Chacune renferme 182 g d’explosif susceptible de détoner à n’importe quel moment. Chaque mine détruite est une rencontre avec l’ennemi dont la section sort victorieuse. Mercredi dernier malheureusement, l’adversaire fut le plus fort. Rigoureusement aucune faute ni aucune erreur n’a été commise, les procédures ont été respectées scrupuleusement par des soldats compétents et entraînés. Mais en matière de déminage le risque zéro n’existe pas et les démineurs français au Liban risquent leur vie tous les jours."
 
Soixante-dix sapeurs de la compagnie du génie de l'opération Daman de la FINUL participent à la dépollution du sud-Liban. Sur le chantier de déminage, où les travaux devraient reprendre très rapidement, quinze hommes sont engagés, les sapeurs se relayant toutes les 30 minutes. Une équipe médicale, avec un médecin et un VAB sanitaire, est présente en permanence.
 
Selon des chiffres de l'état-major des armées à Paris, 48 kilomètres carrés sont pollués par des mines au Liban sud, soit la moitié de la superficie de Paris, avec plus de 400.000 engins sur 120 km de "frontière". Un dixième de cette surface a été dépollué. Depuis 2006, 28 civils et 14 démineurs (de toutes nationalités) sont morts et respectivement 247 et 44 ont été blessés du fait des mines et munitions non-explosées.
 
Source : Jean Dominique Merchet - Libération.fr

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