Ainsi, les marins français ont pu repérer un boutre qui remorquait deux skiffs. Pour forcer les pirates à s’arrêter, l’hélicoptère du Floréal a effectué un tir de semonce. Ensuite, l’équipe de fusiliers-marins du bord a pris le contrôle de l’embarcation et a arrêté douze hommes. Selon l’Etat-major des armées, des fusils d’assaut, des munitions, des grappins et un système GPS ont été saisis. L’intervention s’est faite sans effusion de sang.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle affaire montre que les pirates somaliens n’hésitent plus à s’aventurer loin de leur base, ce qui signifie, pour l’amiral Prazuck, qu’ils ont déplacé le “centre de gravité” de leurs actions à cause de l’efficacité du dispositif européen qui “a fait diminuer de manière très significative le nombre de bateaux piratés”. Ainsi, “tout en continuant à menacer le golfe d’Aden, les pirates ont fait basculer leur activité vers le grand large, dans l’Océan indien, jusqu’à 1.500 km au loin de la Somalie” a expliqué l’officier.

Le bilan français en matière de lutte contre la piraterie en mer peut être considéré comme très satisfaisant. En effet, en 2009, sur les 313 pirates arrêtés dans le cadre des différentes missions déployées au large de la Somalie, 78 l’ont été grâce à l’intervention de bâtiments de la Marine nationale.

En janvier 2009, l’équipage de la frégate Floréal s’était déjà illustré lors d’une intervention du même type que celle menée le 12 novembre 2009, en portant assistance à l’African Rubis, un cargo battant pavillon maltais.

Source : Zone militaire

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