Rencontrés hier, à l’entrée de l’établissement, les parents de ces élèves ont vivement dénoncé l’acharnement médiatique qui n’a fait qu’exacerber les choses et embourbé davantage, selon eux, leurs enfants dans ce problème.
Ils ont également dénoncé l’acharnement des autres parties de cette affaire, en l’occurrence, l’administration et la direction de l’établissement scolaire qui «n’ont fait que mal interpréter un événement anodin et prendre des mesures aux lourdes conséquences».

Furieux mais désarmés, ces parents ne savent plus à quel saint se vouer. «C’est de l’acharnement, pourquoi leur faire ça, ce sont des enfants studieux, ils sont en train de mettre fin à leur vie, dites-moi ce qu’ils vont faire sans école!», a déclaré sous couvert de l’anonymat la mère d’un des cinq élèves impliqués dans cette affaire.
Un autre père dénonce, quant à lui, les anomalies relevées dans les procédures qui ont suivi ces actes.

Il précise ainsi que les parents des élèves concernés n’ont reçu aucune convocation pour assister au conseil de discipline.
Pis encore, il indique qu’ils n’ont pu prendre connaissance du contenu du rapport et qu’ils n’ont même pas été tenus au courant des griefs retenus à l’encontre de leurs enfants.

Un autre indique qu’il a appris l’exclusion de son fils de l’établissement lorsque celui-ci est revenu chez lui et le lui a annoncé, et cela, sans aucun préavis.
Les élèves ont déclaré quant à eux, qu’ils n’«ont pas fait ce geste pour porter atteinte à l’emblème national» précisant que le drapeau algérien «rouge, blanc et vert» est resté intact, qu’il n’a pas été déchiré et qu’aucun drapeau français n’a été accroché à sa place.

Le directeur de l’établissement apporte une autre version des faits. Il relate l’incident en précisant que «ces élèves s’apprêtaient à accrocher au-dessus du tableau, le drapeau français fraîchement dessiné, et que (...) le drapeau national de l'Algérie a été un peu déchiré lorsqu’il a été arraché de son emplacement».
Seulement voilà, le surveillant général du même établissement apporte sa version des faits en totale contradiction avec celle avancée par le premier responsable du lycée. Le surveillant soutient, en son âme et conscience, qu’il avait vu «l’emblème national qui est resté intact».

Quant à l’agent d’entretien qui aurait surpris les élèves en pleine action, sollicité pour donner quelques précisions sur l’affaire, il n’a tout simplement pas voulu répondre à nos questions.

Par ailleurs, les tuteurs des cinq élèves ont annoncé qu’ils allaient prendre un série de mesures et frapper à toutes les portes afin d’élucider cette affaire.
Ils ont appelé dans ce sens, les autorités concernées à désigner une commission d’enquête pour suivre cette affaire, ainsi que la mobilisation d’un huissier de justice pour faire le constat des faits.

Source : Forum Algérie

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... Silence médiatique total en France !

NDLR : Alors que des milliers de sites, blogs et forums sur Internet ont évoqué cette affaire, les médias français ont choisi de ne pas s'en faire l'écho. Rappelons nous qu'à Paris, l'incident des supporters tunisiens sifflant la Marseillaise lors d'un match de football a fait couler des flots d'encre et envahi nos écrans de télévision.

Nous donneront-ils la raison de leur silence ? Qu'un tel hommage ait été rendu à la France sur le sol algérien leur aurait-il paru choquant ?