D'un effectif estimé à 3000 hommes, ces troupes servent de protection à la mission de paix de l’UA (Amison) déployée à Mogadiscio. Un accord signé entre le gouvernement somalien de transition et son opposition dominée par des islamistes modérés, stipulait que les troupes éthiopiennes déployées en Somalie devaient se retirer avant le 21 novembre 2008 de certaines parties des villes de Beledweyne, au centre, et de Mogadiscio; puis de tout le pays d’ici début 2009. L’application de cet accord, commencée dès le 17 novembre, a été interrompue par les Shebab, combattants islamiques qui mènent des attaques meurtrières en Somalie.

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a effectivement confirmé que si les Ethiopiens s’en vont, certaines troupes de l’UA ne voudront pas rester en Somalie. Les disputes au sein du gouvernement de transition en Somalie sont, entre autres, à la base du mécontentement d’Addis-Abeba, à en croire le ministre Seyum Mesfin, qui a déclaré que «ces désaccords étaient la cause de l’impasse du processus de paix». Arguant de la menace que représentent les islamistes pour le régime d’Addis Abeba, l’armée éthiopienne était intervenue en Somalie fin 2006.

Source : Ernest Aka Simon - Fraternité Matin, Abidjan

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Cette situation pourrait en effet être le début d'un scénario-catastrophe :

  • Qui va remplacer les troupes éthiopiennes, burundaises et ougandaises, qui représentent près de 6.000 hommes ?
  • Qui va s'opposer aux attaques des extrémistes islamiques ?
  • La Somalie va-t-elle à nouveau sombrer dans le chaos ?
  • Quelles conséquences pour les pays voisins comme le Tchad et l'Ethiopie ?    

PC FNCV