L'armée de l'Air apte à protéger les sites sensibles
Par PC le mercredi 14 avril 2010, 06:09 - Actualité - Lien permanent
Dans l’armée de l’Air, un escadron ne met
pas forcément en oeuvre des avions militaires. Tel est en
effet le cas de l’escadron de défense sol-air (EDSA) 13.950
Somme de la base aérienne 103 de Cambrai.
Défense sol-air par système radar missile CROTALE
Cette unité, équipée du système CROTALE et de canons bi-tubes de 20 mm, est spécialisée dans la défense des sites sensibles, comme peuvent l’être les centrales nucléaires ou encore les rassemblement de personnalités.
Seulement, l’EDSA 13.950 Somme est appelé à disparaître le 8 juillet 2010. Aussi, l’exercice qu’il a mené pendant deux jours entre Noyelles-sur-Selle et Lieu-Saint-Amand, sera le dernier d’une existence commencée en 1987.
Après une mission accomplie du 8 au 14 mars 2010 au Centre d’essais de lancement de missiles de Biscarosse (Landes), les aviateurs de l’EDSA 13.950 Somme se sont en effet appliqués à défendre une usine automobile située à Sevelnord, attaquée fictivement par un DR400 de l’unité de réservistes de l’armée de l’Air de Creil, un Mirage 2000 de la base aérienne de Cambrai et deux Rafale venus de Saint-Dizier.
Un des enjeux de cet exercice était de surprendre les appareils menaçant aussi bien avec le radar du sytème CROTALE qu’avec des patrouilles menées au sol afin repérer éventuellement des avions qui auraient déjoué les systèmes de détection en volant trop bas.
Depuis sa création, l’EDSA 13.950 Somme a été sollicité à maintes reprises, que ce soit au Tchad, jusqu’en 1992, en Bosnie-Herzégovine dans les années 1990 ou encore lors des périodes où la menace terroriste est forte, notamment comme cela a été le cas en 2001. Cette année-là, l’unité avait pris position dans les environs de l’usine de retraitement des déchets radioactifs de La Hague. Enfin, l’escadron a été aussi mobilisé pour assurer la protection de manifestations internationales.
Source : Zone militaire
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Commentaires
La défense anti aérienne était confiée dans les années 70 à l'artillerie anti aérienne qui possédait au départ des half track M16 (quadritubes de 12.7), puis elles ont été équipées de missiles HAWK de Raythéon fabriqués sous licence par les chaines Nord (RFA AEG TELEFUNKEN), Sud (SELENIA) et France (THOMSON CSF). Ces armes et leurs utilisateurs étaient placées sous commandement OTAN;Il s'agit d'un missile auto guidé par radar intégré.
Le savoir faire acquis a amené THOMSON CSF à développer un missile plus petit dont le radar d'acquisition de cibles et le radar de tir étaient placés sur des véhicules à roues. Hotchkiss brandt fabriqua les véhicules, et Thomson l'électronique et le missile. Le propulseur fut fabriqué à la Ferté St Aubin à l'Atelier de chargement. Au départ le radar d'acquisition pouvaient prendre en compte une vingtaine de cibles, les classaient par ordre de dangerosité et ordonnait les tirs en fonction de la proximité. C'est une arme de courte et moyenne portée d'interception. (et non de poursuite).
La séquence de tir se poursuivait de manière automatique aprés le verrouillage de la cible, des boulons explosifs éjectaient le cône de protection et le missile partait. Les véhicules étaient propulsés par des moteurs électriques. Un groupe électrogène de forte puissance assurait l'alimentation électrique de la propulsion et de l'électronique embarquée.
Il y a eu un dérivé pour le Crotale marine (navalisé). L'armée de l'air a été largement dotée pour la défense des sites sensibles.
Quand au bitube de 20mm pointé par radar, il est le dérivé du bitude (et même quadritube) de 30mm ZSU russe. Cette arme de courte portée est d'une précision stupéfiante. Au Vietnam les avions volant bas de la Resco en ont fait l'amère expérience.
Il est évident qu’en France nous devrions protéger les sites les plus sensibles, qu’ils soient nucléaires, industriels et autres comme les barrages qui causeraient des pertes humaines et faisant par la même une catastrophes écologiques….. nous somme à l’abri de rien, ni celle d’un fou….
Pour moi comme pour vous la question est, combien avons-nous chez nous de site donc les infrastructures sont classées sensibles et où se trouvent-elles…. ? Peut être en faisant un voyage au plus profond de la terre de France, nous ferions des découverts intéressantes….
Si pour nous le voyage est impossible, pour les "autres" peut-être pas……. ! Les amis, ne paniquons pas …..Notre armée de l’Air veille au grain et surveille tout dans les moindres détails, des avions de chasse sont prêts à prendre l’envol en moins de deux minutes des bases militaires qui seraient aux nombres de cinq ? voir plus ?
Je ne doute pas aussi de l’efficacité des bases de lancement de missiles que nous avons dans le pays et je cite en exemple celle du Plateau d’ Albion dans le Vaucluse….. Véritable bunker dissimulé sous plusieurs centaines de mètres de roche, les PCT ont été conçus non seulement pour résister à toute attaque nucléaire, mais aussi pour éviter toute intrusion grâce à de longues galeries à angles droits de près de 2 km de long.
De plus, les services de renseignements, Gendarmerie, Police veillent sur nous...... Messieurs, merci.
Ange, une précision:. Le plateau d'albion n'existe plus en tant que base de lanceurs atomiques. La base est toujours gérée par l'armée et sert à autre chose. Seuls les sous marins et les mirage 2000 portent les vecteurs. Dans l'armement atomique il y a plusieurs types de bombes : celles qui détonent à moyenne altitude et qui "soufflent" tout dans un rayon de 100 kms, celles qui percute le sol et explosent à 5/10m de profondeur (celles là annihilent les silos) et celles qui explosent en haute altitude pour provoquer un effet EMP (du grille pain au radar tout crame, sauf l'électronique à base de tubes radio). Ce pourquoi les sites de lancement terrestres sont devenus obsolètes.
Les sites sensibles : centrales nucléaires, centrales de retraitement, usines chimiques, raffineries de pétrole, bases militaires, batiments d'état (présidence de la république, sénat, assemblée nationale etc.;) tout cela est interdit de survol et donc en principe peut etre abattu si le pilote n'obtempère pas aux ordres donnés par l'escorte de chasseurs. Selon les règles de navigation aérienne un pilote qui ne répond pas aux injonctions est présumé mort aux commandes et donc il va être abattu au dessus d'une zone déserte si possible car il constitue un danger pour la navigation aérienne et les civils qui vont le recevoir sur la tête.
Le plateau d'albion n'existe plus ! autant pour moi.....il y en a d'autres.
je crois que le plateau D'ALBION est maintenant le site du 2° RGT étranger du Génie