Première Guerre Mondiale : Les fraternisations de Noël 1914
Par PC le lundi 8 décembre 2008, 00:17 - Actualité - Lien permanent
À
Frelinghien, près d'Armentières, une stèle commémore désormais la première
fraternisation de Noël 1914 entre des soldats anglais et
allemands. Cette stèle rappelle le célèbre match de football entre soldats
anglais et allemands pendant une trêve, au moment de Noël 1914. Un
événement auquel a participé Pénélope Fillon, femme du
Premier ministre François Fillon, et «première Galloise
de France», qui a inauguré le monument aux côtés du maire, Monsieur Michel
Pacaux, le 11 novembre 2008.
« Joyeux Noël 1914 »
Fraternisation au coeur des tranchées de la première guerre
mondiale
La magie de Noël avait opéré le 25 décembre 1914. À Frelinghien, où se situait la ligne d'affrontement entre les soldats Anglais et Allemands, a eu lieu l'une des trêves de Noël pendant lesquelles les militaires de chaque camp déposaient les armes pour quelques heures. Des historiens ont retrouvé les traces de cette fraternisation à Frelinghien et ont échangé leurs informations sur un forum de discussion. Celui-ci leur a permis de rencontrer des personnes qui s'intéressaient aux deux régiments se combattant dans la commune en 1914.
Bière des Allemands contre cigarettes et pudding des Anglais
D'un côté se trouvait le Royal Welsh Fusilier et de l'autre le
6e Jäger Bataillon. Les Allemands occupaient le village de Frelinghien
et la... brasserie. Ils ont donc apporté des fûts de bière aux Anglais qui leur
ont offert du plum pudding et des cigarettes.
Un match de football a même été organisé entre les deux
régiments. Puis les chants de Noël ont été interprétés en commun.
Pour commémorer ce fait exceptionnel, des historiens et des familles de soldats ayant vécu cette fraternisation ont souhaité matérialiser cette trêve sur le terrain. Une stèle portant le symbole de chaque unité a donc été installée à l'endroit où a eu lieu cet échange de cadeaux. Et comme les recherches sur le régiment anglais se sont déroulées autour de Llanover, dans le pays de Galles, qui est également le village natal de Pénélope Fillon, épouse du Premier ministre, Michel Pacaux, le maire, a trouvé tout naturel d'inviter la « première Galloise de France ». Pénélope Fillon a accepté et elle a suivi toute la cérémonie, paraphant le livre d'or qui marque cette nouvelle journée historique pour le village.
L'après-midi, un match de football a été organisé entre les soldats des délégations anglaise et allemande.
Source : La Voix du Nord
Source image : Film Joyeux Noël du
rélisateur français de Christian Carion (2004)
Acteurs : Diane Kruger, Guillaume Canet, Benno Fürmann, Gary Lewis, Dany
Boon, Daniel Brühl, Ian Richardson, Bernard le Coq, Alex Ferns. Nomination du
meilleur film étranger au Oscars. Sélection officielle au Festival de Cannes. 6
nominations aux Césars.

Commentaires
A propos du film "Joyeux Noël"
Extrait d'un mémoire de Coralie Jacquot, professeur d'histoire-géographie à Rozoy sur Serre (Aisne)
… il est incontestable que des fraternisations ont eu lieu en 1914. Le chant semble avoir tenu une place importante en tant qu’élément déclencheur. Plusieurs témoignages s’accordent pour dire que dans la plupart des cas ce furent les Allemands qui commencèrent à chanter des chants de Noël (Stille Nacht, heilige Nacht), créant un effet magique dans la tranchée opposée, de l’autre côté du no man’s land. Le chanteur était alors applaudi ou suivi dans son chant par les soldats des deux camps chantant chacun dans leur langue respective. « Dans l’Argonne, le 130e Württemberg eu droit à un récital du chanteur Kirchoff.
Emballés, les soldats français de la tranchée opposée grimpèrent sur les parapets et applaudirent tant et si bien que Kirchoff bissa le morceau ». Ces chants firent probablement prendre conscience aux soldats des deux camps que cette période revêtait pour tous le même caractère symbolique: tous auraient préféré être dans leur foyer. Ils prirent conscience qu’à ce moment précis ils n’étaient pas si différents les uns des autres. Il ne faut pas oublier que le chant est un élément essentiel dans le processus fusionnel d’un groupe. Tous étaient des hommes qui souffraient et étaient loin de leurs familles. A partir de ce moment, les fraternisations étaient possibles.
© Coralie Jacquot, Rozoy sur Serre (Aisne)
C’est avéré, il y a bien eu à Noël 1914 des fraternisations sur le front.
