Le porte-parole de l'armée israélienne, le capitaine Benjamin Rutland, a indiqué à l’AFP : "Notre offensive a pour objectif d'améliorer la situation sécuritaire à long terme de la région bordant la bande de Gaza" et vise aussi à "renforcer les capacités dissuasives de l'armée".

"Si les tirs criminels contre Israël et ses citoyens ne cessent pas totalement, Israël aura recours à tous les moyens et tous les types d'actions légaux dont il dispose pour faire en sorte que l'ennemi mette un terme à ses agressions illégales", a déclaré Ehoud Barak, le ministre de la Défense d’Israël.

Le vice-Premier ministre de l’Etat hébreu, Haïm Ramon, a affirmé que le but de l'opération est de faire tomber le régime islamiste du Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007.

La menace d’une offensive terrestre de Tsahal sur la bande de Gaza

L’un des chefs d'état-major israéliens, le général Dan Harel, a déclaré que "Après l'opération, il ne restera plus aucun bâtiment du Hamas debout à Gaza."

L’armée d’Israël qui a mobilisé 6.500 réservistes, a déployé d’importants renforts d'infanterie et de blindés sur le secteur frontalier du territoire palestinien. Tout ceci  laisse planer la menace d'une offensive terrestre massive, sans précédent de puis la Guerre des Six Jours en 1967, sur la bande de Gaza. Une offensive qui pourrait "durer des semaines" selon un porte-parole de l'Etat hébreu.

La proposition du président palestinien, Mahmoud Abbas, de procéder à des consultations avec tous les partis palestiniens, y compris le Hamas, sur l'opération israélienne, a été rejetée par le Hamas.

Une escalade de la violence pourrait conduire à l’ouverture d’un second front au nord par le Hezbollah, qui dispose d’environ 40000 missiles et roquettes ainsi qu’à une reprise de l’Intifada en Cisjordanie, ce qui pourrait déstabiliser le président Mahmoud Abbas, voire une fuite massive vers l'Egypte de réfugiés palestiniens et de combattants du Hamas... Afin d’éviter un scénario dramatique, l’Egypte s’emploie actuellement à la négociation d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Les Etats-Unis, l'ONU et l'Europe dans tout cela ?

Proches de l’Etat d’Israël depuis des décennies, fortement présents et impliqués dans la région du Moyen Orient, ils ne peuvent que s’inquiéter de la tension actuelle.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a discuté avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon et des dirigeants du monde arabe pour tenter de restaurer un cessez-le feu entre Israël et le Hamas.

Assurément, un dossier brûlant et urgent de plus à gérer pour le président élu Barak OBAMA, qui prendra ses fonctions le 20 janvier 2009… Comme si la crise économique ne suffisait pas...  

Une réunion d'urgence, à l'initiative de Bernard Kouchner, des ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne, est prévue mardi après midi, afin d'établir une position commune. Le président de l'UE, jusqu'au 31 décembre 2008, Nicolas Sarkozy, rentré le 30 décembre du Brésil, ne s'est pas encore exprimé au sujet de cette crise. 

* ndlr : Pour en savoir plus sur la vie des habitants de cette zone frontalière entre Palestine et Israël, vous pouvez regardez le documentaire TV de la chaîne Arte « Gaza Sderot, la vie malgré tout ». Cette série de reportages est visionnable en ligne.