbus et d'un Boeing. Le commandement était assuré, en langue anglaise, par un état-major placé auprès du général Denis Favier. Des équipes de négociateurs ont d'abord été sollicitées. Le "top" de l'assaut a été donné par un tir opérationnel, coordonné et simultané, de huit tireurs d'élite, cachés à 150 mètres des avions. Huit tireurs de huit nationalités différentes... L'assaut proprement dit a été conduit par des groupes mélangeant des nationalités différentes. Ainsi trois types de véhicules blindés se sont approchés des avions : les Swatec du GIGN, un engin chenillé hollandais et un Hummer espagnol.

"En cas de prise d'otages à l'étranger impliquant la France, la mise en oeuvre du plan Piratair est possible, explique un participant français. La France est ainsi en mesure de proposer les capacités de gestion du GIGN  - ce qu'un texte européen de 2008 facilite".

Sans compter le scénario de prises d'otages massives ou multiples, qui pourraient impliquer plusieurs centaines d'hommes des groupes d'intervention. Mieux vaut donc se connaître à l'avance... et surtout se faire confiance mutuellement. Rien de tel qu'une démonstration comme celle d'aujourd'hui.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret-Défense

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