La violence des cités entre même à l'école, symbole de la République

"Ce n’est pas une violence de l’école mais une violence qui vient à l’école", "c’est profondément choquant, c’est un sacrilège", a ajouté le ministre alors que sa collègue ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a fait part dans un communiqué de sa "profonde indignation".

Selon l’inspecteur d’académie, Daniel Auverlot, qui s’est aussi rendu sur place, "c’est un affrontement entre cités qui aurait pu se passer au stade ou au centre commercial", mais qui s’est déroulé "dans un lycée qui est le contraire de la caricature d’un établissement de cité".

C’est au moment des entrées et sorties d’élèves à l’interclasse de 10H30 que les assaillants, selon le rectorat, se sont dirigés "directement vers la salle de permanence à la recherche d’un élève". Ils ont réussi à le blesser à la lèvre d’un coup de couteau, blessant et bousculant d’autres personnes, dont une enseignante griffée superficiellement au thorax par un couteau.

Parmi les douze élèves et enseignants blessés légers, quatre ont été hospitalisés quelques heures. L’élève cible des assaillants était opéré mardi après-midi pour sa blessure à la lèvre, a précisé M. Xavier Darcos.

L’intrusion du groupe a donné lieu à "une rixe" et "des affrontements" dans la salle entre les agresseurs et certains élèves présents, selon une source judiciaire. Du mobilier a été jeté au sol et une vitre brisée par les intrus.

D’après le rectorat, une "rivalité amoureuse" liée à une "très ancienne rivalité de bandes originaires de deux cités de la ville, "les Dahlias" et "Chesnay" serait à l’origine de l’intrusion.

Situé dans une zone pavillonnaire, à proximité d’un autre lycée, le lycée Jean-Baptiste Clément est "un bon lycée, bien géré" et d’"habitude bien sécurisé", selon M. Darcos.

Dès la fin de matinée, un renfort de sécurité a été mis en place aux abords de l’établissement. (Source AFP).  Mais au delà des déclarations indignées, des lamentations et des incantations, va-t-on enfin poser les vraies questions ? Pénétrer en bande armée, organisée et cagoulée dans un établissement scolaire dans le but d'y blesser des enseignants et des élèves n'est pas un simple délit : c'est un crime caractérisé.

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Le mot "racaille" est-il excessif pour nommer les auteurs de tels actes de violence barbare ? L'un des agresseurs mineurs a été retrouvé avec ses vêtements tachés du sang de ses victimes et a reconnu les faits. Va-on le relâcher ou va-t-on le placer dans un centre fermé, doux foyer où trois éducateurs seront dédiés à sa seule personne pour lui expliquer avec douceur et surtout sans éclats de voix et sans le brusquer comment on doit se comporter dans un pays civilisé ? Nous attendons la réponse. NDLR