Une évolution se dessina aussitôt dans la population. Dès le 14 juillet, les nouveaux bataillons vietnamiens défilèrent devant Bao-Daï, chef de l’Etat vietnamien. Soixante ans plus tard, le parallèle est d’actualité.

Nous partageons donc pleinement les déclarations d’anciens chefs militaires français rappelant que nos soldats risquent tous les jours leur vie pour tenter de sécuriser le pays que fuient ces jeunes afghans. Une autre forme de courage consisterait pour ces derniers à s’engager là-bas, les armes à la main, afin de défendre leur liberté. Comme l’ont fait, il y a soixante ans les jeunes vietnamiens dans des conditions similaires. Prenons surtout garde à ne pas oublier les leçons du passé.

Soyons à l’avant-garde de ceux qui ne doutent pas de la mission de la France et de son armée en Afghanistan. Le pire serait de ne pas soutenir nos soldats qui se battent contre le noyau dur du terrorisme à quelques milliers de kilomètres de leur patrie.

Drapeau français brûlé à Toulouse
Nous demandons un geste fort de réparation…

A Toulouse, capitale historique d’une des grandes régions françaises, l’outrage au drapeau tricolore n’a pas épargné ceux qui respectent encore l’emblème national. Le pire n’a pas été l’acte intolérable d’avoir décroché, piétiné et brûlé le drapeau français qui flottait sur le Capitole, ce fut la suite des évènements (ndlr : Match de football Egypte-Algérie) qui furent qualifiés de « festifs » par ceux qui ont en charge l’ordre républicain et plus encore, le fait que seul le monde combattant a fait entendre sa voix face aux médias scandaleusement muets. Ce silence volontaire est d’autant plus grave que, dans le même temps, les autorités préfectorales ont inondé les associations d’anciens combattants d’invitations à participer à des débats inutiles sur l’identité nationale, car pour parler clair, notre choix est déjà fait : la carte d’identité nationale n’est pas une bouée de sauvetage ; elle est le vade-mecum qui nous rappelle à tout moment nos devoirs et le privilège d’être français.

Nous demandons formellement à tous nos élus, parlementaires en tête, qui auraient dû être les premiers à s’élever contre l’outrage subi par le drapeau tricolore, symbole éternel de la République française, un geste fort de réparation. Il devient indispensable que l’Assemblée nationale en prenne l’initiative.

OPEX : Les nouveaux critères d’octroi de la carte du combattant tardent à paraître

A plusieurs reprises, la promesse nous a été faite par les autorités en charge de ce problème que paraîtraient, avant la fin de l’année 2009, les textes modifiant les critères d’octroi de la carte du combattant en faveur des militaires participant à des OPEX. Cette promesse ne semble pas avoir été tenue et, à ma connaissance, aucune des grandes associations d’anciens combattants qui composent le « groupe des 12 » ne s’en émeut.

Ainsi, les déceptions de l’année 2009 qui sont à l’origine de ces coups de gueule du président de la FNCV, devront-elles s’évacuer à l’aube de cette nouvelle année.

La FNCV, associée aux deux grandes associations de réservistes que sont l’UNOR et la FNASOR, vient d’ouvrir un nouveau chantier de promotion du volontariat en présentant au ministre de la Défense une requête demandant instamment l’extension aux réservistes opérationnels des dispositions applicables aux appelés ayant servi en OPEX et de leur attribuer la CCV (Croix du Combattant Volontaire). Nous n'oublions pas non plus nos camarades engagés volontaires à contrat court.

"A tous les compagnons de la fédération et à nos sympathisants,
j’adresse, en mon nom personnel et
au nom du Conseil d’administration,
notre reconnaissance pour leur fidélité et
nos vœux les meilleurs pour l’année 2010."

Jacques Gagniard
Président de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

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