C’est la première fois que des musulmans radicaux en arrivent à ce stade de violence dans la région, révèle Sud Ouest.

« Ce sont des jeunes que je connais, qui habitent le même quartier que moi. Pour eux, nous avons un discours trop intégré, trop républicain » avoue Mahmoud Doua, qui assure l’enseignement et le prêche du vendredi à la mosquée de Cenon.

Selon Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux, le nombre de ces musulmans qui se déclarent salafistes est estimé à une cinquantaine.

« Il s’agit de jeunes, pour la plupart sans repères, agissant selon une dynamique de bande, dans la surenchère » précise Tareq Oubrou.

Tout en estimant que « ce qui s’est passé est grave mais malheureusement prévisible ».

Mahmoud Doua a hésité avant de porter plainte. Mais il a fini par le faire. Et l’Association des musulmans de Gironde (AMG) s’est portée partie civile. Dans Sud Ouest Mahmoud Doua tient à préciser qu’il n’a « aucune colère ni aucune haine ».

« Mais je veux que le droit s’applique. L’islam doit s’intégrer dans les lois de la République » ajoute l'imam.

De son côté, le président de l’AMG explique que « comme l’a dit, lors du débat sur le port de la burkaMme Badinter, la première victime de cette affaire c’est la communauté musulmane ».   Source : Sud Ouest

NDLR
Cet incident a une haute valeur symbolique. Si de jeunes musulmans extrémistes vivant sur le sol français, ne respectent pas un imam modéré, au point de lui faire subir des violences parce qu'il ne partage pas leurs visions extrémistes, la question doit se poser :

La république, la laïcité et l'Islam sont-ils compatibles ?