Hommage aux "Malgré Nous" enrôlés de force dans la Wehrmacht

Depuis son élection, chaque année Nicolas Sarkozy commémore le 8 mai 1945 dans "des lieux particulièrement emblématiques de l'histoire de la libération du territoire national". Cette année, c'est donc depuis Colmar, l'une des dernières villes françaises libérées, que le Président a célébré les 65 ans de la Victoire alliée.

"On les força à agir contre leur patrie"

"Je suis venu aujourd'hui en Alsace réparer une injustice. À partir de 1942, les Alsaciens et Mosellans furent enrôlés de force dans l'armée allemande. On leur mit un uniforme qui n'était pas celui du pays vers lequel allaient leur cœur et leur fidélité. On les força à agir contre leur patrie, leur serment, leur conscience", a rappelé le Président, dans un discours d'une quinzaine de minutes. "Ils furent 130 000. 30 000 sont morts au combat, 10 000 furent portés disparus. Les malgré nous ne furent pas des traîtres", a-t-il ajouté.

Déposant une gerbe de fleurs au pied du monument à la gloire de la 1ere Armée et à la mémoire du général de Lattre de Tassigny, le libérateur de la ville, Nicolas Sarkozy était entouré du Premier ministre François Fillon et de quatre membres du gouvernement, Hervé Morin (ministre de la Défense), Jean-Marie Bockel (secrétaire d'Etat à la Justice), Hubert Falco (secrétaire d'Etat aux Anciens combattants) et Eric Besson (ministre de l'Immigration), ainsi que du président du Sénat Gérard Larcher.

À noter qu'à l'autre bout de la France, à Toulouse, au cours d'une cérémonie inédite une quinzaine d'élèves sourds-muets ont interprété la Marseillaise en langue des signes. Vêtus de T-shirts blancs, la main droite gantée de blanc sur le cœur, les élèves de CE2, CM1 et CM2 de l'école Jean Jaurès de Ramonville, commune de l'agglomération toulousaine, étaient émus et heureux d'être associés à la cérémonie officielle, devant le Monument aux morts.

Source : Le Dauphiné Libéré – La rédaction du DL 09/05/2010

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