La langue de bois et le militairement correct : Vous avez dit "gliériser", "bigeardiser" ?
Par PC le jeudi 9 juillet 2009, 23:40 - Actualité - Lien permanent
Du plateau des Glières à Marcel
Bigeard en passant par la Division Leclerc…
Une tradition de langage militaire ?
Lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de défense (AJD),
le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées,
a mis en garde contre la tentation de "bigeardiser" ou de
"glièriser". L'expression a surpris. Explication de texte
:
"Bigeardiser" fait évidemment référence au général Marcel Bigeard, héros des paras et des
marsouins. "Glièriser" renvoie au plateau
des Glières, haut lieu des mémoires des chasseurs alpins, en particulier du
27ème BCA.
Une nouvelle tentation de gloriole médiatique avec l’Afghanistan ?
Sur le fond, le Cema ne veut pas qu'une part de l'armée
de terre tirent la couverture à elle, dans le cadre de l'engagement en Afghanistan. Selon lui, la réussite des
opérations est le fruit du travail de toute une armée, en particulier au niveau
de sa préparation. Il a notamment salué l'action du général Lecerf, à la tête
du CFT de Lille.
Le Cema ne souhaite pas que les chefs militaires se fassent gloriole de
leur sens guerrier sur le terrain. Un principe aussi valable pour les hommes
que pour les groupes, qu'ils soient paras, marsouins ou alpins.
Des nouveautés dans le langage militaire ont pu laisser
craindre que l'armée de terre reprenait parfois des traditions
abandonnées depuis la guerre d'Algérie. Ici ou là, on a pu
entendre parler du "bataillon Aragones" ou du "bataillon Le Nen", baptisé du
nom de leur chef... à la manière du bataillon Bigeard, les "Bigeard
Boys".
Source : Jean Dominique Merchet - Libération.fr
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Commentaires
Le plateau des Glières fut un des plus hauts lieux de la Résistance française durant la deuxième guerre mondiale.
Marcel Bigeard, "Bruno", héros de trois guerres, vaillant sous-officier des corps francs, puis fringant officier para, et pour finir, ministre, sut donner à ses hommes le désir ardent de lui ressembler, et de le suivre dans les combats.
Faut-il aujourd'hui, au nom de la déculturation de la personnalité et du politiquement correct dans lesquels on peut voir une forme larvaire de repentance, débaptiser les troupes napoléoniennes, les glorieux fous de Kleber, de Marceau, chantant la victoire, la colonne Leclerc, le maquis Pommiès, le commando Kieffer, le commando Georges, et tant d'autres qui furent des symboles vivants de la bravoure dont ont su faire preuve nos armées !.
Et pour faire bonne mesure, pourquoi pas la Ligne Maginot et la Tour Eiffel, pendant qu'on y est?
Est-ce avec des principes aussi étriqués que l'on mène une troupe au combat, et que l'on peut insuffler à de jeunes hommes le goût de risquer leur vie?
Vaste programme !!! comme on disait dans les forces gaullistes, pour reprendre la boutade du Grand Charles...
Bonjour les amis, après quelques jours d’absence (raison de gros travaux à mon domicile) et une panne d’ordinateur (disque dur) je vous retrouvent sur le site lundi. A +
Cordialement à vous tous
D'où vient cette information ????
Tous vrais français engagés dans les combats , que se soit en Afrique , en centre Europe, en Afghanistan et autres, sont déjà volontaires et représentent un grand pays , une nation, une armée , un régiment. Il est certain, que de nos jours il n'y aura plus de BIGEARD, de Trinquier, Challe, Salan, Coulet et la liste est longue.
Chaque régiment , à le droit de partir, même si c'est la course dans certains couloirs, ou les colonels veulent envoyer leur unité.
Ce qui fait le fer de lance d'une unité , se sont les hommes, les mdr, les sous officiers, ceux ci sont les charnières ouvrières de toutes les unités qu'ils soient paras, marsouins, artilleurs, marins, aviateurs et tous les autres.
Nous devons tous être fiers d'avoir un héros, une légende, un exemple , un homme qui à osé, et qui n'a pas gagné ses médailles sur un cours de tennis ou dans les salons. Une référence en quelque sorte.
Il est vrai qu'aujourd'hui, cet homme de grande valeur est jalousé, envié. Mais "LUI " il à commandé au contacte des boches, des viets et des félouses, et non pas comme beaucoup à 54, 800 ou 2000 km de front.