Et pourtant, ce sujet longtemps considéré comme tabou, a été en France très peu commenté. Il aura fallu en 2005 la sortie au cinéma du film de Christian Carion Joyeux Noël pour que les Français dans leur grande majorité ait connaissance de ce phénomène certes éphémère. Mais comme l’écrivait dans son journal le soldat britannique Tapp « s’entre-tuer à Noël ne me paraît pas bien ».
Néanmoins, il est un point sur lequel les historiens peuvent continuer à se quereller, si bon leur semble et encore… Cela concerne plus le terme adéquat pour qualifier ces « fraternisations » comme on les a nommées. Car s’agit-il de fraternisation ou de trêve tout simplement ? Fraterniser, selon le dictionnaire Le Robert c’est « faire acte de fraternité, de sympathie ou de solidarité ».
Or la fraternité (qui vient du latin fraternus signifiant frère) est un lien établissant des rapports fraternels. Est-ce donc réellement le terme approprié ? Si on se réfère aux témoignages de ce livre mis à part des échanges de cigarettes et autres barres de chocolat, quelques discussions voire parfois une partie de football, il n’y a pas eu d’accolades (ce qui se conçoit), de gestes fraternels au sens propre du terme.
« Trêve » ne serait-il pas le vocable qui représenterait le plus les scènes qui se sont déroulées ? A priori, non. Toujours selon le dictionnaire Le Robert, une « trêve » est « une cessation provisoire des combats par convention des belligérants ». Et là, point de convention ni d’accord mais plutôt un cessez-le-feu implicite survenu en certains lieux du front et non sur l’ensemble de celui-ci. Pour preuve, le canonnier anglais B.C. Myatt qui a écrit dans ses carnets : « 24 décembre. C’est la veille de Noël. Pas très joyeux, un bombardement sévère toute la nuit. »
Il y a donc eu fraternisations entre Britanniques et Allemands, Russes et Allemands mais également entre Français et Allemands… mais pas uniquement au cours de ce premier Noël de guerre. Louis Barthas dans ces Carnets fait état d’une trêve dans la première quinzaine décembre 1915 dans le secteur Neuville-Saint-Vaast en raison de pluies diluviennes écroulant les tranchées tant françaises qu’allemandes : « En maints endroits de la première ligne, les soldats durent sortir des tranchées pour ne pas s’y noyer ; les Allemands furent contraints d’en faire de même et l’on eut alors ce singulier spectacle, deux armées ennemies face à face sans se tirer un coup de fusil. » Pas de tirs, des regards échangés entre les deux camps. Une méfiance, une prise de conscience réciproque de tant de souffrances endurées avant que n’interviennent quelques échanges de tabac, de vins etc.
Il y eut aussi d’autres actes en 1917… Ces trêves, fraternisations, accords tacites quelque soit le vocable qu’on leur attribue ont eu lieu au cours de la guerre dite de position c’est-à-dire entre la fin de l’année 1914 – au moment où s’est interrompue la guerre de mouvement – et le printemps 1918 où a pris fin la guerre de position. Ce phénomène laisse à penser que nous sommes en présence d’un élément constitutif de la guerre de tranchée. On ne peut se maintenir « pendant des semaines, des mois, des années dans un état facteur de colère ou d’exaltation » (commandant Henches, avril 1916).
Ce livre, outre ces « fraternisations » – nommons-les ainsi – qui, il faut le souligner et les auteurs le font parfaitement ont – hormis Noël 1914 – souvent été de petits faits.
Leur nombre et l’adhésion des soldats à ces actes laissent à penser qu’ils sont dus aux circonstances de cette guerre car comme l’a souligné un historien allemand, s’il n’y avait pas eu de guerre de tranchées, la Grande Guerre n’aurait pas duré quatre ans ! Par contre, si ce conflit avait été une guerre de mouvement, il n’aurait pas duré un an, les belligérants auraient usé leurs armées, quant aux nombres de victimes… ?
Ce livre recense, cite les divers cas connus de fraternisation qui se sont déroulés sur le front d’Ouest mais aussi d’Est. Ces trêves ont eu lieu et si certains se montrent encore sceptiques sur leur existence – comment font-ils ? –, des références aux J.M.O. (Journal de Marches et Opérations) rédigés par des officiers finiront certainement par les convaincre, celui du 30e R.I., de la 56e brigade, de la 17e brigade – côté français – en font état. Des journaux de tranchée comme Marmita (16 janvier 1915) les évoquent également.
Mais ne perdons pas de vue le fait que les trêves formelles pour ramasser les blessés et les morts ont été probablement plus importantes qu’on ne le pense même si des milliers de malheureux sont morts sur le no man’s land au bout de longues heures d’agonie… Il souligne un fait essentiel : ces hommes – qu’ils soient français, allemands – n’avaient qu’une seule envie : rentrer chez eux et vivre en paix !
