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PC FNCV
 
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Elections locales : Etes vous pour ou contre le droit de vote des immigrés ? - LeFigaro.fr Ndlr - 13/01/2010 - 20:46

Fin de votation "en ligne" sur le vote des immigrés !

Le scrutin en ligne est clos. Vous avez été très nombreux à y participer. Nous vous invitons à découvrir le résultat sans équivoque.
 
Ce marronnier médiatique a été habilement relancé par Martine Aubry lors de ses vœux à la presse.
 
Martine Aubry tend un gros piège à la droite. À l'aube des élections régionales, la première secrétaire du PS a remis sur le tapis la question du droit de vote des étrangers aux élections locales. «Sortons des discours sur l'intégration, les étrangers, c'est un peu comme les discriminations, maintenant ça suffit : il faut agir», a-t-elle assuré mardi en présentant ses vœux à la presse.
Dans la foulée, Martine Aubry a annoncé que le groupe socialiste à l'Assemblée nationale allait déposer une proposition de loi en ce sens. «Le président de la République avait dit qu'il y était favorable. Eh bien, qu'il la fasse voter, et nous dirons que c'est une loi portée par l'ensemble de la République française », a conclu Martine Aubry.
 
Nicolas Sarkozy n'est pas le seul a se dire favorable, mais «à titre intellectuel» seulement, au droit de vote des étrangers pour les élections locales. Dimanche dernier, Éric Besson, le ministre de l'Identité nationale et de l'Immigration, avait, lui aussi, indiqué soutenir une telle  mesure mais pas dans l'immédiat. Mardi, après la proposition d'Aubry, Besson a jugé prématuré d'ouvrir un tel débat aujourd'hui. «Non seulement je n'y crois pas actuellement, mais ça me paraît contre-productif, même si à terme, dans une échéance de dix ans, ça me paraît être un débat légitime», a-t-il dit.

La question est posée depuis plus de trente ans par la gauche. L'idée figurait d'ailleurs parmi les 110 propositions du programme présidentiel de François Mitterrand en 1981, mais l'ancien chef de l'État ne l'a jamais appliquée. Depuis le temps, les socialistes sont donc plutôt au point sur la question. Le 19 janvier 2006, les sénateurs PS avaient déjà déposé une proposition de loi constitutionnelle «visant à accorder le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l'Union européenne résidant en France». De leur côté, les députés ne sont pas en reste puisqu'ils disposent eux aussi d'une proposition de loi sur le sujet. «Nous allons la réécrire pour la réactualiser et nous la présenterons aujourd'hui au groupe», explique un proche de Jean-Marc Ayrault, le chef des députés socialistes. En tout état de cause, elle ne sera pas déposée avant mars.
 
Mais le coup politique est là. Il s'inscrit en tout cas dans la logique de la rentrée des socialistes que Martine Aubry a voulue très offensive à l'encontre de Nicolas Sarkozy, tant sur le plan de la politique intérieure que sur celui de l'international. Tout au long de son discours, la patronne du PS a pilonné le chef de l'État, passant en revue ses réformes pour les dénoncer. «L'hyperprésidence ne rime pas avec l'hyperefficacité», a-t-elle lancé. Pour Martine Aubry, Nicolas Sarkozy a brouillé «la place et le message de la France dans le monde» pour ne gagner «qu'une fâcheuse réputation de partenaire inconséquent».
 
La première secrétaire n'en a pas pour autant oublié son parti, les difficultés qu'il a traversées et celles qu'il lui reste à affronter. Dès le soir du second tour des élections régionales, les socialistes se lanceront dans la bataille des primaires de désignation de leur candidat pour la présidentielle de 2012. «Pour nous, socialistes, 2010 doit être l'an I de la reconquête. Cela doit être l'année du projet, du socle sur lequel nous bâtirons l'alternative au sarkozysme », a-t-elle affirmé en assurant dans le même temps qu'elle poursuivrait la rénovation du PS. «J'ai l'impression, a-t-elle conclu, que les Français se rendent compte que nous frétillons à nouveau.»

Source : LeFigaro.fr

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