Gendarmerie : Devoir de réserve et liberté d'expression sont-ils incompatibles ?
Par PC le dimanche 28 mars 2010, 22:09 - Actualité - Lien permanent
Le chef d'escadron Jean-Hugues Matelly a été radié des cadres de la gendarmerie nationale par "mesure disciplinaire" par un décret du président de la République, nous apprend l'AFP. Cette mesure, qui fait l'objet d'un décret du 12 mars 2010, a été "signifiée ce jeudi" à l'intéressé, a précisé son avocat Me David Dassa-Le Deist. La Direction générale de la gendarmerie a été prévenue de cette décision le 22 mars 2010.
Exclu pour avoir critiqué le rapprochement police-gendarmerie
L'officier n'est plus gendarme depuis le 25 mars 2010 à minuit. La décision est exécutoire, mais il reste des voies de recours auprès du Conseil d'Etat ; d'abord en référé puis sur le fond.
Interrogé par les soins de Libération.fr, le commandant Matelly se déclare "surpris et atterré. Surpris par ce qu'après plusieurs mois d'attente, j'espérais que la sagesse l'emporterait. Atterré par la gravité de la sanction par rapport aux faits qui me sont reprochés".
Courant octobre 2009, un conseil d'enquête de la gendarmerie avait proposé la "radiation des cadres" de cet officier supérieur visé par une procédure disciplinaire pour "manquement grave" à son obligation de réserve. La décision de suivre la proposition de sanction appartenait en dernier ressort au président de la République, Nicolas Sarkozy.
Connu pour ses positions contestataires au sein de la Gendarmerie, très proche du forum Gendarmes et citoyens, Jean-Hugues Matelly est sanctionné pour s'être prononcé publiquement contre le rapprochement police-gendarmerie et le rattachement de son arme au ministère de l'Intérieur. L'officier expliquait s'être exprimé comme chercheur associé au CNRS, ce qu'il est également, au sein du Cesdip, un groupe animé par le sociologue Laurent Mucchielli, très hostile à la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy.
Jean-Hugues Matelly avait pourtant reçu également le soutien d'Alain Bauer, un proche et conseiller du chef de l'Etat, mais cela ne semble pas avoir suffi.
Cette sanction est rarissime. Même si Matelly était assez isolé au sein de
la gendarmerie, elle risque d'attiser les tensions dans un corps qui vit très
mal son rapprochement forcé avec la police.
Cet officier est sanctionné pour s'être exprimé. Dans un contexte bien plus
grave, le général de Bollardière n'avait pas été rayé des cadres, à la suite de
ses propos dénonçant la torture en Algérie, qui lui avait
pourtant valu deux mois de forteresse. Quant aux officiers de gendarmerie,
condamnés au pénal dans l'affaire des paillotes corses, ils
n'ont pas fait l'objet de sanctions disciplinaires.
Source : jean Dominique Merchet - Libération.fr
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Commentaires
Un gendarme fait respecter la loi mais il n'en est pas pour autant autorisé à la transgresser.
Cet officier de gendarmerie qui exerce deux "boulots" est payé par le contribuable. Ses recherches pour importantes qu'elles soient, n'en sont pas moins trés teintées politiquement parlant, d'où la réaction du chef de l'Etat. Un gendarme quel que soit son grade peut voter ligue communiste révolutionnaire ou socialiste ou front national ou UDF mais dans son service il se doit d'être impartial.
Que ses recherches au CNRS (qui est un organisme de recherches où l'indispensable se dispute avec l'inutile) - tout celà à nos frais - soient d'un intérêt capital pour la République, n'excuse en rien les déclarations de ce monsieur. Il doit choisir : où il est gendarme, où il est chercheur. Jouer sur deux casquettes est une preuve de malhonnêteté intellectuelle.
Lorsqu'on oblige le citoyen lambda à respecter la foultitude de lois qui pourrissent notre vie, on se doit d'être soi même propre au sens propre du terme.
Quand à ce gradé, nul souci pour lui il continuera d'émarger au CNRS, plus sa retraite. Il n'est pas prêt d'aller quêter aux restos du coeur.
Le Président a pris une bonne décision qui fera réfléchir les grands penseurs qui veulent garder leurs privilèges.
