En matière de sécurité intérieure, la mesure la plus emblématique, adoptée sous la pression du parti anti-immigrés de la Ligue du nord, est la possibilité pour des "associations de citoyens" d'effectuer des rondes pour signaler aux forces de l'ordre des atteintes à l'ordre public.  La loi prévoit aussi l'enregistrement des sans domicile fixe.

L'Union Eropéenne valide, la gauche se scandalise 

Dans ce domaine de lutte contre l'immigration, Silvio Berlusconi, dont la politique a été confortée par toutes les élections locales depuis son retour au pouvoir au printemps 2008, se sait largement en phase par la population. 76% des Italiens soutiennent en effet sa position. La Commission européenne juge quant à elle la loi conforme à la législation des 27. "Les Italiens ont visiblement consulté à Bruxelles et sont allés jusqu'aux limites dans le sens restrictif, sans toutefois dépasser les bornes", explique un responsable européen.
 
Même s'il a dû faire des concessions par rapport à une première version encore plus drastique, le Premier ministre  balaye donc d'un revers de la main les accusations de la gauche et les associations de défense des immigrés. Celles-ci parlent de  mesures "liberticides" et même de "retour à la logique des lois raciales de l'époque de Mussolini". La Conférence des évêques italiens s'est aussi émue en estimant que la nouvelle loi allait rendre plus difficile "l'objectif d'intégration" des immigrés dans la société italienne.

Accord avec la Libye
 
Toutes ces mesures ont pour but d'accélérer la comparution des immigrants en situation irrégulière devant les tribunaux pour permettre leur expulsion immédiate. Jusqu'à présent, l'Italie ne renvoyait vers leurs pays d'origine que quelques centaines d'immigrants "économiques" par an.

Il y a une semaine, l'Italie a pour la première fois procédé à des refoulements directs de clandestins secourus ou interceptés en mer. En l'occurrence, il s'agissait de la Libye, d'où arrive une majorité des migrants. Rome a remis également jeudi à Tripoli un premier lot de trois vedettes qui patrouilleront au large des côtes pour empêcher le départ des clandestins.

Source: LCI / TF1

NDLR : En France, RTL a qualifié cette décision du gouvernement italien de "dérive sécuritaire". Ne conviendrait-il pas de parler au contraire de mesure ferme visant à lutter contre une dérive immigrationniste illégale incontrôlée et devenue porteuse de tous les dangers ?

Ou alors, les mots ont-ils perdu leur véritable sens dans notre pays ?