La France compte actuellement douze dates de célébrations commémoratives, dont cinq on été instaurées par Jacques Chirac.

  • Le 10 mai, date de la célébration de l'abolition de l'esclavage,
  • Le 8 juin, hommage aux morts de la guerre d'Indochine,
  • Le 16 juillet, hommage aux Justes de France, ayant sauvé des Juifs pendant l'Occupation allemande,
  • Le 25 septembre, hommage aux Harkis,
  • Le 5 décembre , hommage aux morts de la guerre d'Algérie

« Assez de repentance ! »

On se souviendra de cette exclamation lâchée par le président de la république Nicolas Sarkozy, «Assez de repentance !», lorsqu'il succéda à Jacques Chirac.

Le rapport Kaspi est clair : «Les commémorations publiques et nationales sont trop nombreuses… Trop de commémorations revêtent un caractère spécifique et catégoriel… Le clientélisme ou le communautarisme mémoriel provoque des revendications nouvelles et incessantes».

Selon le rapport d'André Kaspi, 3 dates commémoratives de portée nationale seraient suffisantes et renforcées "en véritable ciment de la mémoire collective". Les autres dates, ne seraient pas supprimées, mais pourraient donner lieu à des cérémonies plus réduites, locales ou limitées à une seule année, comme par exemple le 60e anniversaire du débarquement en Normandie ou l’appel du 18 juin.

Le secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens Combattants, Jean-Marie Bockel se dit contre une prolifération mémorielle, mais souhaite conserver les commémorations existantes. Ainsi a-t-il déclaré a l'AFP, lors d'une réunion avec ses homologues de l’Europe :

"Autant je suis contre l'inflation mémorielle, autant je suis contre la remise en cause de commémorations existantes, qu'elles soient nationales ou autres".

Faut-il être pour ou contre une France de la repentance...
Sommes-nous dans une inflation mémorielle ?

Et puis, est-ce vraiment la même chose ?