Actes isolées ou prémices d'un second front du Hezbollah ?

Alors pourrait-il s'agir du Hezbollah, qui avait initié en 2006 un raid meurtrier contre Israël, déclenchant une riposte de grande ampleur ? Mardi 6 janvier 2009, le chef du groupe islamiste chiite Hassan Nasrallah, qui dispose d'un représentant au sein du gouvernement de Beyrouth, avait laissé entendre que son mouvement ne mènerait pas d'offensive contre Israël tout en déconseillant à l'État hébreu d'ouvrir un second front au Liban : "La guerre de 2006 fera figure de promenade de santé pour les Israéliens s'ils s'aventurent à lancer une nouvelle attaque", avait-il promis.

"Pas de signes de tension au sud Liban" pour la FINUL

En attendant l'arrivée du président français, Nicolas Sarkozy, à At Tiri, au camp UN-245, le point.fr a rencontré le général Olivier de Bachinchove, un cavalier parachutiste aujourd'hui chef d'état-major de la FINUL et représentant de la France au Sud-Liban. À ses yeux, la situation dans cette région apparaissait comme relativement stable, mais il se voulait d'une grande prudence dans son analyse : "Ce qui est certain, c'est qu'aussi bien nous-mêmes à la FINUL que l'armée libanaise déployée dans la région, nous ne ressentons pas de signes de tension. Mais nous savons que tout peut changer dans la nuit ou demain matin (mercredi matin, NDLR), sans prévenir." Le général Olivier de Bachinchove insistait sur le fait que la FINUL et l'armée libanaise patrouillent dans la zone en permanence, jour et nuit, mais que des éléments peuvent leur échapper. La preuve en a été apportée jeudi matin...

Pour l'heure, tous les acteurs du conflit à Gaza croisent les doigts en espérant que le Hezbollah libanais n'ouvrira pas un second front, et c'est très précisément ce que Nicolas Sarkozy a martelé mardi lors de son passage à Beyrouth. Il avait à cette occasion rencontré le président de la République libanise Michel Sleimane.

Une rapide traversée de la région, à la veille de la fête de l'Achoura célébrée mercredi, a permis de constater que la vie ordinaire a repris au Sud-Liban : les commerces sont ouverts, les habitants circulent dans les rues, les cérémonies familiales se tiennent visiblement sans encombre à la nuit tombée. Les champs sont labourés, et les stigmates de la guerre du sud-Liban de 2006 paraissent largement effacés, si ce n'est des éclats dans les murs qui n'ont pas disparu.

Les militaires français qui ont reçu la visite de Nicolas Sarkozy ne sortent de leurs camps que pour effectuer des patrouilles et mener quelques opérations de soutien à la population. Ils appartiennent actuellement, pour l'essentiel, au 1er/2e régiment de chasseurs de Verdun, au 35e régiment d'infanterie de Belfort, au 152e régiment d'artillerie de Colmar et à trois régiments d'artillerie (1er, 8e, 54e). La FINUL compte au total 12.300 hommes répartis en deux secteurs. Les Français de l'opération Daman sont 1.300 - plus 500 marins affectés à la composante maritime - et mettent en oeuvre les seuls armements lourds de la mission de l'ONU : un escadron de chars Leclerc, des moyens d'artillerie sol-sol et sol-air, des radars de contre-batterie Cobra.  

Source : Jean Guisnel - Le Point.fr

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...Dernière minute...19:14 08/01/2009...
Au 13ème jour de l'offensive israélienne, en raison de l'intensité des combats aujourd'hui, l'ONU décident de suspendre ces activités humanitaires à Gaza... Les Etats Unis demandent à Israël d'allonger la durée du "couloir humanitaire" qui est 3 heures chaque jour... La France et la Grande Bretagne tente d'élaborer un plan d'urgence avec arrêt immédiat de combats...