Cérémonies du 8 mai 2009 : Le président Sarkozy rend hommage à l'Armée d'Afrique - Débarquement de Provence 1944
Par PC le dimanche 10 mai 2009, 07:59 - Actualité - Lien permanent
Sainte-Maxime : Anniversaire du 8 mai 1945
Seconde guerre Mondiale
Hommage de Nicolas Sarkozy à l'Armée d'Afrique
Sur la plage de la Nartelle, à Sainte-Maxime, dans le
Var, le président Nicolas Sarkozy a célébré la
capitulation allemande. Elle s'est produite en deux temps : 7
mai 1945 à Reims, puis deux jours plus tard à Berlin. Le débarquement de Provence s'est, pour sa
part, produit le 15 août 1944, avec des soldats américains et
des troupes françaises issues pour l'essentiel des colonies africaines et
asiatiques.
Dans son discours, Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de saluer les Spahis, les Tabors marocains, les Tirailleurs sénégalais... Il a également déclaré que les
Français devaient "ne rien oublier, mais ne plus haïr", avant de conclure : "Ne
plus haïr, mais ne rien oublier... Pour demain, ne pas subir".
Il a rappelé l'importance historique du débarquement de Provence,
postérieur de deux mois au débarquement de Normandie, le 6 juin
1944 : "En débarquant sur ces plages sous le feu meurtrier de
l'ennemi, en incorporant dans leurs rangs, au fur et à mesure de leur
progression, les Forces françaises de l'intérieur FFI, en rétablissant partout
l'autorité de l'État et la souveraineté de la Nation, ils étaient davantage que
des soldats victorieux : ils étaient la France qui rentrait chez elle, qui
retrouvait son honneur et sa dignité."
Source : Jean Guisnel - Le point.frAnniversaire du 8 mai 1945 - Victoire Seconde Guerre Mondiale
- Musique et chansons : Le chant des Africains sur FNCV.COM
- 6 juin 1944 : Le débarquement en Normandie
- Le débarquement en Provence : Aout 1944
- Musiques et chansons de la Seconde Guerre Mondiale 1939 -1945 sur FNCV.COM
- La seconde Guerre Mondiale 1939 - 1945
- Le 8 mai 1945 : Victoire des Alliés - Capitulation de l'Allemagne Nazie
WW2 - World War 2 - Seconde Guerre Mondiale - victoire 8 mai 1945 - Armistice - Débarquement Normandie
Commentaires
J'ai assisté avec joie à la retransmission télévisée de la cérémonie commémorative du 8 mai 1945 dur TF1, et je regrette que notre amicale du 68° RAA n'ai pas cru bon de m'inviter.
Le 15 Août 1945 j'appartenais à la deuxième batterie du 68°, et j'étais alors chef de pièce du char 420289 qui fut la première pièce d'artillerie à débarquer en fin de matinée sur la plage de la Nartelle.
C'était le LST N° 33 qui nous transportait depuis Oran. une compagnie de zouaves et une section du Bataillon médical n°15 étaient du voyage.
L'équipage était grec, et la défense anti-aérienne était anglaise.
Sans doute cet oubli volontaire est le différent qui m'a opposé à mon chef de corps lors du débarquement du 8 novembre 1942. Les rancunes sont longues dans l'armée, et les pétainistes d'alors ont toujours une dent contre ceux qui affichaient des idées subversives c'est à dire gaullistes.
La place de la Nartelle c'est beaucoup transformée depuis l'époque 1944.
Je possède encore les documents de l'époque composés de cartes-photos aériennes de la plage sur laquelle nous aurions du débarquer, Fréjus-Plage en début de matinée et le changement de plage est du à la résistance des troupes allemandes.
Bien amicalement, en espérant que l'année prochaine, cet oubli sera réparé. En l'espérant je vous adresse mes sincères salutations.
André Laffont
J'ai assisté avec joie à la retransmission télévisée de la cérémonie commémorative du 8 mai 1945 dur TF1, et je regrette que notre amicale du 68° RAA n'ai pas cru bon de m'inviter.
Le 15 Août 1945 j'appartenais à la deuxième batterie du 68°, et j'étais alors chef de pièce du char 420289 qui fut la première pièce d'artillerie à débarquer en fin de matinée sur la plage de la Nartelle.
C'était le LST N° 33 qui nous transportait depuis Oran. une compagnie de zouaves et une section du Bataillon médical n°15 étaient du voyage.
