Génocide du Rwanda : Riposte des officiers français devant les tribunaux
Par PC le jeudi 6 novembre 2008, 11:55 - Actualité - Lien permanent
Le Rwanda accuse la France et les militaires français
Dans un communiqué en date du 5 Août 2008, le gouvernement rwandais de Kigali accuse la France d’avoir participé à la préparation et à la mise en exécution du génocide commis au Rwanda en 1994.
Les militaires ayant servi au Rwanda de 1990 à 1994, et en particulier ceux qui ont participé à l’Opération Turquoise, auraient « pleinement pris en charge le projet génocidaire », plusieurs d’entre eux étant désignés nominativement comme comptant parmi les « personnalités militaires françaises les plus impliquées dans le génocide ». Ces accusations graves et infondées ne peuvent rester sans réponse.
C’est pourquoi, une dizaine d’officiers mis en cause, atteints dans leur honneur, ont décidé de donner une suite judiciaire aux accusations ainsi portées, devant la Justice de notre pays. Ils ont déposé plainte le 4 novembre pour diffamation contre X devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.
Les soldats français ont rempli de manière digne et exemplaire, sous les yeux de nombreux observateurs, la mission qui leur a été assignée au Rwanda par le Gouvernement et le Président de la République. Les Nations Unies - ONU - et la Communauté internationale leur en ont donné acte en 1994.
En 1998, une Commission Parlementaire française a écarté toute ambiguïté possible sur leur action.
Les accusations portées sont indignes et inacceptables. Elles visent des hommes qui ont mis fin au génocide, sauvé des milliers de vies et permis d’éviter une catastrophe humanitaire en persuadant trois millions de personnes fuyant au Zaïre de rester au Rwanda.
Ces accusations s’appuient sur le contenu et les conclusions d’un rapport de commande dit « Rapport Mucyo ». Présents sur le terrain, nous sommes en mesure d’affirmer que ces accusations reposent sur de nombreux faux témoignages.
Les officiers requérants font confiance à la Justice française pour donner à leur requête la suite qui conviendra.
Source : ASSOCIATION FRANCE TURQUOISE
Le Président : Jean Claude Lafourcade
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Commentaires
Bonjour
Ils veulent quoi la ? Des sous ? Y en a plus !
Par contre nous avons une armée de gens bien entrainés prêt à venir (et la le webmaster va surement me corriger )
pret à venir vous foutre sur la gueule si vous continuer vos imbécilités.
C'est en tout cas la méthode que j'emploierai quitte à me mettre tout le monde sur le dos mais elle serai mienne
jusqu'à ce que les olibrius de tout poil comprenne qu 'on ne s'attaque pas impunément à la France;Jusqu'à ce que la simple vu de Notre Drapeau, leur inspire le respect, voir la crainte.
En venant vous voir, je ferai d'ailleurs un détour par le Cameroun, j'ai des marins à chercher !
si ce commentaire en heurte certains ou certaines, il y a de la place au States.
Je dis cela car apparament pour certains c'est le nouvel Eldorado si tu est tant soit peu basané;
Et c'est nous que l'on traite de raciste....
comme tu dit claude on et fauché si tu vie en couple en retraite ta pas l'augmemtation ya pu de goulouse goulouse fermé le banc
Bonjour
Ce que dit Claude ne peu être qu 'approuvé, pour moi je les laisserais avec leurs problèmes. Faire un vide sidéral en Afrique...
Bien entendu avant, aller chercher en force nos ressortissants .
Nous sommes avec nos Officiers et Soldats.
Col ER Yves Jonis
Nous voilà encore au bang des accusés !!! Parait-il que nous étions au courant des préparatifs du génocide ? Que nous avons participés au génocide….ainsi qu’à son exécution ? De graves accusations ! La France ne peut rester sans réponse .
Que veulent-ils ? De la repentance ! Des têtes ? Des sous ! Qui se "cache" derrière tout çà… et qui les "poussent "à agir ainsi !!!
Si la France a fait des erreurs, le Rwanda en a fait d’autres et des "pires" envers son peuple….comment un pays comme Nous peut-il faire des "courbettes" et des "salamalecs" à des gens pareils…..