Cette sanction est extremement sevère et sans précédent.Il eut par le passé des officiers ou des fonctionnaire de police sanctionnés par un éloignement,un blame ou meme de la prison comme le Général de la Bollardière qui dénonça,en son temps,la pratique de la torture pendant la guerre d'Algérie.Des Gardiens de la Paix,condamnés avec sursis par les tribunaux n'ont pas été radiés.Le Général Massu qui critiqua la décision du Général de Gaulle d'accorder aux Algériens le droit à l'autodétermination le 16 septembre 1959 a été muté en France.Cet officier de gendarmerie,soumis certes au devoir de réserve,n'a parlé que de la gendarmerie et de rien d'autre.Cette faute aurait pu donner lieu à un blame ou une "mise au placard"et non à une radiation.En règle générale un justiciable condamné pour la première fois obtient automatiquement le sursis.Des magistrats ont critiqué le redeploiement judiciaire avec la fermeture de certains tribunaux.Il en est de meme pour l'hopital.
A force de vouloir punir certains et pas d'autres , cela aura tôt ou tard des retombées.
Déjà blâmé, cette personne confirme son opinion pour que la gendarmerie reste indépendante et non sous tutelle. Divisée pour mieux régner, vieil adage que de nos jours il n'y à plus lieu d'être.
Chaque fois qu'un gendarme sort du rang c'est la levée de sanctions. Arrêtons la politique de l'autruche, et au lendemain des régionales , c'est un procès plus politique et publicitaire.
De toute façon quel que soit le pouvoir rien , je dis bien rien n'empêchera les gens de s'exprimer, sur les manières, et les agissements de nos politiques. On condamne un officier qui dit une vérité, pendant que la majorité du troupeau pense la même chose, mais ne dit rien. L'avenir nous le confirmera, mais déjà l'année dernière la police ou ministère de l'intérieur avait frappé.
Rien à voir avec cette histoire , mais nous avons vite caché la vérité sur l'embuscade en afghanistan ou plusieurs de nos hommes sont morts. Sur les responsabilités, et la réalité des faits. ALORS QUELQUE SOIT L'IMPORTANCE DES FAITS , ET DEVANT L'INERTIE DE CERTAINS IL NE PEUT Y AVOIR DEVOIR DE RÉSERVE. LA VÉRITÉ DOIT EXPLOSER. NOUS NE SOMME PAS DES MOUTONS MAIS DES HOMMES .
Concernant le premier et le second commentaire je ne me prononcerais pas……concernant le commentaire N°3 " A force de vouloir punir certains et pas d’autres, cela aura tôt ou tard des retombées……." je rejoins Ras le bol a 100%.
Attendons la suite des événements et le déroulement de cette affaire…..je m’adresse aux courageux de la Gendarmerie …..Faites en autant……
Complètement d'accord avec "RAS LE BOL" et "ange". Je me souviens du discours prononcé par le Gal Georgelin à Fréjus à l'occasion des cérémonies de Bazeilles, au cours duquel il avait d'une manière très personnelle et que je trouve scandaleuse, expliqué , justifié et refermé le dossier de cette embuscade meurtrière. Il y a ceux qui marchent et meurent sur la piste, et ceux qui font un tour de piste et qui n'en meurent pas.
COMMENT DOIT-ON INTERPRÉTER CETTE DÉCLARATION ????????
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses idées, et celui de recherche, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations par quelque moyen que ce soit.
(Déclaration internationale des droits de l'homme par l' ONU, le 10 Décembre 1948).
On juge plus vite un homme de valeur , qu'un merdeux vendant de la drogue, ou encore une racaille de banlieue.
C'est peut être cela la nouvelle FRANCE !!!!!!
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Un dealer qui vend de la drogue n'a pas pignon sur rue et ne représente que sa misérable carcasse. Il faut comparer ce qui est comparable !!
Un officier supérieur de gendarmerie n'est pas un clampin lambda. Il se doit de la fermer sa et de suivre le cours des choses. Ou quitter l'uniforme qui fait de lui un SERVITEUR DE L ETAT !!
Chevènement l'a fort bien dit : ou on ferme sa gueule où on s'en va !!
, Ce type est un malhonnête, il discrédite la gendarmerie en politisant une affaire qui n'a rien à voir avec la politique mais avec la légalité. Le défendre c'est porter le discrédit sur tout le corps et je crois qu'au lieu de brailler comme les médias, vous devriez chercher pourquoi il a été viré et là vous changerez d'avis. C'est une brebis galeuse c'est tout, il n'en est pas à son coup d'essai.
Voyons les faits. Le processus de rapprochement " Police-Gendarmerie " est initié en 2002 par le Ministère de l'Intérieur. Après examen et modifications par le Parlement, un projet de loi est présenté en Conseil des Ministres le 21 août 2008.
La publication de l'officier intitulée " La Gendarmerie enterrée dans l'indifférence nationale " intervient le 20 décembre 2008.
