On ignore toujours l'origine de cet accident, qui a fait 228 morts. Une expédition avec deux navires spécialisés équipés de plusieurs sous-marins, financée par Air France et EADS, maison mère d'Airbus, était en cours et venait d'être prolongée mardi sur une nouvelle zone, beaucoup plus vaste.

La découverte, qui permet de retenir une zone située à 60 km à l'est de celle retenue initialement, a été faite après une nouvelle analyse informatique d'enregistrements recueillis le 1er juillet 2009 par le sonar du sous-marin nucléaire Emeraude, a précisé le général Baptiste.

Cette étude réalisée avec un nouveau logiciel, avec l'aide du groupe de défense Thales, a permis d'isoler le son émis par les balises couplées aux boîtes noires de l'appareil, son qui a cessé aujourd'hui. Les "boîtes noires" enregistrent les conversations du cockpit et les données techniques du vol.(...)

Devraient être envoyés sur cette nouvelle zone les bâtiments qui recherchent actuellement l'épave, un navire américain, le "Anne Candies", et un Norvégien, le "Seabed Worker", dirigés notamment par un "chasseur d'épaves", Paul-Henri Nargeolet, ancien officier de marine français.

Ils ont déjà exploré, sans succès, avec trois drones sous-marins, deux robots et un sonar remorqué une zone de 2.000 km2 très accidentée, située à une profondeur de 1.800 à 3.800 mètres, où l'Airbus A330 aurait sombré.

Le BEA venait d'annoncer la prolongation de l'exploration en périphérie de ce secteur. Les deux premières campagnes de recherche avaient duré du 10 juin au 10 juillet, puis entre le 27 juillet et le 17 août 2010. Le tout a coûté 22 millions d'euros.

Seuls des débris, dont l'empennage de l'avion, ont été repêchés, ainsi qu'une cinquantaine de corps. Les débris ont été stockés dans un centre de recherche à Toulouse.

L'hypothèse d'une défaillance des sondes Pitot de mesure de vitesse a été émise en raison d'incidents précédents. Le BEA l'a envisagée et a émis des recommandations.
Ces sondes fabriquées par Thales, qui pouvaient geler à haute altitude, ont été changées pour d'autres produits sur toute la flotte Air France après l'accident, à la demande des syndicats de pilotes.

Source : Reuters

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