Jeune homme lynché à Grenoble : deux interpellations confirmées par la Police

Un jeune homme de 23 ans se trouvait dans un état grave dimanche 11 avril 2010 après avoir été lynché dans le centre-ville de Grenoble vendredi 9 avril 2010 au soir par un groupe d'une quinzaine de "jeunes", dont certains ont été interpellés, a annoncé le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

La victime, qui revenait d'une soirée avec trois amis, a été très violemment frappée à coups de pied au visage, avant de recevoir deux coups de couteau au bras et dans le dos. L'un de ses poumons a été perforé et les médecins "sont réservés quant à de possibles séquelles neurologiques", a rapporté la police.

Brice Hortefeux, qui se rend à Grenoble lundi, a affirmé sur iTélé que "onze personnes avaient été identifiées" grâce à des caméras de surveillance et que "certaines" d'entre elles avaient été interpellées, sans plus de précisions. Selon une source policière, deux personnes ont été interpellées lundi matin dans deux quartiers différents de Grenoble.

Sorti du coma, le jeune homme est dans un état stable.

Agés d'une vingtaine d'années, les agresseurs, qui venaient d'être expulsés du tramway dans lequel la victime et ses amis avaient pris place, ont alors attaqué verbalement puis physiquement ces derniers, arrivés à leur destination, et qui tentaient de les ignorer, a-t-on raconté de source policière. L'un des agresseurs a demandé une cigarette à la compagne de la victime qui venait de fumer la dernière de son paquet. Le groupe d'amis, qui a du coup poursuivi son chemin, a alors subi un assaut d'insultes avant que le compagnon de la jeune fille, un géographe de profession, ne soit frappé "très violemment", selon la police. Sorti du coma, il "serait dans un état stable", a précisé le parquet.

"Vers 23 heures, un jeune homme paniqué est entré dans le restaurant pour me demander d'appeler les pompiers. Je suis sorti et j'ai vu un jeune homme allongé à terre. Il perdait beaucoup, beaucoup de sang mais il était conscient", raconte Gérald Bassy, gérant d'un restaurant voisin. "Une femme qui passait par là a alors fait un garrot au bras de la victime, mais c'est seulement quand les pompiers sont arrivés qu'on s'est aperçu qu'il avait reçu un coup de couteau dans le dos", a-t-il ajouté. "Je n'ai rien vu de l'agression. Des bagarres on en voit souvent, mais pas de cette gravité", soupire le restaurateur, encore sous le choc.

Montés dans le tramway à une station située dans les quartiers sensibles de Grenoble, les agresseurs, au nombre de quinze environ, ont pris la fuite après cette série de coups. Une enquête de flagrance conduite par la Sûreté départementale de l'Isère a été ouverte.

Source : AFP et Le Point.fr

NDLR : Les auteurs de cette agression, commise au centre de Grenoble, une grande ville de France, sont des individus de la pire espèce : lâches, violents, sans foi ni loi, agissant en bande organisée, cherchant constamment querelle, et prêts à tuer désormais, comme cette affaire le démontre une fois de plus.

De tels actes criminels méritent un châtiment exemplaire. Nous attendons avec la plus grande attention de connaître l'identité de ces tueurs, et surtout, leur comparution devant le tribunal, la sanction qui leur sera infligée, et au-delà, la façon dont la condamnation leur sera appliquée. Les Français sont effarés, écoeurés, de voir à quel point nos villes sont en train de devenir le territoire de chasse des bandes de tueurs organisées.

Espérons qu'au moins dans cette affaire, la justice assumera son rôle avec la plus grande rigueur.

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