Tout se passa très vite. Transportant des suspects gardés à vue après un examen à l’hôpital Jean-Verdier, à Bondy, où se trouve l’unité médico-judiciaire de Seine-Saint-Denis, les policiers se dirigeaient vers l’entrée de l’Autoroute A86. A ce moment, s’engageant sur un giratoire, ils se font bloquer par deux véhicules. Un homme sort, fusil mitrailleur à la main, une kalachnikov ou une sorte de Famas diront les uns et les autres. L’homme tire sur le fourgon une longue rafale. Aucun policier n’a été blessé ; au ministère de l’Intérieur, on confirme ce dimanche matin qu’il s’agissait d’une attaque à l’arme de guerre.

Pour le patron de la police de Seine-Saint-Denis, l’usage d'une telle arme de guerre est une première, « Je n’en avais entendu parler que dans les affaires de grand banditisme » et « c’est la première fois, et je travaille depuis longtemps en banlieue parisienne, que je vois utiliser des armes de ce calibre dans le cadre des violences urbaines. » précisait le policier, cité par plusieurs médias.

Au QG des polices de France, on publie un communiqué très tôt ce matin : "Attendus par les occupants de deux véhicules", les policiers ont essuyé "le tir d’une rafale d’arme automatique" et ont "réussi à mettre en fuite leurs agresseurs" puis à "rattraper un des détenus qui tentaient de s’enfuir", selon ce communiqué.

Le fugitif rattrapé, avait été interpellé samedi après-midi à La Courneuve dans la cité HLM des 4000, réputé pour son insécurité croissante et perpétuelle. "Connu des services de police et de justice", selon des sources proches de l’enquête citées par l’AFP, il était suspecté d’avoir tiré contre des policiers à l’aide d’un pistolet à grenaille lors d’une intervention de ceux-ci. Lors des faits, justement il était de retour de l’hôpital Jean Verdier de Bondy, non loin de La Courneuve, pour un examen médical comme il est d’usage lors de chaque garde à vue.

Faudra-t-il envoyer l'armée pour nettoyer sécuriser les banlieues

A La Courneuve, la violence contre la police "commence à couler dans les veines de dizaines de voyous". Pour eux, "il s’agit d’une occupation première", d’une "manière de posséder enfin un but", expliquait un jeune habitant des 4000, par téléphone à Radinrue.com, il souhaitait garder l’anonymat en ajoutant pour conclure : "si des soldats de l’armée viennent ici, cela paralysera vite, ne serait-ce que par l’image, les ardeurs criminelles de beaucoup".

De leur côté les policiers, au travers des syndicats de la police "réclament plus d’effectifs, et davantage de moyens" pour sécuriser et rétablir l'odre dans les quartiers difficiles.

Enfin, pour conclure, soulignons que la ministre de l'interieur, Michèle Alliot-Marie adresse ses félicitations aux policiers et exprime son entier soutien à tous leurs collègues confrontés chaque jour à des situations périlleuses pour assurer leurs missions. Puis de promettre que "tous les moyens seront déployés pour retrouver les auteurs de cet acte inadmissible et les présenter à la justice".

Source : Radinrue.com


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