Ce qui est sur , pour décrocher ce qu'il à sur le coté gauche de la poitrine , il va falloir que certains se sortent les doigts du c...et ne pensent pas qu'à leurs galons ou étoiles.
Notre homme le plus décoré des armées, à quand même instauré le sport obligatoire tous les jours, je me souvient de certains, dont ils étaient incapables de courir 100 mètres, mais en contre partie buvaient 5 à 6 bières.
Le Général Bigeard restera pour moi un pur exemple, un guerrier, un meneur d'hommes, un tacticien. Beaucoup aujourd'hui sont des fantoches, qui ne pensent qu'à eux, hautains, frileux, peut enclin à prendre des décisions et à descendre sur le terrain, mais par contre savent très bien faire des courbettes.
J'ai servi sous le commandement des hommes qui avaient fait l'Indochine, l'Algérie, c'était autre chose.
Je crois que certains devraient revoir leur jugement, et ne pas balancer de tels propos. Nos hommes, nos jeunes hommes d'aujourd'hui, s'identifient à nos anciens, veulent savoir, veulent faire pareil. Il y en à qui ne se souviennent plus de leur remise du béret, ou du brevet . Ne perdons pas cette émulation, cette joie.
Devoir de mémoire, respect de ces hommes qui ont commandés, représentés notre pays au péril de leur vie.
LA CRITIQUE EST FACILE, L'ART EST DIFFICILE.
Tout le monde connait le Général Bigeard.Il est bon d'avoir des exemples pour avancer.Nous avons aussi Jean Moulin et puis De Gaulle " l'Homme du 18 juin 1940"Nous avons aussi le Maréchal Leclerc dont la 2ème D.B fit son entrée dans Paris.Et nous avons le "Le jour le plus long"avec le débarquement des troupes américaines et des Alliés en Normandie.C'est beau les symboles et la Reconnaissance de la Nation va à ces hommes qui ont symbolisé la résistance face à la barbarie nazie où s'était compromise l'Extreme-Droite française en collaborant plus qu'activement avec l'occupant.
Le Président Sarkosy a voulu rétablir l'équilibre en rendant hommage aux troupes venus d'Afrique du Nord et d'Afrique noire qui ont débarqué en Provence participé, aux prix de trés lourdes pertes,à la campagne d'Italie avec son "vérou" du Monte-Cassino et l'entrée triomphale dans Rome.Sans oublier les batailles d'Alsace où nos Tirailleurs nos spahis,nos Tabors,Européens et Musulmans mélés,se heurtèrent aux divisions S.S dont la résistance était d'autant plus farouche qu'ils défendaient chèrement leur propres patrie!!On se souvient de la chanson de Sardou"Si les Ricains n'étaient pas là"On se souvient de l'hostilité des Américains,que Busch avait instrumentalisés avec "les fameuses armes de destruction massive"avec des faux-rapports de la C.I.A.Le bon vin français déversé dans les canivaux new-yorkais lorsque Dominique de Villepin annonça le véto de la France au Conseil de Sécurité de l'ONU pour s'opposer à cette guerre désastreuse.Les Américains avaient traité les Français d'"ingrat"se considérant comme des libérateurs exclusifs.Je dis à Sardou et à ses Américains "Au moment du débarquement du 6 juin 1944,l'Armée rouge était entrée en Prusse orientale!!!Et tout bon stratège militaire conviendra que lorsqu'un assaillant qui a conquis des territoires immenses se retrouve repoussé par l'assailli et que cette assailli pénetre dans le territoire de l'agresseur.C'EST QUE CET AGRESSEUR A PERDU LA GUERRE.Alors relativisons un peu ce fameux débarquement qui a coùté 28.000 morts aux Américains mais aussi...30.000 civils de St LO victimes des bombardement alliès.Vais-je encore choquer certains en disant que