Dire que nous avons été le seul pays à demander une intervention de l’ONU au Rwanda pour arrêter les massacres ….."un proverbe Marseillais dit, " fait du bien à Bertrand il te le rendra en c......"
Je viens de lire vos réflexions sur le Rwanda.
C'est vrai , il n'y a plus d'argent pour beaucoup d'entre nous. Sauf pour augmenter une catégorie de personnel, qui dilapide le peu d'argent à refaire ses bureaux à son gout.
Qui à placé la bombe dans l'avion qui tua le Président de ce pays ????
Qui commença les tueries ????
Enfin qui à fourni les armes et l'argent. Se sont les mêmes agitateurs dans tous les pays africains. Là personne n'en parle , même pas les journalistes, il est sûr que ceux-ci préfèrent payer les taleb pour vendre leur torchon.
L 'Afrique est en proie depuis des décennies à des querelles ethniques, tribales, et intéresse beaucoup de pays dont la chine qui ne cesse de prêter de l'argent et des armes sachant que ces pays ne pourront jamais rembourser d'ou un envahissement certain dans quelques années.
Ce n'est pas avec quelques soldats que la FRANCE pouvait faire quelque chose. De toute façon les rois nègres viennent toujours en FRANCE demander de l'argent depuis plus de trente ans .Encore avec le TCHAD? le SENEGAL et autres, c'est devenu une habitude. Et ces rois achètent de belles villa en région parisienne. Reconnaissons le c'est l'argent du contribuable. MERCI LES PETITS FRANCAIS.
Les seules erreurs c'est de ne pas avoir intervenu de suite, et de laisser s'enliser la situation.
Deux choses l'une : ou on laisse tout tomber en Afrique . Ou, on maintient un regard et une force armée .Difficile car les intérets de ce continent son ENORMES ET RICHES.
Ne nous laissons pas faire par quelques pantins enrobés de peau de panthère armés de kalaches qui ont à peine soixante ans de civilisation........
Pour finir les officiers qui étaient présents ont bien obéis aux ordres . Mais en AFRIQUE nous sommes vite débordé par certaine situation.........................
Alain JUPPE
Lettre au Général LAFOURCADE
Mon général,
J’ai lu avec beaucoup d’attention l’article que vous avez publié dans le Monde le 20 mai dernier sous le titre ma vérité sur l’opération turquoise au Rwanda.
Je tiens à vous redire, que votre vérité est aussi la mienne.
Comme j’ai eu l’occasion de le déclarer devant la mission d’information parlementaire de notre Assemblée Nationale en 1998, je suis scandalisé par la tentative de réécriture de l’histoire qui vise à faire porter sur la France tout ou partie de la responsabilité de l’abominable génocide Rwandais.
Sous l’autorité d’Edouard Balladur, le Gouvernement Français a tout fait en 1993 et en 1994 pour encourager la réconciliation entre les forces politiques Rwandaises qui se déchiraient.
Nos efforts ont permis la conclusion des accords d’ARUSILA dont la mise en œuvre a commencé au début de 1994.
Après l’attentat qui a couté la vie au Président Rwandais et Bugandais et qui a été suivi par le déclenchement de la tragédie, la France a été l’une des premières puissances à dénoncer le génocide.
Devant la carence de la communauté internationale qui s’était traduite à la fois par le retrait des casques bleus du Rwanda et l’inaptitude du conseil de sécurité des Nations Unies à prendre les initiatives souhaitées par le Secrétaire Général, la France a été la seule à s’engager dans l’action humanitaire de protection des populations.
Ce fut l’opération turquoise qui a été menée dans le strict respect du mandat que nous avions reçu du conseil de sécurité des Nations Unies. Nos soldats, comme vous l’écrivez, ont agi avec courage, loyauté et abnégation et ont sauvé des dizaines de milliers de vies.
Comme je l’ai déclaré devant la mission d’information parlementaire, l’opération turquoise fait honneur à la France et à son Armée.
Je tenais à vous redire ce que j’ai déjà eu l’occasion de déclarer publiquement et à vous apporter mon total soutiens.
