Auparavant, lors d'une conférence de presse à Caen à l'issue d'un entretien de moins d'une heure, les deux dirigeants avaient multiplié les amabilités. Leur rencontre officielle a cependant été relativement courte, comparé au temps passé en France par le président américain, arrivé vendredi soir et qui repart dimanche après-midi.

Les présidents Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont montré samedi, jour anniversaire du Débarquement allié du 6 juin 1944, une unité de vues sur les principaux dossiers internationaux, en cherchant à dissiper les doutes sur la qualité de leur relation personnelle.
Les deux dirigeants ont marqué leur accord sur le nucléaire iranien et nord-coréen, la relance de la paix au Proche-Orient, mais confirmé leur divergence sur une intégration de la Turquie dans l'Union européenne.

"Nous ne voulons pas de la dissémination de l'arme nucléaire", a souligné le chef d'Etat français à propos des orientations nucléaires de l'Iran, tandis que Barack Obama fustigeait les actions "extraordinairement provocantes" de la Corée du Nord.
"C'est un plaisir de travailler avec Barack Obama", a dit Nicolas Sarkozy.
"Je considère personnellement Nicolas Sarkozy comme un ami", a répondu Barack Obama, relevant aussi avec humour que son homologue "parle très vite".

Le président américain "comprend très vite", a aussitôt glissé le chef d'Etat français. "On est là pour travailler, pour avoir des résultats", a lancé un brin agacé Nicolas Sarkozy, en soulignant avoir "autre chose à faire que de belles photos sur papier glacé".
Les deux présidents n'ont évoqué publiquement aucune initiative nouvelle tant pour l'Iran, que pour le Proche-Orient où le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, déjà bloqué, est rendu encore plus difficile par l'arrivée au pouvoir en Israël du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
Le président américain a souligné qu'il fallait "dépasser l'impasse actuelle", en rappelant que les destins des Israéliens et Palestiniens sont "liés".

Elections européennes… Une campagne malheureusement peu motivée et peu motivante - OuestFrance

Intégration de la Turquie à l’Europe…

Une question d’actualité en cette veille d’élection européenne, ou une campagne électorale peu suivie par les électeurs se termine en France sur un pugilat entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit, un PS peu audible et une droite présidentielle globalement en recul.

Alors que la construction de l’Europe politique, est une preuve de paix et de stabilité entres des pays qui se sont tant combattus, un symbole en cet anniversaire du débarquement … Souhaitons moins de bureaucratie et peu plus de démocratie ?

Sur la Turquie, ils ont affirmé l'importance de la relation avec un pays, considéré comme un pont entre l'Orient et l'Occident. "La position traditionnelle des Etats-Unis, c'est l'intégration" dans l'Union européenne, "la mienne, ce n'est pas l'intégration", a dit le président français.
Les deux dirigeants ont déjeuné à Caen avec leurs épouses.

Après Colleville-sur-Mer, Barack Obama a regagné Paris pour une fin de séjour privée, avec sa femme Michèle et ses filles, dans la capitale française. Celles-ci ont vu la Tour Eiffel vendredi soir.

En Allemagne aussi, la visite de Barack Obama était restée du domaine du symbolique, avec quelques heures à Dresde et au camp de concentration nazi de Buchenwald.

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Rappel du programme officiel
12h. Nicolas Sarkozy accueille Barack Obama à la préfecture du Calvados à Caen.
12h10. Tête-à-tête entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama.
12h30. Point de presse des deux présidents.
12h45. Déjeuner de travail de Nicolas Sarkozy et de Barack Obama. Leurs épouses, Michelle et Carla,  déjeunent séparément.
14h30. Arrivée au cimetière américain de Colleville de Nicolas Sarkozy, de Barack Obama, du Premier ministre britannique Gordon Brown, du prince Charles d'Angleterre et du Premier ministre canadien Stephen Harper. Rencontre avec des vétérans et visite rapide du musée. Le groupe de dirigeants se rendent ensuite au belvédère qui domine la plage de Colleville.
15h. Les cinq dirigeants se rendent au mémorial situé au milieu du cimetière. Hymnes nationaux, allocutions des quatre présidents et premiers ministres de 15 minutes chacune.
Décoration de quatre vétérans par Nicolas Sarkozy, puis dépôts gerbes, minute de silence, salve d'honneur et sonnerie aux morts. Survol du cimetière par des avions américains, britanniques et français.
Fin à 16h30.

Sources :Ouest-France - AFP - La Croix

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Anniversaire du 8 mai 1945 - Victoire Seconde Guerre Mondiale

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