le Général Leclerc entra dans Paris...déjà libérée par les FTP du Colonel Rol-Tanguy.Les FTP tenaient le Limousin avec le Colonel GUINGOUIN et ceux de la région Toulousaine par le Colonel Ravanel. FTP lui aussiComme à Yalta Roosevelt ,Churchill et Staline venaient,en février 1944,de consacrer le "partage du Monde" et que la France était, géographiquement parlant, dans le camp occidental ces FTP communistes obeissant à Staline(comme tous les Communistes du Monde à cette époque)laissèrent les Délégués de De Gaulle,en costume-cravate, occuper les préfectures.Voilà l'Histoire avec un grand H.Celà n'enlève rien au mérite de l'Amérique mais ces précisions sont tout de meme importantes.Une guerre se gagne avec la bravoure et beaucoup de sacrifices.Avec son lot de Résistants affreusement mutilés,d'obscurs soldats tombés par millions auxquels il faut rendre hommage.Je vous parlerai du Colonel Pierre Chanal fils de résistant,résistant lui-meme,dont j'ai suivi la lente agonie en lui rendant visite pendant plus de 15 mois,,quelquefois accompagné de mes jeunes enfants avec lesquels,malgré son mal ,il s'amusait.Son épouse m'a remis sa prodigieuse biographie à titre privé.Je dois obtenir son autorisation.J'ai promis à Pierre Chanal,quelques jours avant sa mort, que je ne laisserai pas son nom tomber dans l'oubli.Il méritait les Invalides,comme les vrais héros,il a voulu la plus stricte intimité.Nous étions cinq à son incinération.Le Colonel de Spahis Garretz,le Colonel Olivier Azais de Vergeron,un accompagnateur,une amie d'enfance et moi-mème.Suprème amour pour cette Arme :il a légué tous ses biens à la Légion.
""""pris sur le net."""
BIGEARD MARECHAL LA DEMENDE A ETE POSTEE
JE VIENS D ADRESSER CETTE SUGGESTION/REQUETE
AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE/CHEF DES ARMEES.
J AI FAIT VALOIR SES ETATS DE SERVICES
AINSI JE LUI FAIT REMARQUER QU EN GENERAL
ILS ONT TOUJOURS ETE NOMMES A TITRE POSTHUME
AU 20 EME SIECLE//MIS A PART PETAIN//ET JUIN.
JE LUI AI FAIT SAVOIR ENTRE AUTRES QUE C EST TOUJOURS L OFFICIER GENERAL//QUI EST LE PLUS DECORE DE L ARMEE FRANCAISE//LE PLUS PRESTIGIEUX
ET QU AUJOURD HUI EN LE NOMMENT IL NE FERAIT QUE REMONTER LE MORAL DE NOS ARMEES QUI AUJOURD HUI EN A TANT BESOIN//AUTANT QUE D HONNEUR ET FIERTE?
J AI SOULIGNE AUSSI QUE DEPUIS 63 ANS NOUS N EN AVONS PLUS//DEPUIS LE DECES DU MARECHAL JUIN EN 67
DE CE FAIT JE LUI AI SUGGERE //DE LE NOMMER DE SON VIVANT //92 ANS ???/ET QU A SA MORT//LE PLUSTARD POSSIBLE//VOUS DECRETEZ D EN NOMMER AUSSITOT UN SUCCESSEUR//COMME CA CE FAIT
///POUR LA PAPETE///
CAR JE CONSIDERE QU UN MARECHAL DE FRANCE DEVRAIT ETRE CONSIDERE COMME LE PAPE DES ARMEES?
QUI VIVRA VERRA??//MAIS POUR L INSTANT
LA SUGGESTION EST PARTIE???
JE VOUS TIENDRAI AU COURANT DE LA REPONSE
SI REPONSE IL Y A???
RAYMOND CLOAREC
ANCIEN DU 3 EME RPIMA /SOUS SES ORDRES
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reponse du president :chef des armees
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
PARIS LE/29/SEP/
2008
MONSIEUR
VOUS AVEZ APPELE L ATTENTION DE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR VOTRE SOUHAIT DE VOIR LE GENERAL DE CORPS D ARMEE MARCEL BIGEARD
ELEVE A LA DIGNITE DE MARECHAL DE FRANCE.
LES MERITES DE CE GRAND SOLDAT ACQUIS AUCOURS DE SES TRES NOMBREUX COMBATS ONT ETE JUSTEMENT RECONNUS COMME VOUS LE SOULIGNEZ VOUS MEME.CEPENDANT L UNE DES CONDITIONS PREMIERES A L ACCES A LA DIGNITE DE MARECHAL DE FRANCE EST D AVOIR EN TANT QUE GENERAL COMMANDE EN CHEF DEVANT L ENNEMI.