La loi sur le rapprochement " Police-Gendarmerie " est promulguée le 3 août 2009. La publication est une atteinte au devoir de réserve et, postérieure au Conseil des Ministres, une atteinte au Gouvernement de la France et au Chef de l'Etat, chef des Armées. Chacun se fera une idée sur la hauteur de la sanction.
cet Officier n'a dit ce que pense la plus part des Gendarmes . La Police a commencé à nous manger et ce n'est pas fini . J'aurai penser plus de solidarité de l'ensemble du personnel .
La police ne mange personne elle est légaliste et la gendarmerie est hors la loi (était hors la loi) point
Au lieu de vous tirer dans les pattes essayez de travailler ensemble ce ne sera que bénéfique pour tout le monde.
LE FAIT DU PRINCE !
Cette mesure, sans précédent dans nôtre armée ,depuis plus d'un siècle ,pour sanctionner l'exprèssion prise au nom du devoir de résèrve ,lequel n'est défini par aucun texte de loi , a donc été invoqué ,à l'égard de l'officier ,de manière discrètionnaire ,par les autorités , qui confondent ,loyalalisme ,et allègence !
A méditer !!!!!
Un petit retour en arrière :
Déja, en 1972 , le Général Beauffre ,écrivait :" L'officier- je veux dire l'officier de qualité, se doit d'obéir strictement aux ordres qu'il reçoit ( donc à la doctrine du jour ) , mais il se doit non moins impérativement ,de réfléchir et de discuter cette doctrine , réfléction et discution ,qui ne doivent pas être entravées par aucun soucis de discipline ,de prudence ( le pire ! ), ou même de révérence - La discipline doit être stricte ,la pensée militaire doit être LIBRE :"
Depuis , il n'a toujours pas été entendu !!!!!
je regrette le commentaire de marcel qui tient de la brève de comptoir, de l'assertion pétomane ou du rot phraséologique. Les propos de cet officier n'étaient ni insultants et n'appelaient pas à la désobéissance. Il était chercheur au CNRS en sus de son affectation, quant à sa retraite, il ne la touchera pas pour deux raisons: radiation des cadres = reversion sécu, et en sus il n'a pas l'ancienneté. Que Marcel se rassure si cela continue il n'y aura plus de militaires donc plus de retraites!
Je citerai apparemment Voltaire: "Je ne partage pas vos idées mais me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer".
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A quoi sert de citer Voltaire "Je citerai apparemment Voltaire: "Je ne partage pas vos idées mais me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer".
Si c'est pour insulter l'opinion d'un citoyen " commentaire de marcel qui tient de la brève de comptoir, de l'assertion pétomane ou du rot phraséologique."
Quant on veut se battre jusqu'au bout pour que les autres puissent s'exprimer, on se doit d'etre en accord avec ses choix philosophiques. Enfin on ne peut demander à un expert de l'éructation physique un peu ....de bon sens !!
Les conventionnels de 1789 avaient donné au monde ce message universel :"Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit".Ils ont aussi proclamé :" Pas de liberté pour les ennemis de la liberté!".Certains qui se disent citoyens et insultent sans discernement ne méritent, pour le démocrate que je suis,que la cellule de dégrisement.
La liberté de s'exprimer est donnée à tous les citoyens qui ne portent pas un uniforme. Les gendarmes, les policiers et autres magistrats qui choisissent de le porter admettent implicitement d'être les serviteurs de l'Etat. Un serviteur ne critique pas la main qui donne à manger et lui procure des avantages qu'un simple citoyen ne possèdera jamais. Par exemple a t on jamais vu un bourreau refuser de zigouiller un condamné parceque lui même n'est pas si sûr de sa culpabilité ? As t on jamais vu un gendarme se poser des questions sur le bien fondé d'une loi qui musèle un peu plus nos libertés (à nous les citoyens). Ils trouvent normal de sévir sur leur fond de commerce - les pauvres gens qui ne savent se défendre - et évitent dans la mesure du possible d'importuner la racaille.
A lire les commentaires aigre doux de certains, je suis certain d'une chose : la mise au pas de la gendarmerie va s'accélérer !!
La pensée unique a fait son temps. Le temps et la civilisation nous dépassent...
Au putsch des généraux comment beaucoup d’entre vous j’ai suivi mes officiers supérieurs et je ne regrette rien. Avec "eux", je recommencerais.
Concernant la radiation du Chef d’Escadron Je ne prendrais aucune position sur les commentaires précités ci-dessus….. À la suite de celle-ci, je suis profondément indigné de cette mesure qui concerne une opinion propre à un homme qui a eu le courage de dire se qu’il pense …..Drôle de mentalité chez les bleus…..