Frères de tranchées, le titre ne pouvait pas être mieux choisi. Plus qu’ennemis, ces combattants, d’un camp ou de l’autre, étaient bien frères… de misère, de chair à canon.
Jean-Pascal Soudagne
FRERES DE TRANCHEES de Marc Ferro, Rémy Cazals et Olaf Mueller - Perrin, « Tempus »
Cette période de guerre mondiale de 14/18 pour beaucoup de poilus qui se trouvaient devant un conflit des plus meurtriers de l’histoire, noël représentait pour eux les jours heureux passés avec leurs proches.
Cette trêve leurs a permis de sortir de la "boue "et de retrouver un peu de "dignité " perdu…après cette fraternité de nombreux poilus ont payé cette trahison….si trahison il y a eu !!! Dans quel état d'esprit étaient-ils ?
Tous ont enduré les mêmes souffrances, comment leurs jeter la pierre sachant que le conflit à fait des millions de morts, laissés des veuves et des d‘orphelins.
Que dire d’autre sur ce qui a été dit dans les commentaires précités ci-dessus ; qu’ils ont accompli avec un courage exemplaire leurs devoirs, chose peut-être, que certains critique n’auraient pas eu le courage ………………..
Mes respects à eux, aux familles aux combattants, donc je suis.
cet trêve a parmi de donner une sepulture a peu pré décante a cet combattant ouvrier paysan et les bourge était a l'arrière planqué dans leur soirée mondaine la triste loi du riche et pauvre tu né riche tu né pauvre met sur un champs de bataille tu vois la différence
tu as très bien dit pour les planqués de l arrière comme c est officiers d un notre âge un verre dans la main et un cigare dans l autre et des médailles sur leurs uniformes souvent donner
par ce qu il donne des ordres a des kilomètre des première ligne comme aujourd hui a nous les petites médailles a eux la légion d honneur c est pour ça que long doit pas juger des hommes
qui chante ou qui parle avec l ennemi quand t on ne vie et mange pas dans la même merde que ses soldats et pour les autres militaires et civils planqué il non rien a dire
ce film est très bien dommage que le gouvernement ne respecte pas sont armée pour c est service rendu pour la France.
et au non de dieux vive la colonial vive la France vive l armée
Bonjour,
Il est vrai qu'à cette époque, nos pauvres poilus étaient bien seuls dans ces tranchées. Ils n'étaient que de chair à canon. Ce film "Joyeux Noël" je l'ai regardé plusieurs fois. Avec cette boule à la gorge et le coeur serré. Ces hommes qui se haïssaient, soudain avec la fête de Noël, fraternisent. Alors qu'à l'arrière tous ces bourgeois, fêtent ce Noël bien au chaud, au coin du feu, un verre de bon vin à la main. Et ces Officiers supérieurs pour qui les Médailles hornent le buste. Médailles bien méritées par rapport aux nombreux morts au champ d'honneur.
Rien n'a changé, la société n'a pas changé. Il y a ceux à qui ont fait toutes sortes d'honneurs. Bien assis derrière leur bureau, avec des placards qui tiennent à peine sur la poitrine. Et les pauvres soldats, qui sur tous les territoires payent de leur vie, le bien fondé des ces bourgeois.
Ancien miltaire, je fais parti des oubliés du TCHAD!!!!!!!
Amitiés à tous.
"AU NOM DE DIEU, VIVE LA COLONIALE"
Attention,il faut être objectif et ne pas tomber dans la caricature ! A nos amis de la colo allez donc sur le site ""mémoires des hommes"" et lisez les journeaux de marche des régiments.Vous verrez ainsi combien de capitaines et lieutenants , enfants de bourges comme vous dites sont tombés à côté de leurs hommes en montant à l'assaut des tranchées adverses.Quant à ce Noël 1914 ,je vais aller à contre courant. En effet, je ne crois pas à une ""fraternisation"" mais plutôt à une trève.Je n'y crois pas car dans mes souvenirs d'enfants je me souviens très bien de la haine tenace qu'avaient mes grands pères et grands oncles à l'égard ""du boche"" et jamais une seule fois je ne les jamais entendus parler d'une quelconque ""fraternisation"" avec l'ennemi.Quant aux "" historiens ""qui n'y étaient pas mais qui savent!, ils écrivent beaucoup noircissent ou embellissent selon les circonstances (J'en ai pour preuve les conneries écrites sur le guerre d'Algérie! ) Ils peuvent le faire en toute tranquilité car ceux qui pourraient leur prouver le contraire de ce qu'ils avancent reposent en paix et pour l'éternité.