NOMME A SON PREMIER GRADE D OFFICIER GENERAL EN 1967 LE GENERAL BIGEARD NE REMPLIT PAS CETTE CONDITION ET SON ELEVATION A LA DIGNITE DE MARECHAL DE FRANCE NE PEUT DES LORS ETRE ENVISAGEE
REGRETANT DE NE POUVOIR VOUS FAIRE UNE REPONSE
PLUS CONFORME A VOTRE ATTENTE JE VOUS PRIE D AGREER MONSIEUR L EXPRESSION DE MES SENTIMENTS DISTINGUES.
SIGNE::LE COMMISSAIRE
EN CHEF DE LA MARINE
PHILIPPE JACOB
Ange est revenu parmi nous.Le Général Bigeard était un Chef trés respecté.Y compris par l'adversaire.On se souvient qu'il avait fait présenté les Armes au Chef FLN Larbi Ben M'Hidi et qu'il ne fut,en rien,responsable de sa mort.C'était un Chef courageux.On lui doit la modernisation vestimentaire de nos troupes avec ,notament,la fameuse casquette "Bigeard".Je n'ai pas vu le film "l'ennemi intime"à cause des uniformes portés qui ne correspondaient ,en aucune façon,aux uniformes que nous portions en opération.Il eut trop peu de Maréchaux en France.Il y en a eu sous Napoléon et c'était justifié au vu des victoires de l'Armée de l'Empire à cette époque.L'Armée Rouge a compté beaucoup de Maréchaux etr c'était justifié en raison de l'ampleur des batailles remportés sur l'Armée allemande dont la plus célèbre est la bataille de Stalingrad.L'Armée allemande avait également beaucoup de Maréchaux,dont le plus célèbre est le Maréchal Rommel.Les deux derniers Maréchaux français étant De Lattre de Tassigny et Alphonse Juin.Salut Ange et bon retour parmi nous.Marsoin le "Chtimi" est dans le Sud où le Cri de ralliement,en cette période estivale, est .... "Les Fonçés d'abord"
je trouve plutot vivifiant que des hommes se reconnaissent en leurs chefs et qu'ils soient prets à aller au feu en toute confiance que l'etat major se méfie de ce fait est une vieille habitude voire de jalousie
envers les meneurs d'hommes.les commandos de marine portent tous le nom d'un de leurs ainés sans que cela ne nuise à personne
Le baroud d'honneur de Bigeard
Les rideaux sont tirés. Mais il plisse ses yeux bleus comme s'il était sous le soleil du djebel, crapahutant avec ses hommes pour déloger des fellagas, la casquette vissée sur le crâne. A moins qu'il ne soit en Indochine, en pointe toujours, pour se porter au secours de ses camarades, prisonniers de la cuvette de Diên Biên Phu, sous le feu de Giáp et des Viets. Bigeard. Le dernier des cons glorieux, comme il aime lui-même à se définir, n'en finit pas de s'aventurer sur les pistes sur lesquelles il a laissé filer sa jeunesse.
A bientôt 94 ans, celui qui a bourlingué aux quatre coins du monde, le plus décoré de nos militaires, a posé ses bagages à Toul, en Lorraine. Retour à la case départ. C'est ici qu'il est né, en 1916, quand, à quelques encablures, arc-boutées dans les tranchées, les Poilus, par milliers, donnaient leur vie pour la France.
C'est ici que le général Bigeard compte livrer son dernier combat. Son dernier round. Au milieu de ses livres, des décorations, des images d'archives, des souvenirs de guerre, sous la photographie du sergent-chef Sentenac qui expire dans le sable du désert du Tademaït, il confesse que cela a quelque chose d'absurde. Avoir trompé la mort tant de fois sur les champs de bataille et ne pouvoir pourtant échapper au plus coriace de ses ennemis. Mais elle ne lui fait pas peur. Il la regarde en face, l'attend sereinement.
Quant à la vieillesse : Je ne vais pas lui tracer la route, lui faciliter la tâche. Alors, il s'escrime aux exercices physiques pour entretenir sa vieille carcasse que menace l'arthrose, s'astreint à se tenir au courant de tout, pour ne pas perdre la mémoire. Tous les jours, assis derrière son lourd bureau, il épluche la presse, répond au courrier qu'il reçoit par sacs et accueille généraux et militaires qui viennent chez lui comme en pèlerinage.
