Nouvelles menaces sur la Somalie
Par PC le samedi 27 décembre 2008, 00:17 - Actualité - Lien permanent
Une paix très fragile en Somalie par
manque de soldats de l'Union Africaine
La paix est menacée en Somalie avec la décision que vient de prendre Addis-Abeba. Les troupes éthiopiennes stationnées en Somalie vont complètement se retirer de ce pays «d’ici la fin de l’année 2008». Le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères, Wahide Belay, qui donne l’information sur RFI, souligne que «les espoirs d’Addis-Abeba ont été déçus».
La raison :
l’Union africaine devait déployer huit
mille hommes en renfort des troupes éthiopiennes présentes en Somalie
depuis deux ans pour le maintien de la paix. Les Casques bleus
ne sont en réalité que trois mille quatre cents sur le terrain.
L’ONU, elle, ne semble pas prête pour une intervention en
Somalie. Cette décision du départ des soldats éthiopiens place la force de paix
dans une situation délicate face aux extrémistes. D’autant plus qu’il y a une
semaine, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Seyum Mesfin, a évoqué
«un possible retrait des troupes éthiopiennes et dans la foulée, des soldats
africains».
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D'un effectif estimé à 3000 hommes, ces troupes servent de protection à la mission de paix de l’UA (Amison) déployée à Mogadiscio. Un accord signé entre le gouvernement somalien de transition et son opposition dominée par des islamistes modérés, stipulait que les troupes éthiopiennes déployées en Somalie devaient se retirer avant le 21 novembre 2008 de certaines parties des villes de Beledweyne, au centre, et de Mogadiscio; puis de tout le pays d’ici début 2009. L’application de cet accord, commencée dès le 17 novembre, a été interrompue par les Shebab, combattants islamiques qui mènent des attaques meurtrières en Somalie.
Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a effectivement confirmé que si les Ethiopiens s’en vont, certaines troupes de l’UA ne voudront pas rester en Somalie. Les disputes au sein du gouvernement de transition en Somalie sont, entre autres, à la base du mécontentement d’Addis-Abeba, à en croire le ministre Seyum Mesfin, qui a déclaré que «ces désaccords étaient la cause de l’impasse du processus de paix». Arguant de la menace que représentent les islamistes pour le régime d’Addis Abeba, l’armée éthiopienne était intervenue en Somalie fin 2006.
Source : Ernest Aka Simon - Fraternité Matin, Abidjan
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Cette situation pourrait en effet être le début d'un scénario-catastrophe :
- Qui va remplacer les troupes éthiopiennes, burundaises et ougandaises, qui représentent près de 6.000 hommes ?
- Qui va s'opposer aux attaques des extrémistes islamiques ?
- La Somalie va-t-elle à nouveau sombrer dans le chaos ?
- Quelles conséquences pour les pays voisins comme le Tchad et l'Ethiopie ?
PC FNCV

Commentaires
Stabiliser la Somalie ?
A première vue cela semble indispensable, pour ce pays, ces habitants et ses voisins... Mais aussi pour freiner et controler les actes de piraterie maritime dans le golfe d'Aden... Cette artère de communiquation vitale entre la Chine, l'asie, les pays pétroliers et l'Europe.
Pour cela il faudrai que l' Union Africaine ne soit pas qu'un simple "Comité des Sages", sans réel pouvoir, mais qu'elle puisse se doter au moins d'une force d'action rapide sous sa compétence. Mais quant on voit comment l'Europe a du mal à mettre sur pied la sienne... Cela promet encore de beaux jours aux pirates, intégristes islamistes, soudards et putchiste de tout poils. :-(
La menace de paix est mondiale…."21 éme siècle "…..tu parles…. avec les actes de pirateries qui perturbent les pays d’Afriques, les casques bleus ne savent plus comment intervenir …, les aides alimentaires ont du mal à parvenir à destination …..
En somalie, en détournant des navires , le problème met la vie de million de gens en danger….et à cause de cela, les propriétaires de gros bâtiments , ne veulent plus leurs venir en aide.…les risques sont trop énormes …..Il faudrait des navires de guerre.....et bref.......
les problèmes de la somalie peuvent être régler entre somalo-somalien, mais l'ingérence des pays industriels et notamment l'egypte, l'arabie-saoudite, l'italie et l'éthiopie qui ne donnent pas l'occassion d'intaurer une solution négociée entre somalien, c'est mon opinion...
il faut qu'en principe tous les antagonistes se réunissent sur la même table pour régler leurs différents sans ingérence ni entraver des puissants étrangers.