La tension était aussi palpable entre le président algérien et son homologue français, lors de la visite privée de quelques heures que le premier a effectuée à Paris, en décembre dernier, durant le sommet de Copenhague, pour se rendre au chevet de son frère Abdel Ghani, hospitalisé à Paris.

En effet, le président de la république, Nicolas Sarkozy, présent à Copenhague, n’aurait même pas réussi à joindre son homologue au téléphone lors de son déplacement. Enfin, malgré les propos rassurants du général William E. “Kip” Ward, chef du commandement militaire américain pour l'Afrique, les Français voient d’un mauvais œil l’Algérie accorder des facilités aux forces aériennes américaines, à Tamanrasset, et permettre l’ouverture d’une antenne du FBI à Alger. 

Main tendue des Algériens vers les Américains

Car à Alger, les autorités semblent voir d'un bon oeil un rapprochement avec les Américains, considérés comme une aide précieuse dans la lutte contre le terrorisme.

Malgré une baisse en 2009 du nombre de victimes militaires du terrorisme en Algérie, la guerre contre les groupes djihadistes reste une priorité des autorités d’Alger. D’autant que les terroristes, renforcés par de nombreux éléments venus d’Afghanistan et d’Irak, ont des moyens de plus en plus sophistiqués, comme le montre le nombre d’attentats à distance (qui font désormais plus de victimes que les affrontements directs).

Pour faire face à cette menace, Alger aurait demandé à Washington la fourniture de matériel performant, notamment des drones Predator, des hélicoptères d’attaque AH-64 Apache et des missiles antichars TOW. Des équipements dont le prix s’élèverait à deux milliards de dollars. L’administration américaine n’a pas encore accédé à ces demandes, alors que les Russes sont également sur les rangs, surtout dans la perspective de la prochaine visite à Moscou du président Bouteflika.

Source : TTU On Line

NDLR : Cela donne à réfléchir. La guerre d'Algérie est terminée depuis près de cinquante ans, mais le terrorisme y fait à nouveau des ravages, et l'emprise d'Al Qaida se fait sentir de plus en plus fort. La collaboration de la France dans la lutte que mène l'armée et les forces de l'ordre algériennes reste encore difficilement concevable, compte tenu des rancoeurs tenaces qui empêchent la page de se tourner.

Imaginons un instant les paras, légionnaires et commandos français retourner dans les djebels pour aider l'armée algérienne à éradiquer le néo-terrorisme. Il y aurait là de quoi philosopher sur les retournements de l'Histoire! Mais est-ce si absurde ? Laisser la mouvance terroriste internationale s'emparer de ce pays qui est aux portes de l'Europe serait pour nous un danger extrême. Il nous reste à souhaiter à l'armée algérienne, avec les appuis militaires dont elle a besoin, d'en venir à bout...

C'est peut-être là que va se jouer, à nouveau, notre destin... 

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