Malgré les différences d’opinions politiques (qu’elles soient pour ou contre lui) Monsieur le Président de la République accepte bien leurs suffrages aux élections…….alors arrêtons de dire qu’ils n’ont que le droit de se taire.
Je m’adresse à tous les gendarmes actifs et retraités, nul n’abandonne les officiers de valeur, le chef d’escadron Jean-Hughes Matelly fait partie de ceux la, il serait inadmissible de votre part à tous, que vous laissiez tomber un homme de cette trempe…..sincèrement, j’en serais très déçu……
La démocratie c'est de pouvoir exprimer son opinion. Si je ne m'abuse ce monsieur a été prévenu plusieurs fois par sa HIERARCHIE qu'il franchissait la ligne rouge. Il a d'abord désobéi à sa hiérarchie, puis à son devoir de réserve, puis à l'intégrité de son uniforme en persistant dans sa regrettable erreur.
Si ce gradé a décidé d'ignorer le règlement - qu'il était censé connaitre - Il doit comme un être responsable encaisser les effets de son indiscipline, tout comme un gendarme vous verbalise et vous fait sauter un point pour 2kmh de plus que la vitesse autorisée.
Sauf erreur de ma part, il y a une procédure à suivre dans les armées - et un gendarme n'en est pas exonéré - lorsqu'on n'est pas content de ceci ou de cela, il est possible, du simple soldat au général d'écrire à sa hiérarchie les griefs pour lesquels on veut faire justice. Le supérieur transmet et ainsi de suite jusqu'en haut, c'est à dire le ministre qui donne suite ou non. Ceci est la voie règlementaire !! Publier ses états d'âme comme un vulgaire pékin c'est se sortir soi même du règlement militaire que justement on est chargé de faire respecter.
A ce que je vois, le concert de voix qui le défendent au sein de la corporation n'est pas si bruyant que ça; je dirais même que c'est un silence gênant pour les uns comme pour les autres.
L'imam des gendarmes se moque du devoir de réserve, et se comporte en soldat de l'islam.
Chevaliers ou la tenue des Sioux ? Même s'ils considèrent la nudité comme le premier vêtement que nous ait offert la nature ? Et puis, qui va croire que la burqa n'est qu'un vêtement ? S'il s'agit d'un simple vêtement, pourquoi celles qui le portent disent-elles obéir à Dieu en le portant ? Qu'on le veuille ou non, la burqa est religieuse, quand bien même le Coran n'en dit rien. Serait-elle d'ailleurs une prescription coranique qu'elle ne serait pas acceptable pour autant, car le voile lui-même ne l'est pas _ du moins pour une République laïque et féministe qui se respecte.
Voilà pour le biaisé !
Quant à l'idée selon laquelle l'interdiction de la burqa conduirait à la discorde culturelle en France, c'est le type même de l'argument ethnocentriste qu'il faut absolument combattre, car ce n'est pas la loi d'interdiction qui conduirait à la discorde culturelle , mais bien la burqa qui introduit sciemment cette discorde au Sur même de la France. Porter la burqa en France, c'est dire ostensiblement qu'on n'a que faire de la France, hormis la faire entrer dans l'islam. Et c'est d'ailleurs l'obsession de Mohamed-Ali Bouharb, qui doit bientôt animer une chronique sur Oumma TV, et qui, en attendant, fréquente le salon de l'UOIF, souhaite choisir des aumôniers locaux pour la gendarmerie et aspire à ce que ces derniers soient toujours plus nombreux !
Qui est donc monsieur Bouharb ? Un soldat de l'islam ! Lui-même déclare n'avoir qu'un message à délivrer : celui de sa religion, afin qu'émerge un islam à la hauteur de sa grandeur perdue. N'y a-t-il pas là un désir avoué de Reconquista ? Notre capitaine n'encourage-t-il point les militaires musulmans à multiplier les requêtes communautaristes, et, par suite, à ne pas observer les lois françaises ? Plus encore : n'a-t-il pas transgressé son devoir de réserve en dénonçant, dans la presse étrangère, l'actuel débat sur le port de la burqa ? Le commandant de gendarmerie Jean-Hugues Matelly qui avait, en 2009, critiqué le rapprochement police-gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur, n'a-t-il pas été radié des cadres par un décret du président de la République, alors même que ses remarques ne jetaient nul discrédit sur l'Institution ? Il est vrai que Jean-Hugues Matelly avait un handicap insurmontable : il n'était pas musulman !