De l'uranium enrichi par des centrifugeuses en Iran...

Programme de recherche nucléaire civil ou militaire ?

Selon des diplomates occidentaux, le projet d'accord prévoyait le transfert vers la Russie d'une grande partie de l'uranium iranien faiblement enrichi (3,5%), pour qu'il y soit enrichi davantage avant d'être transformé en France en combustible pour un réacteur de recherche à Téhéran.

"Nous avons un déficit de confiance", a expliqué à des journalistes à Vienne Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l'Iran à l'AIEA. "Nous voulons être sûrs qu'il y ait la garantie qu'au bout du compte, nous recevrons du combustible pour le réacteur de recherches de Téhéran".

Mardi, le président américain Barack Obama, en visite à Pékin, et son homologue chinois Hu Jintao, ont appelé l'Iran à "répondre positivement à la proposition" de l'AIEA, estimant que Téhéran devrait assumer "les conséquences" d'un blocage.

Dans une interview à CNN dans la nuit de mardi à mercredi, M. Obama a mis en garde contre de nouvelles sanctions en cas de refus.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait pour sa part jugé "prématuré" mardi de conclure que les discussions sur le nucléaire iranien avaient échoué.

M. Mottaki a affirmé que l'Iran voulait une nouvelle réunion technique avec les Etats-Unis, la Russie et la France, sous l'égide de l'AIEA.

Vers un "échange" de combustible atomique ?

"Nous avons déclaré que le comité technique de la réunion de Vienne doit se réunir de nouveau et nous exposerons nos considérations" sur l'échange entre l'uranium faiblement enrichi de l'Iran contre du combustible, a-t-il déclaré.

Selon M. Mottaki, les représentants américains, russes et français ont proposé de "prendre l'uranium iranien enrichi à 3,5% pour donner en contrepartie du combustible à 20% et comme l'Iran a besoin de 116 kilos de combustible il faudrait leur livrer en contrepartie 1.160 kilos d'uranium enrichi à 3,5%".

Iran : Uranium enrichi... Civil ou militaire ?

La question de l'enrichissement de l'uranium est au centre du bras de fer entre l'Iran et les puissances du groupe des Six (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) qui redoutent que Téhéran n'utilise l'uranium à des fins militaires.

Le transfert de l'uranium enrichi iranien vers l'étranger permettrait d'apaiser les inquiétudes internationales sur le programme nucléaire iranien en assurant un plus grand contrôle des stocks iraniens.

L'uranium enrichi sert à produire du combustible pour des réacteurs civils mais entre également, à un niveau élevé d'enrichissement, dans la fabrication de la bombe nucléaire.

M. Soltanieh a en outre fait état mercredi d'une seconde visite, jeudi, d'inspecteurs de l'AIEA sur le chantier du nouveau centre d'enrichissement d'uranium près de Qom (150 km au sud-ouest de Téhéran).

La révélation en septembre de l'existence de ce site avait attisé la polémique en Occident sur la véritable nature du programme nucléaire du régime islamique.

Source : Le Point.fr

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L'ONU en charge du difficile dossier de l'uranium iranien

Avec le vote d'une résolution condamnant Téhéran, l'agence atomique rend le dossier à l'ONU.
 
Les grandes puissances nucléaires ont affiché une surprenante unité de ton face à l'Iran en soutenant jeudi 26 novembre 2009, au siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, le vote d'une résolution condamnant l'Iran pour avoir dissimulé l'existence d'un site clandestin d'enrichissement d'uranium à Fordo, près de Qom.

Exprimant une «sérieuse inquiétude» à propos d'éventuelles autres installations nucléaires dissimulées par Téhéran, le groupe des Six réunissant les cinq États membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne) et l'Allemagne sont parvenus à rassembler 25 voix, soit une majorité parmi les 35 sièges que compte le Conseil des gouverneurs, l'organe exécutif de l'agence atomique, avant la tenue du vote vendredi.      

Source : Le Figaro.fr (sur une idée de Marcel)

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