Les psychiatres le décrivent comme potentiellement dangereux, "son comportement de séduction", écrivent-ils, "s’accompagne d’une volonté d’emprise avec manipulation et violence".
D’ailleurs, il a même été sanctionné en détention pour avoir eu une relation sexuelle contrainte avec une visiteuse au cours d’un parloir au mois d’aout.

Dans son arrêt du 17 octobre dernier, la Cour d’Appel de Paris écrit que la détention de cet homme est nécessaire mais hélas, à la dernière ligne, au lieu de conclure : "La Cour confirme l’arret de placement en détention", il est écrit "la Cour infirme" la détention.

Erreur typographique fatale : le violeur a été remis en liberté dans la soirée, sous contrôle judiciaire strict, lui imposant notamment de remettre son passeport, de pointer au commissariat et de ne pas rencontrer les victimes.

Dernière minute : 24/10/2008 - 11:30

En ces temps de reforme de la justice et de  fronde des magistrats, la ministre de la justice, Rachida Dati, a demandé aux responsables de la cour d'appel de Paris "de lui apporter le plus rapidement possible les éléments d'information permettant d'établir les raisons" de cette regrettable remise en liberté.

Les avocats des victimes de Jorge Montes, un violeur présumé remis en liberté jeudi soir, vont attaquer l'État pour faute lourde du service public de la justice.

Source : France-info - Jean-Philippe Deniau