L’existence d’un taux de surdétention étrangère est constante depuis trente ans même si ce taux apparaît en légère décroissance. (....)

Selon des extraits d’une étude des Renseignements généraux publiée le 13 janvier 2006 par Le Figaro, parmi les 188 établissements pénitentiaires français 68 seraient touchés par l’islamisme et 175 individus s’adonneraient au prosélytisme islamique.

L’islam dans les prisons

Dans L’Islam dans les prisons, le sociologue Farhad Khosrokhavar analyse ainsi la situation : «L’ampleur du phénomène a été la grande surprise de mon enquête : les musulmans forment la grande majorité de la population carcérale française. 50 % à 80 % des détenus dans les établissements proches des grands centres urbains et des quartiers sensibles sont musulmans (…). Rappelons que les musulmans représentent 7 % à 8 % de la population française. En fait, les musulmans en prison désignent surtout les habitants masculins des banlieues (les femmes sont très peu nombreuses), parmi lesquels les jeunes, entre 18 et 35 ans, forment la grande majorité.

« N’oublions pas que l’islam est une religion de salut mais est devenu aujourd’hui une religion des victimes. L’islam depuis quelques décennies joue un rôle de substitut aux idéologies progressistes. Par son projet de fraternité communautaire, l’islam apporte à ses adeptes le sentiment d’appartenir à un groupe chaud, voire effervescent, alors que nos sociétés occidentales sont vécues comme froides.(…)

« L’islam est ressenti comme la religion des réprimés, des exclus et des dominés. Les nouveaux fidèles cherchent dans l’islam tout ce qui va les démarquer du christianisme, du passé colonial et de la domination de “l’homme blanc”.

« L’islam leur apporte un sentiment de fraternité, un code éthique, un supplément d’âme que la société n’a pas su leur inculquer. C’est un vrai échec français : les jeunes d’origine immigrée ont intériorisé le stéréotype qu’ils seraient non assimilables, incapables de s’adapter à la citoyenneté.

« La prison est le révélateur d’un problème majeur qui concerne toutes les institutions en France et en Europe : celui de l’adaptation de l’islam à nos sociétés occidentales. »

Source : Novopress France

NDLR: Encore un sujet "sensible", terme utilisé pour certaines de nos banlieues. Est-il normal de fournir ce type de statistique au nom de la liberté d'expression et de l'exigence de vérité ? Faut-il au contraire faire comme si on ne voyait rien et cacher de tels chiffres, afin de ne pas creuser encore plus le fossé ?  Ce sujet mérite d'être commenté avec réflexion, et mesure.

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