Quelques réactions around the World

IRAN
"L'attribution du prix Nobel de la paix au président américain Barack Obama doit l'inciter à aider à mettre fin à l'injustice dans le monde", indique un conseiller du président Mahmoud Ahmadinejad. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, en janvier 2008, Barack Obama a entrepris une inédite politique de la main tendue envers la République islamique d'Iran.


AFGHANISTAN
Le président américain est la "bonne personne" pour une telle distinction, estime Hamid Karzaï, le président de l'Afghanistan, où Barack Obama doit prochainement décider de l'envoi ou non de soldats en renfort contre les talibans. "Son travail acharné et son projet pour de nouvelles relations internationales, sa volonté et ses efforts pour créer une atmosphère d'amitié et de bonnes relations, ainsi que pour la paix dans le monde, en faisaient la bonne personne pour recevoir le prix Nobel de la paix", déclare Hamid Karzaï par la voix de son porte-parole.

Sans surprise, les talibans condamnent en revanche l'attribution de ce prix au président américain. "Nous n'avons perçu aucun changement de stratégie pour la paix, il n'a rien fait pour la paix en Afghanistan, il n'a pas pris une seule mesure pour cela ou pour rendre le pays plus stable", estime Zabihullah Mujahid, le porte-parole des talibans.


AFRIQUE DU SUD
"La Fondation Nelson Mandela, au nom de son fondateur Nelson Mandela, salue l'attribution du prix Nobel de la paix au président Barack Obama", écrit le directeur de la fondation Verne Harris dans un communiqué. "Nous sommes certains que ce prix va lui permettre de renforcer son engagement, en tant que leader de la nation la plus puissante du monde, pour continuer de promouvoir la paix et la fin de la pauvreté", poursuit-il. Nelson Mandela, premier président noir d'Afrique du Sud, avait également reçu en 1993 cette distinction du comité Nobel.


POLOGNE
Note discordante dans ce concert de louanges, l'attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama est qualifiée de trop hâtive par Lech Walesa. Le lauréat polonais du Nobel de la paix en 1983 n'a pas caché son étonnement. "Qui, Obama ? Si vite ? Trop vite ! Il n'a pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Pour le moment il ne fait que proposer", déclare le chef historique du syndicat Solidarité et ancien président polonais. "Parfois, le comité Nobel donne son prix pour encourager une action responsable. Alors, donnons-lui une chance, à Obama", admet-il.


ONU
"J'espère que cela constituera un encouragement pour lui, pour s'engager fortement pour un accord à Copenhague" estime vendredi depuis Bangkok Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (UNFCC). Le sommet de Copenhague, qui doit se tenir du 7 au 18 décembre prochains, vise à conclure un accord mondial sur le climat et donner ainsi une suite au protocole de Kyoto.


UNION EUROPÉENNE
"L'attribution du prix au président Obama, leader de la puissance militaire la plus importante dans le monde, au début de son mandat, est le reflet des espoirs qu'il a soulevés au niveau mondial avec sa vision d'un monde sans armes nucléaires", affirme le président de la Commission européenne José Manuel Barroso dans un communiqué. "Ce prix est un encouragement pour l'engagement de tous ceux qui peuvent contribuer à faire naître un monde plus sûr", ajoute-t-il.


ITALIE
"Nous avons entendu au cours du Conseil des ministres que le Nobel de la paix a été attribué à Barack Obama et nous avons applaudi avec conviction", assure Silvio Berlusconi. Le président américain devra observer désormais "un comportement oecuménique" à l'égard du monde entier, ajoute le président du Conseil italien, qui est à la tête d'une coalition de centre-droit.


FRANCE
Les députées Aurélie Filippetti (PS) et Marie-George Buffet (PCF) ont interrompu les débats vendredi à l'Assemblée pour se réjouir de l'attribution du prix Nobel de la paix 2009 à Barack Obama. Alors que les députés poursuivaient l'examen du texte controversé sur les paris en ligne, Aurélie Filippetti s'est levée pour annoncer à l'hémicycle l'attribution du prix Nobel. Marie-George Buffet, qui devait intervenir à ce moment, a renchéri en félicitant le président américain.

Source : Le Monde.fr

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