Attention,il faut être objectif et ne pas tomber dans la caricature ! A nos amis de la colo allez donc sur le site ""mémoires des hommes"" et lisez les journeaux de marche des régiments.Vous verrez ainsi combien de capitaines et lieutenants , enfants de bourges comme vous dites sont tombés à côté de leurs hommes en montant à l'assaut des tranchées adverses.Quant à ce Noël 1914 ,je vais aller à contre courant. En effet, je ne crois pas à une ""fraternisation"" mais plutôt à une trève.Je n'y crois pas car dans mes souvenirs d'enfants je me souviens très bien de la haine tenace qu'avaient mes grands pères et grands oncles à l'égard ""du boche"" et jamais une seule fois je ne les jamais entendus parler d'une quelconque ""fraternisation"" avec l'ennemi.Quant aux "" historiens ""qui n'y étaient pas mais qui savent!, ils écrivent beaucoup noircissent ou embellissent selon les circonstances (J'en ai pour preuve les conneries écrites sur le guerre d'Algérie! ) Ils peuvent le faire en toute tranquilité car ceux qui pourraient leur prouver le contraire de ce qu'ils avancent reposent en paix et pour l'éternité.
Excusez moi cette double parution.Problèmes de messagerie depuis une semaine
michel on ne vous parle pas des chef de section car l'encadrement et primordial on ne met pas tous le monde dans le même sac la plupart qui peuve en parler on connu des accrochage on a etait volontaire et on a u la chance de ne pas connaître ce que nos ainé que je respecte on bravement défendu les valeurs de notre france ci belle met qui ce barre en c;;;;;;;;;;;; vous m'avait compris je ne ferai pas de polémi et la plupart ma compris et j ai parler de trêve si il i a u trêve sa a parmi de soufflé au ancien et de vider les mort au combat dans cet enfer merci et au nom de dieu vive la colo
n'oublions pas que la guerre 14 18 a continué dans les balkans avec des français bon film a voir capitaine conan
bonjour ,
J'ai découvert ce film ce dimanche ( joyeux noel ) . Ce film ma boulversé , je n'avais jamais resenti ce genre de sentiment a l'egard d'un film.
Pourriez vous m'indiquer si des livres , film ou encore des documentaire sont disponible . merci
je vois votre debat sur fraternisation ou treves . Je pense juste que quelque soit treve ou fraternisation .Des hommes qui on respecter un cesser le feu le soir de noel est une grande preuve de respect envers chacun et la tradition de noel . Et aussi la preuve que l'etat ce sert toujours de leur citoyen .
Bonjour,
Je fais réponse au n° 8, Michel.
Michel, je ne visais pas les bourges et les fils de bourges, qui comme tous les poilus en ont bavé dans ces tranchées et de cette guerre qui n'a pas de nom, hormis: "Une boucherie".
Je faisais allusion aux officiers supérieurs, Généraux et autres plus haut dans la société à l'époque, voir même certains hommes politiques.
Je ne veux blesser personne.
Juste un jugement personnel.
Amicalement.
Raphaël DELLE-CASE.
Donc un monument a été érigé à Frelinghien. Mais j'ai lu sur Internet que le réalisateur du film Christian Carion, avait projeté d'en faire ériger un aussi à Neuville Saint-Vaast, lieu d'un épisode de fraternisation (suite à des inondations des tranchées) le 10 décembre 1915. Les derniers échos de ce projet que j'ai lus datent de 2006; depuis silence radio ! Quelqu'un en sait-il plus ?
cetait triste
moi je trouve ca genial, ils ont compris bien des annees avant nous que tuer son double n est pas une bonne chose, et pourtant ont continue a le faire , a croire que c est dans les gennes ???
Bordel de merde, vive la coloniale !
Avons-nous le droit de juger cette triste date du 24 décembre 1914 …..?
Serions nous assez sots pour aller jusqu’à accuser nos compatriote de trahison ……
18 Ange Surement pas !!
Il faut avoir à l'esprit que les guerres sont déclarées par des gens notoirement incompétents dans leur domaine pour faire assumer leurs déficiences par des gens innocents et totalement incapables de juger de la véracité de ce qu'on leur sert. Ils ne demandent pas à trouer la peau d'un autre pour des idées qu'ils ne sont pas capables de comprendre. Je parle bien sûr pour 14-18 ou 39-45 les autres guerres ont été idéologiques et celles à venir plus encore. Elles seront "inexpiables, car la vraie haine les motivera - comme au moyen age où nous retournons tranquillement -.
Les pauvres soldat qui ont fraternises ce soir de Noel le 24 Decembre 1914 ont du avoir bcp de tristesse de reprendre le combat en pensent qu'ils eu fraternise la veille....Cela doit etre tres tres rare dans une guerre!
cool pour mon expo