Quatorze insurgés auraient été tués au cours des combats, d'après une estimation de la Force internationale d'assistance et de sécurité, ISAF. Un soldat français a été touché par une balle, mais celle-ci a été arrêtée par son gilet pare-balles et il s'en est tiré avec un hématome.

Au cours de l'engagement, les servants d'un poste de tir de missiles Milan ont été contraints de se replier, laissant sur place leur matériel ainsi que deux missiles. « Malgré des tentatives répétées, il n'a pas été possible de les récupérer. Le poste de tir pèse 16 kg, les missiles 11 kg chacun. Il fallait choisir entre la vie des hommes et le matériel », a expliqué le porte-parole militaire.

Perte problématique de 2 missiles antichar Milan

Les tentatives visant à détruire le lance-missiles Milan et ses munitions (le Milan est une arme antichar, mais qui peut être utilisé contre des positions défensives) ont échoué. Les soldats « étaient trop près des maisons et le risque de dommage collatéral trop grand. Les insurgés cherchent systématiquement l'imbrication dans les villages afin de limiter nos possibilités d'action » et pour provoquer « des dommages collatéraux. Mais il n'y en a pas eu ».

Le lieutenant-colonel Louisfert reconnaît « que la perte des missiles est problématique », mais il ajoute : « Les utiliser avec efficacité demande un certain savoir-faire, une formation.» Samedi, les forces de la coalition étaient retournées, pour la première fois, depuis l'embuscade du 18 août, qui avait causé la mort de 10 soldats, jusqu'au village de Sper Kunday, dans la vallée d'Uzbin.

Source : Ouest - France

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