Vous pourrez faire de cette lettre l’usage public que vous jugerez utile.
Alain JUPPE
Chose faite.......
dimanche 14 août 2011
Nous venons d’apprendre que le Président du Rwanda, Paul Kagamé, pourrait se rendre en visite en France le 12 septembre prochain.
Nous n’avons naturellement pas à commenter la reprise des relations diplomatiques de la France avec le Rwanda que nous n’avons jamais contestée. Mais nous constatons que M. Kagamé n’a pas retiré ses accusations de participation directe au génocide à l’encontre des soldats français qui ont servi au Rwanda, en particulier lors de l’opération Turquoise. Le Président de la République, à qui nous avons demandé de s’exprimer publiquement sur ce sujet, n’a pas cru devoir répondre, à ce jour, à cette légitime demande. Si rien n’est fait, une telle visite ne pourra que contribuer à inscrire dans l’Histoire l’affirmation selon laquelle des soldats français ont participé au génocide Rwandais en 1994. Cette falsification des faits, déshonorante pour l’armée française, est naturellement inacceptable.
La communauté internationale et les responsables politiques de l’époque l’ont pourtant affirmé clairement : l’opération Turquoise s’est exactement déroulée, sous les yeux de nombreux observateurs, dans les conditions prévues par la résolution 929 des Nations Unies en respectant strictement les directives du Gouvernement français. Elle a permis de sauver plusieurs dizaines de milliers de vies et d’arrêter l’exode massif au Zaïre des populations fuyant devant l’avance des troupes du FPR du général Kagame. Cette intervention est à l’honneur de la France et la mission d’information parlementaire présidée par Paul Quilès en 1998 a par ailleurs rejeté toute implication de notre pays et de son armée dans le génocide.
Or les accusations contre l’armée française perdurent. Des plaintes ont été déposées par des rwandais au Tribunal aux armées de Paris, en 2005 puis en 2010, accusant les soldats français de « crimes contre l’humanité et de complicité de génocide ». Le 7 avril 2007, le Président Kagame déclarait publiquement que les soldats de Turquoise « étaient venus au Rwanda pour tuer les tutsis ». En août 2008 le Gouvernement rwandais, dans un communiqué officiel, accusait la France et l’armée française « d’avoir participé à l’exécution du génocide » en publiant une liste d’officiers mis en cause. En l’absence de réactions du Gouvernement français, ces officiers ont porté plainte contre le Ministre rwandais signataire du communiqué. Nous déplorons que, malgré nos multiples demandes, les procédures en cours ne soient toujours pas instruites à ce jour, car nous attendons que la vérité apparaisse au grand jour.
Ces accusations ont été qualifiées de « tissu de mensonges » par Monsieur Alain Juppé et les « témoignages » sur lesquels elles s’appuient sont instrumentalisés. Elles proviennent d’un régime dont la nature plus qu’autoritaire est de plus en plus soulignée par la communauté internationale. Les Nations Unies, dans un Rapport publié le 5 Octobre 2010, accusent le régime rwandais d’avoir massacré des centaines de milliers de personnes dans la décennie 1990.Plusieurs pays et de nombreuses organisations gouvernementales ou non gouvernementales, dénoncent aujourd’hui les graves atteintes aux Droits de l’Homme dans ce pays. Ils soulignent la répression politique, les restrictions aux libertés individuelles et à la liberté de la presse. Plusieurs pays occidentaux, prenant acte de ces dérives, ont décidé, au cours de ces derniers mois, de prendre leurs distances avec ce régime et les chefs d’Etat espagnol, belge et britannique ont refusé de recevoir le Président Kagamé. Dans le contexte actuel, l’attitude complaisante de la France à l’égard d’un tel régime ne pourra qu’être très mal comprise.
La normalisation des relations avec le Rwanda n’implique pas fatalement une visite de M. Kagame en France. En l’absence de démenti ou de dénonciation formelle des très graves accusations portées, nous ne pouvons en effet admettre, avec le soutien de plusieurs grandes associations patriotiques, que l’honneur des soldats ayant servi la France au Rwanda soit ainsi bafoué.
Source A. F.T