Le 2 juin, un militaire français scrute l'océan Atlantique aux jumelles depuis un avion Atlantique II de Bréguet à la recherche de débris de l'Airbus A330 d'Air France du vol AF447. © AFP Alors que les Brésiliens annoncent avoir repêché des débris de l'Airbus A330, l'état-major des armées françaises, qui a dépêché de nombreux moyens aériens sur la zone présumée du crash de l'Airbus A330 , dont un avion Bréguet Atlantique 2 et un avion radar Awacs de l'armée de l'air, n'avait toujours pas connaissance, de la découverte du moindre débris.

"Nous avons trouvé des débris flottants sans relation avec l'Airbus"

Les avions militaires français n’ont encore rien trouvé de tangible.
Le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major, annonce que les avions militaires français déployés dans la zone de recherche du vol n'ont pas encore détecté de débris susceptibles de provenir de l'AF 447 à la surface de l'Atlantique. "Il y a eu des détections radars faites par un Awacs", mais le Falcon 50 qui a reconnu ces échos a déterminé "à chaque fois" qu'ils "ne correspondaient pas à des débris". Interrogé sur cette situation, alors que les autorités brésiliennes ont signalé avoir repéré de nombreux débris dans la zone des recherches, le commandant Prazuck note que les opérations "sont coordonnées, ce qui signifie que l'on n'est pas au même moment au même endroit".

Les Brésiliens affirment, quant à eux, avoir découvert plusieurs morceaux de l'Airbus, ce que ne contestent pas les Français, arguant que leurs moyens ne patrouillent pas dans les mêmes zones, et qu'ils ne se trouvent donc pas au même endroit au même moment.

De même source, on ajoute que la disparition de l'avion s'est sans doute produite dans la zone de recherches attribuée aux forces armées brésiliennes, qui font état de détection des débris par radar : "Quand les Brésiliens nous en signalent, on envoie l'Awacs. Il est arrivé que celui-ci découvre une bouée de casier de pêche. Nous n'accordons de valeur à un écho radar que lorsqu'il est confirmé par une observation visuelle. Nous avons ainsi trouvé des débris flottants sans relation avec l'Airbus, et des rats bleus." En termes militaires, les "rats bleus" sont des objets ou des menaces imaginaires.

Pour le capitaine de vaisseau de la Marine nationale française Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées, il ne faut pas s'étonner, à ce stade, de l'absence de découverte d'éléments concrets par les avions français : "À leur bord se trouvent de grands professionnels, qui peuvent repérer des pêcheurs bretons passés par-dessus bord en hiver par dix mètres de creux. Nous avons totalement confiance dans leurs capacités, et s'il y a quelque chose sur la mer, ils le trouveront."

Source : Le point Jean Guisnel

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Dernière minute...Vendredi 5 juin 6:30...

Débris d'avion, traces de kérosène... Une Fausse piste ?

Selon l’agence Reuters, les débris récupérés dans l'Atlantique (un coffre à bagages et deux gilets de sauvetage, à 1.100 km des côtes nord-est du Brésil) par des secouristes brésiliens ne proviendrai pas de l'Airbus A330 d'Air France qui s'est disparu lundi, ont annoncé jeudi 4 juin les enquêteurs.

De même la trainée d’hydrocarbure signalée en mer serait peut être des traces d'huile d'un navire.

Des recherches difficiles pour une actualité douloureuse, alors que les familles des 72 victimes françaises, sur les 228 disparus de l'Airbus A330, vont se rendre sur l’ile de Recife, voisine du crash.

Pour les enquêteurs du BEA, retrouver les boites noires de l’avion Airbus A330 par 2000 ou 3000 mètre de fond sera certainement très complexes et nécessitera des moyens d’écoute sophistiqué, mais reste un impératif.

Pour le moment les explications sur les causes de l’accident demeurent des hypothèses.