L'équipage était grec, et la défense anti-aérienne était anglaise.
Sans doute cet oubli volontaire est le différent qui m'a opposé à mon chef de corps lors du débarquement du 8 novembre 1942. Les rancunes sont longues dans l'armée, et les pétainistes d'alors ont toujours une dent contre ceux qui affichaient des idées subversives c'est à dire gaullistes.
La place de la Nartelle c'est beaucoup transformée depuis l'époque 1944.
Je possède encore les documents de l'époque composés de cartes-photos aériennes de la plage sur laquelle nous aurions du débarquer, Fréjus-Plage en début de matinée et le changement de plage est du à la résistance des troupes allemandes.
Bien amicalement, en espérant que l'année prochaine, cet oubli sera réparé. En l'espérant je vous adresse mes sincères salutations.
André Laffont
Débarquement de Provence Sarkozy oublie volontairement les 173000 Français
d'Algérie qui débarquèrent à la Nartelle.
Hommage à ceux qui débarquèrent en
Provence
Le 8 mai 2009, le Président de la République s’est
rendu dans le Var, à La Nartelle, pour rendre
hommage aux libérateurs de la Provence. Nous
nous en sommes réjouis. Il était grand temps que
soit célébrée, comme il se devait, le 15 août 1944,
date du débarquement de Provence, et que soit
franchement reconnu le rôle majeur, le rôle capital
que ce débarquement a joué dans la libération de la
France.
Pourtant dans le discours prononcé ce jour là par le
Président de la République, à côté des mots qui ont
ému, il y a eu ceux qui ont blessé et il y a eu aussi
les omissions qui ont profondément choqué.
Débarquement de Provence 15 août 1944
- Les Français d'Algérie oubliés dans le discours de Nicolas
Sarkozy
Pourquoi donc jamais il n’a été fait une référence explicite à la merveilleuse Armée d’Afrique, cette armée
exemplaire où la fraternité était plus grande que partout ailleurs, cette armée qui rassemblait combattants appartenant
à la terre d’Afrique depuis des temps immémoriaux (ils étaient 173 000) et combattants appartenant à cette même
terre depuis quattre, cinq ou six générations, les « pieds noirs » (ils étaient 168 000). Rien ni personne ne pouvait les
séparer ; ils étaient tous Français, ils étaient tous Africains. A eux étaient venus se joindre les glorieux 20 000
Evadés de France et, en janvier 1944, ce seront 35 000 Français de Corse qui les rejoindront.
A leur tête ils avaient un Pied Noir, le futur Maréchal Juin, le Libérateur de Rome, qui a fait l’admiration tant des
Anglais que des Américains. S’ ils n’avaient pas vaincu en Italie, si au préalable l’Armée d’Afrique n’avait pas
remporté contre l’Africakorps, en Afrique du Nord, une victoire décisive, il n’y aurait pas eu de débarquement de
Provence.
Si les Spahis, les Tabors et les Tirailleurs Sénégalais (et non les Zouaves, les Goumiers, les chasseurs d’Afrique, le
Tirailleurs algériens, marocains et tunisiens, la Légion etc) ont été au moins mentionnés dans le discours présidentiel
comme « troupes coloniales », c’est malheureusement pour ajouter qu’ils se sont battus "pour la France comme s’ils
se battaient pour leur Mère-Patrie ", eux, ces soldats qui se sont battus avec tant de courage et tant d’ardeur
justement parce qu’à l’époque la France était leur Mère-Patrie !
En ce 8 mai, une fois encore, nous n’étions pas dans le juste hommage mais dans la repentance ! En séparant les
frères d’armes, en oubliant l’Armée d’Afrique constituée de combattants de toutes confessions, ce n’étaient ni nos
pères, ni nos grands pères qui étaient honorés.
Si l’on songe que le débarquement de Normandie n’a pas réuni plus de 1 000 combattants métropolitains, on mesure
mieux le sacrifice particulier consenti par cette Armée d’Afrique constituée de quelque 400 000 hommes. On mesure
aussi, la proportion l’hommages qu’elle mériterait. Mais les mots ne peuvent venir...
Dans ce même esprit de repentance, deux jours plus tard, le Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants a eu, à
propos des Harkis, des mots totalement inacceptables qui amènent à se demander s’il ne cherche pas à se faire réélire
à Batna plutôt qu’à Mulhouse.
