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Affaire d'Outreau... Un blâme pour le juge Burgaud

Cette affaire mérite de faire un parallèle avec un drame d'une tout autre ampleur, l'affaire d'Outreau, dont l’instruction a débuté en 2001 et a été close en mai 2003 par une ordonnance de mise en accusation.

Elle avait été confiée au juge d'instruction Fabrice Burgaud par le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, Gérald Lesigne. Sur dénonciation de plusieurs enfants, confirmées par leurs parents, un grand nombre de personnes sont mises en garde à vue puis en examen.

Dix-huit d'entre elles — dont les parents des principaux enfants accusateurs — sont écrouées en détention provisoire par décision du juge des libertés et de la détention. Elles y restent en tout entre un et un peu plus de trois ans. L'une d'elles est morte en prison. Plusieurs vies ont été irrémédiablement gâchées.

Le juge Burgaud, au terme d'une enquête administrative, s'est vu signifier un simple blâme. C'en était encore trop pour lui, il a fait appel de cette décision. De telles affaires par leur caractère kafkaïen, illustrent la folie administrative,cauchemardesque, sinistre, où la bureaucratie et la société impersonnelle ont de plus en plus de prise sur l'individu.

Franz Kafka doit se retourner dans sa tombe en apprenant qu'en France, qui fut le pays des droits de l'homme, des injustices aussi grandes et aussi flagrantes se produisent aujourd'hui, et cela nous conduit à nous interroger sur les raisons de cette dérive de notre système judiciaire.  

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Une révolution au pénal en France : Plaider coupable ?

Le " plaider coupable " aux Etats-Unis, est une sorte de marchandage ou la justice et l’accusé s’accorde en vue de réduire la procédure en échange d’une réduction de peine… Faisant parfois la part belle aux avocats.  

En France depuis la loi Perben 2 de mars 2004, la procédure du plaider coupable existe pour les petits délits.

Un groupe d’experts, le comité Léger, actuellement chargé de réfléchir à la réforme de la procédure pénale française, propose que le "plaider coupable" s’appliquer aussi au pénal.

Pour le journal La Croix, l’audience n’examinerait plus la question de la culpabilité de l’accusé mais seulement sa personnalité et les circonstances du crime. Le verdict serait toujours rendu par la cour d’assises et les jurés populaires mais la peine encourue serait réduite.

Le ministère de la Justice, ne confirme ni n’infirme cette proposition. Ce qui n’empêche pas les syndicats de magistrats d’être déjà opposés à la réforme ; pour qui avec ce système, le tueur en série Michel Fourniret et son épouse, par exemple, auraient pu éviter la réclusion à perpétuité... de 22 ans.

Source : FranceInfo

Pierre Cerutti