Selon le commandant de la zone attaquée, le colonel américain Randy George, les combats ont été “rudes” et engagés dans un “secteur difficile”. Un appui au sol, fourni par des chasseurs F16 et des hélicoptères Apache, a été nécesssaire pour reprendre le contrôle de la situation.

L’offensive, menée conjointement pas l’armée afghane et les troupes de l’ISAF et qualifiée de “grosse opération” par le gouverneur du Nouristan, Jamaluddin Badar, concerne plus précisément le district de Kamdesh, proche des zones tribales pakistanaises où les taliban et les militants d’al-Qaïda ont établi leurs base arrières.

Cela étant, et sur la base de la stratégie recommandée par le commandant de l’ISAF, le général Stanley McChrystal, le district de Kamdesh devrait être évacué prochainement afin de mieux se concentrer sur les zones peuplées.

Par ailleurs, un drame a été évité à Kaboul, ce 6 septembre 2009. En effet, un obus de mortier muni d’un dispositif permettant de déclencher son explosion à distance, a été trouvé et désamorcé dans une rue commerciale très fréquentée de la capitale afghane, près du quartier où un attaque commise selon le même mode opératoire avait tué six parachutistes italiens en septembre dernier.

Ces bombes artisanales, appelées “engins explosifs improvisés” (IED, Improved explosive device), sont la cause de près de 75% des décès ayant touché les troupes internationales.

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