27 février 2009 - Au moment où une sortie de crise avec le LKP se profile en Guadeloupe, c’est au tour de la Martinique de s’embraser. Hier, le préfet de l’île a même lancé un «appel solennel» à la population pour qu’elle ne sorte pas «sans motif valable» après 19 heures. Mais il a toutefois refusé d’employer le terme de « couvre-feu ».

Après la Guadeloupe... La Martinique s'embrase... Couvre-feu ou pas ?

La Martinique est en proie à une grève générale depuis le 5 février 2009 contre la vie chère, mais jusqu’ici le conflit n’avait pas pris une tournure aussi dure que dans l’île voisine de la Guadeloupe. A Fort-de-France, la nuit de mercredi à jeudi a été marquée, comme la précédente, par des violences. Au total, une cinquantaine de magasins ont été pillés, quinze voitures incendiées et des barrages en feu érigés.

Plusieurs témoignages recueillis sur les ondes de la radio RCI ont fait état de groupes de jeunes armés braquant les automobilistes à l’aide de fusils avant de leur voler leur voiture. Selon un bilan officieux, les violences auraient fait au moins douze blessés parmi les forces de l’ordre. Une centaine de personnes auraient été interpellées. Près d’une trentaine de coups de feu ont été tirés. « Si cela continue comme cela, il va y avoir un drame », a averti le préfet de la Martinique Ange Mancini, qualifiant la situation d’« extrêmement grave ».

Source : Timothée Boutry - Le Parisien.fr

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NDLR : L'économie est exsangue et les banques dans le rouge. Qui va encore payer la casse ? Selon un récent sondage d'opinion, les Guadeloupéens se déclarent très attachés à la France pour 80%, tandis que 51% des Français seraient favorables à l'indépendance de la Guadeloupe.

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