Piraterie maritime : Chasse aux pirates avec le BCR Somme au large de la Somalie
Par PC le mercredi 5 mai 2010, 06:22 - Actualité - Lien permanent
Marine nationale : La chasse aux pirates
somaliens
Après les arrestations de pirates somaliens effectués par la frégate de surveillance Nivôse au mois de mars 2010, c’est au tour du Bâtiment de Commandement et Ravitaillement (BCR) Somme de s’illustrer à nouveau au large de la Corne de l’Afrique.
Ainsi, ce navire de la Marine nationale, déployé dans le cadre de la mission de l’Union européenne Atalante, a été une nouvelle fois visé par des pirates, dans la nuit du 19 au 20 avril 2010, à 400 milles nautiques des côtes somaliennes. Ce n’est pas une première : le BCR Somme avait en effet déjà été la cible d’une attaque en octobre 2009.
Compte tenu du fait que sa silhouette ressemble à un bateau commercial, le BCR Somme a été pris en chasse par deux skiffs pirates, qui n’ont pas hésité à ouvrir le feu. Du coup, le navire de la Marine nationale a effectué des tirs de semonce, ce qui a fait réaliser aux pirates qu’ils auraient sans doute mieux fait de choisir une autre proie…
Un des deux skiffs a alors été pris en chasse à son tour, les deux embarcations ayant pris une trajectoire différente. Lors de la poursuite, l’équipage du BCR Somme a détecté puis intercepté le bateau-mère pirate, avec à son bord deux hommes ainsi que de l’essence et des armes.
Après avoir détruit le « sister ship » pirate, la Somme a repris la chasse du skiff, lequel sera intercepté au bout de quelques heures de course. Au final, ce sont 6 bandits qui ont été interpellés. Ils sont pour le moment détenus à bord du navire français.
Si les différentes forces navales présentes au large de la Somalie ont permis d’éviter que des navires commerciaux soient piratés – à l’image, récemment, d’un pétrolier danois qui a échappé à l’abordage grâce à l’intervention conjointe d’un avion de surveillance français et d’un bâtiment turc, le TCG Gelibolu appartenant à la Combined Task Force (CTF) 151 – les pirates ont cependant quelques succès à leur actif.
Ainsi, le pétrolier sud-coréen Sambo Dream, avec son équipage de 24 marins, a été capturé au début du mois d'avril 2010.Et le 18 avril, ce sont trois bateaux de pêche thaïlandais qui ont été pris à environ 1.200 milles nautiques des côtes somaliennes, ce qui reste, à ce jour, l’attaque « la plus à l’est de la Somalie enregistrée par la force navale de l’UE », selon le capitaine de vaisseau John Harbour, porte-parole d’Atalante.
La lutte contre la piraterie n’est pas une tâche aisée. Et elle n’est pas rendue plus facile par le comportement de certains marins civils, à l’image de ceux qui comptent traverser cette zone sensible qu’est le golfe d’Aden à bord d’un ketch de 10 mètres immatriculé à Bordeaux.
Même s'il est dit que la « chance sourit aux audacieux », cette embarcation constituera une cible de choix pour les maraudeurs des mers et l’on peut imaginer, en cas de capture, que la Marine nationale sera une nouvelle fois en première ligne pour monter une opération risquée de libération d’otages.
Source: Zone Militaire
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Commentaires
Qu'y s'y frotte s'y pique !! Ce sont les saccos qui ont dû être contents !! Tir à balles réelles sur un vrai objectif
Confusion certainement …..Quelle audace……à la place du Commandant de « la somme », comme cela dure depuis longtemps….. Sans aucune somation je les aurais envoyé par le fond.
voir cette vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=WkoT...
Quelle était la sanction immédiate il y a deux siecles lorsque la Royale capturait des pirates?
4
Pacha de bon poil : petite cale humide
Pacha de mauvais poil : la grande cale humide
Pacha tres mal vissé : pendu à la grande hune
Pacha bien bu : jeté à l'eau avec un espar
t'en veut d'autres ?
La Cérémonie de Tradition de l’Ecole des Fusiliers Marins et Commandos de Lorient
Vendredi 17 Décembre 2010, à l’Aiguillon sur Mer.
La spécialité de fusilier est une des plus anciennes de la marine de guerre.
Le 5 juin 1856, un décret impérial créait la spécialité de marin fusilier dont la formation fut assurée au sein d'un bataillon organisé à Lorient. Depuis cette date, tant dans les campagnes coloniales de la fin du XIX siècle, en Chine, en Cochinchine, au Tonkin, à Madagascar, qu'en métropole lors des guerres mondiales, les fusiliers marins ont prouvé, aux côtés de leurs camarades de toutes les spécialités, leur vaillance et leur héroïsme.
Pendant la guerre de 1870-1871, après les désastres subis par les armées du Second Empire, des brigades de marins fusiliers et canonniers se sont couvertes de gloire, principalement à Bapaume et au Bourget.
La guerre de 1914-1918 allait exalter aux yeux de tous, la renommée des fusiliers marins. Leurs faits d'armes à Dixmude, sur l'Yser, à Longewaede, Hailles et Laffaux, sont encore dans toutes les mémoires. Leur drapeau fut décoré de la Légion d'Honneur, et ils se virent attribuer le droit au port de la fourragère rouge.
Cette fourragère est portée depuis à l'école des fusiliers marins, en hommage à l'héroïsme des anciens de la grande guerre.
En 1914 les inscrits marines furent la plus part incorporés dans la brigade des fusiliers marins de l’Amiral Ronarc’h dont des Aiguillonnais. Cette brigade a perdu dans les durs combats de nombreux marins dont des aiguillonnais.
Les deux promotions qui se seront baptisées le 17 décembre porteront le nom de Fernand FUMOLEAU tué face à l’ennemi le 30 janvier 1915 à Nieuport(Belgique) et Camille ROSSIGNOL disparu à Dixmude le 10 novembre 1914