ALLOCUTION DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
- 64ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 -
La Nartelle (Var) – Vendredi 8 mai 2009
Monsieur le Premier Ministre
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Monsieur le Président du Conseil Régional,
Monsieur le Président du Conseil Général,
Monsieur le Maire de Sainte-Maxime,
Mesdames et Messieurs les élus,
Nous voici donc réunis en ce 8 mai pour commémorer la fin de la 2è Guerre Mondiale.
C’est l’occasion pour chacun d’entre nous de nous souvenir une fois encore de ce qu’après tant de sang,tant de
larmes, tant de douleurs, la paix nous a apporté.
Pendant des siècles, le destin de l’Europe a été scellé par l’esprit de revanche. Pendant des siècles, chaque guerre
préparait la suivante, le meurtre appelait le meurtre et la souffrance réclamait la vengeance.
Le 8 mai nous ne célébrons pas seulement la libération de notre patrie, nous ne célébrons pas seulement la victoire
sur le nazisme. Le 8 mai nous célébrons aussi une victoire sur nous-mêmes.
Ne rien oublier, mais ne plus haïr : voilà comment ceux qui furent grands dans la guerre furent plus grands encore
dans la Paix.
On ne prend la mesure de cette grandeur, qu’en n’oubliant pas nous-mêmes ce qu’ils ont enduré et ce qu’ils ont
accompli en se battant au péril de leur vie.
Nous devons haïr la guerre avec son cortège d’horreurs et de souffrances. Nous devons haïr la guerre qui est
absurde.
Mais nous devons rendre hommage à ceux auxquels l’engrenage fatal d’une folie meurtrière ne laissa pas d’autre
choix que de prendre les armes pour défendre les plus belles valeurs humaines.
Ils avaient le sens de l’honneur.
Ils étaient dignes.
Ils étaient courageux.
Ils étaient généreux.
Ils étaient fraternels.
Ceux de nos compatriotes qui ont fait leur devoir.
Soldats de la France Libre et de l’armée de l’ombre, résistants des maquis, ce furent des héros.
Si j’ai souhaité que cette année la commémoration du 8 mai ait lieu ici, à Sainte-Maxime, c’est pour rendre un
hommage particulier à ces héros qui débarquèrent sur les plages, vos plages, ces plages le 15 août 1944.
Ce jour là, à 3h30 du matin les bombardements commencent.
A 4h30 les parachutistes sautent sur Le Muy et l’occupent.
A 5h30 les quatre cents canons de 250 navires de guerre ouvrent le feu sur les positions allemandes.
60 000 hommes s’apprêtent à se ruer entre le Cap Nègre et Saint-Raphaël.
Les troupes de débarquement sont américaines et sont françaises. Et parmi elles, je veux leur rendre un hommage
particulier, il y a les Spahis, il y a les Tabors marocains, il y a les tirailleurs sénégalais.
La Résistance les attend. Depuis des semaines elle prépare le jour J avec l’Etat-major allié. Son aide va être décisive.
L’avance est rapide.
Le 17 août, les alliés ont déjà installé une tête de pont de 70 km de long sur 20 de profondeur.
Le 28, c’est Marseille et Toulon qui se trouvent libérés.
250 000 soldats français sont engagés dans ces opérations. Ils formeront avec le renfort de 114 000 FFI, la 1ère
Armée française qui, avec de Lattre, libérera l’Alsace et bousculera l’armée allemande jusqu’au
Danube.
A ces soldats qui se sont si bien battus le Général de Tassigny, commandant en chef de la 1ère Armée française dira
au jour de la Victoire : " vous avez fait votre devoir et parfois plus que votre devoir ".
Le débarquement de Provence ne décide pas de l’issue de la guerre, mais il joue un rôle absolument décisif dans la
participation de la France à la victoire finale.
Depuis Bir Hakheim et Koufra jusqu’au Mont Cassin, une poignée de combattants dont les rangs n’ont cessé de
grossir pour devenir une armée se sont couverts de gloire sur tous les champs de bataille.
Mais c’est ici, sur les plages de Provence que commence véritablement la reconquête de la France par elle-même. En
Normandie mais ce sont les Alliés qui constituent la force principale. En Provence ce sont
les troupes françaises qui fournissent l’essentiel de l’effort. Beaucoup d’entre elles se sont battues en Italie. Elles ont
reçu les renforts de la division d’infanterie coloniale et de deux divisions blindées.