Je n'ai pas le temps de m'emmerder une seconde, affirme-t-il. En réalité, je ne suis pas à Toul, mais un jour en Centrafrique, en Afghanistan, en Mauritanie, en Algérie, ou ailleurs. Toujours sur la brèche.
Et force est de reconnaître que le dernier des grognards n'a rien perdu de sa verve ni de ses coups de gueule légendaires. La proposition de Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, de rendre optionnelle l'histoire-géographie pour les élèves de terminale S ? Une connerie monstrueuse. Je sais, on ne conduit pas une voiture en regardant dans le rétroviseur, mais tout de même, l'histoire a du bon. C'est en étudiant le passé, et le passé récent, qu'on peut tirer les leçons pour le futur.
Bigeard n'est pas homme à prendre des gants pour asséner ses vérités. Il parle clair et sans détour, avec la liberté de ceux qui n'ont plus rien à perdre. Au risque, parfois, de déplaire. Peu lui importe, au reste, les honneurs. Il a déjà eu des parcelles de gloire. Ses détracteurs se plaisent à lui chercher des noises pour le faire taire. «Qu'ils viennent. Ils goûteront à ma droite, ceux qui m'accusent d'avoir torturé en Algérie. Je n'ai pas de cadavres cachés dans un placard.» Seule lui importe la France, qu'il a chevillée à la boutonnière de sa veste, accrochée à son cœur. C'est pour elle qu'il s'est engagé, pour elle qu'il a été fait prisonnier, qu'il s'est évadé, avant d'entrer en résistance, de rejoindre Londres, d'être parachuté sur l'Ariège, en 1944, pour organiser le maquis. C'est pour la France que celui qui, autrefois, se disait antimilitariste a bouclé son ceinturon.
Aujourd'hui, il ne désarme pas. C'est le sens de son seizième livre , qui se veut un dernier pavé dans la mare. Un cri d'alarme, un avertissement face à la grande menace des rebelles de l'Islam. Je ne suis pas un va-t-en-guerre, mais je constate que, de l'Afghanistan à l'Afrique sub-saharienne en passant par le Pakistan, l'Irak, le Proche-Orient, la Mauritanie ou l'Algérie, Al-Qaïda gagne du terrain. Jusqu'en France, sans que l'on prenne les mesures qui s'imposent. Je le répète, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Et ce n'est pas parce que je suis un militaire que je recommande d'intervenir à chaque fois que cela est possible. Non, je ne suis pas pour faire la guerre, jamais! Je suis plutôt pour ne pas laisser grandir le danger djihadiste de ceux qui veulent transformer la planète en un vaste califat islamiste : je suis pour faire la guerre qui a déjà commencé.
Alors, oui, pour le général Bigeard, il est juste de mourir pour Kaboul. Il comprend la détresse des familles de ceux qui sont tombés au combat, les larmes des fiancées, les cris des mères. Il pleure avec elles ceux qui sont tombés au champ d'honneur, pris au piège d'une embuscade. Mais pour lui, il faut ne pas avoir peur de prendre des décisions parfois peu populaires
.Il ne faut pas se contenter de rester en Afghanistan, il faut envoyer d'autres hommes. Les tergiversations de Nicolas Sarkozy l'agacent, quand il salue le courage du président des Etats-Unis d'envoyer 30 000 hommes supplémentaires.
Mettre le paquet sur le renseignement. Face au terrorisme, il n'y a pas cinquante solutions : seule la manière forte en viendra à bout. Il faut remonter les filières. Et, pour cela, ne pas se contenter de rester barricadé dans des casernes, mais se déployer sur le terrain. Comme lors de la bataille d'Alger.
Bigeard pointe du doigt son manuel de contre-guérilla, écrit en 1956 contre les poseurs de bombe en Algérie, comme une méthode pour traquer les réseaux d'aujourd'hui... L'histoire serait-elle un éternel recommencement ?
Cette " mise en garde " de la part d'un excellent stagiaire des écoles de guerre française et américaine, mais qui, dit-on, n'aurait jamais eu de commandement opérationnel laisse perplexe.
Que je sache, et sauf erreur, les unités baptisées d'un nom glorieux ont toutes servi, par leur exemple, à tirer le moral vers le haut et à dynamiser les troupes.