Les troupes coloniales montrent un courage admirable. Tout le temps qu’ils participeront à l’épopée de la 1ère
Armée, ils se battront pour la France comme s’ils se battaient pour leur mère-patrie. Ils ne seront
économes ni de leur peine, ni de leur sang. La France n’oubliera jamais leur sacrifice.
Elle n’oubliera jamais, la France, les soldats américains tombés à leurs côtés sur ces plages. Et nous célébrerons le 6
juin leur souvenir avec la visite du Président Obama en France.
La France n’oubliera jamais les soldats alliés couchés sur la terre de Normandie.
La France n’oubliera jamais ses enfants morts pour racheter le déshonneur de la défaite, pour racheter lahonte de la
collaboration et pour racheter l’humiliation de la servitude. Ils se battaient pour qu’à leur tour
leurs enfants, nous-mêmes, n’aient pas à rougir de ce qu’auraient accompli leurs pères. Ils se battaient pour leur
transmettre cette fierté d’être Français que pendant quatre ans la France à leurs yeux avait
perdue.
Pour eux, ces combattants, la vraie France, ne pouvait être ailleurs que dans le coeur de ceux qui avaient choisi de se
battre pour elle parce que l’idée de l’abaissement de la France leur était absolument
insupportable.
En débarquant sur ces plages sous le feu meurtrier de l’ennemi, en incorporant dans leur rang, au fur et à mesure de
leur progression, les Forces Françaises de l’Intérieur, en rétablissant partout l’autorité de l’Etat
et la souveraineté de la Nation, nos compatriotes étaient davantage que des soldats victorieux : ils étaient la France,
la France qui rentrait chez-elle, la France qui retrouvait son honneur et la France qui retrouvait
son unité.
Avec le premier soldat français qui met le pied sur le sol provençal, avec le premier char de Leclerc qui rentre dans
Paris, avec le premier résistant qui vient se battre au grand jour au côté des Français libres, la
France redevient la France.
Mes chers compatriotes,
Nous devons apprendre à nos enfants à ne pas être prisonniers du passé. Mais nous devons aussi apprendre à nos
enfants à être fiers de leur pays, à être fiers de la France, de ce que les générations qui les ont
précédés ont accompli de grand, ont accompli de noble, ont accompli de beau.
Nous devons leur montrer l’exemple de ces jeunes français qui se sont sacrifiés à une cause qui leur semblait plus
grande que leur propre vie. Et c’est grâce à tous ces martyrs qu’aujourd’hui nous sommes un
peuple libre. Nous ne pouvons pas oublier ce sacrifice et ce que nous leur devons.
Je veux rendre hommage aux vétérans de cette guerre atroce qui à un moment tragique de notre histoire ont eu la
force et ont eu le courage de dire " non ".
Je veux leur dire que ce qu’ils ont fait ne doit pas seulement relever de l’histoire. Ce qu’ils ont fait doit continuer de
faire partie de la mémoire vivante de notre pays.
La France Libre, la Résistance, c’est une partie de notre identité nationale. C’est l’expression la plus haute et la plus
compréhensible de nos valeurs.
Ne plus haïr, mais ne rien oublier…
Pour, demain, " ne pas subir ".
Vive la République,
Vive la France.
N'oublions surtout pas que l'encadrement de ses hommes venus d'Afrique était pour l'essentiel des volontaires formés à l'Ecole de Cherchell, école prestigieuse qui a formé non seulement pour les Campagnes de Tunisie , d'Italie de France et d'Allemagne , mais aussi pour l'Indochine et plus tard pour l'AFN où nous avons fourni 90% des chefs de section..Notre drapeau, celui de cherchll, s'honnore de la croix de guerre avec palme reçue en 1950, puis de la Légion d'honneur en 1963, et enfin de la mention AFN 1952-1962. Notre amicale l'ANCCORE s'efforce de retrouver tous ses anciens élèves et son site ( emicherchell.com ) traduit notre volonté de rendre hommage à tous ses volontaires ,ses instructeurs et chefs , à tous ses morts au champ d'honneur et à son drapeau . Nous n'étions que des volontaires de vingt ans , dont le métier des armes n'était pas notre destin , mais nous l'avons fait et cela mérite qu'on ne nous oublie pas .
Raconte nous ta life André !!
Meuh non je rigole Dédé !
Meuh non je rigole Dédé !
Meuh non je rigole Dédé !
Star chez les punks ?