Un escadron du 1er Régiment de Hussards Parachutistes en Afghanistan
Par PC le dimanche 5 octobre 2008, 18:43 - Actualité - Lien permanent
Les bérets rouges du 1er RHP déployés en
Afghanistan
Le 3e escadron du 1er Régiment de hussards parachutistes (RHP) composé de 120 bérets rouges est parti, mardi matin 30 septembre 2008, de l'aéroport de Roissy, par un vol de l'aviation civile, vers l'Afghanistan pour relever des militaires français « dans la région de Kaboul ».
Les Tarbais ont fait le voyage avec leurs camarades du 3e RPIMa de Carcassonne. L'information a été officiellement donnée comme telle, mardi après-midi, par le chef de corps dans son bureau du quartier Larrey à Tarbes, le colonel François Villiaumey, méfiant à l'idée de décrire où les parachutistes tarbais seront déployés.
Ils le seront, en tout cas, dans un pays où l'année 2008 se présente comme la plus meurtrière pour les soldats des forces internationales depuis la chute du régime des talibans, fin 2001, en Afghanistan.
L'AFP, qui a fait un récent comptage, parle de « 221 soldats étrangers, en majorité américains, qui ont péri en Afghanistan depuis le début de l'année » sur un total de près de 70.000 soldats (issus de 40 nations) présents. L'embuscade du 18 août dernier, qui a coûté la vie à 10 militaires français, et de plus récentes démontre, s'il en est, que les forces de l'OTAN ne sont pas les bienvenues.
Source : AFP - La Dépêche
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Commentaires
Tarbes. Les consignes du colonel aux soldats du 1er RHP en Afghahistan «J'ai regardé chaque soldat dans les yeux»
Entretien avec le colonel Villiaumey, chef de corps du 1er RHP depuis le 10 juillet, relaté dans la Dépêche.
Départ. « Les soldats du 1er RHP sont partis par trois vagues successives. Les derniers [le 3e escadron] sont partis dans la nuit de lundi à mardi, vers 1 heure du matin. Rejoindre leurs camarades dans la région de Kaboul, où nous sommes depuis 2003, avec une mission de reconnaissance. C'est un escadron d'investigation avec des véhicules légers qui va à la recherche de renseignements. »
Les consignes aux soldats. « Je leur ai donné des consignes de prudence et d'extrême rigueur dans la préparation des missions. Ils sont tenus de patrouiller pour recueillir des informations auprès de la population dans les zones habitées. Ce qui correspond bien à la façon dont les gens doivent aborder leur mission sur le terrain. Depuis l'embuscade du 18 août, nous nous sommes efforcés de recentrer les paras sur des notions de terrain, de compréhension du relief. Faire en sorte que les gens soient très concentrés dans leur mission. »
La polémique sur le manque de moyens des militaires français lors de missions de reconnaissance. « Pour nous, c'est une polémique qui n'est pas professionnelle sur le manque de moyens. On sait qu'en mission, on part avec le nécessaire - munitions, communication, vivres - le ravitaillement arrive normalement. Mais c'est aussi vrai que quand on s'engage dans une mission, on le fait avec ce qu'on a dans son sac et dans les véhicules. »
Contexte de guerre. « Le moment où l'on a appris les combats du 18 août et les pertes des soldats a été un moment d'émotion et de solidarité dans le régiment. La situation en Afghanistan est certes plus difficile que dans d'autres théâtres d'opération mais où la situation peut aussi basculer en une nuit. On a remarqué qu'il y avait eu une grande émotion nationale. »
Le moral des paras du 3e escadron à l'heure de leur départ. « Les gens qui viennent de partir sont confiants sur le sens de leur mission et qu'ils vont rejoindre leurs frères d'armes. Avant leur départ, je leur ai tous serré la main et j'ai regardé chacun d'entre eux dans les yeux. Quand un escadron quitte le régiment pour une mission à l'étranger, lors de la cérémonie, on monte la flamme de l'escadron en haut du mât des couleurs. Elle ne redescend que lorsque l'escadron est de retour. C'est symbolique mais ça permet de penser à ceux qui sont partis. »
Le comportement des familles de militaires et leur lien avec le régiment. « Le départ s'est fait avec beaucoup d'émotion. Autant les soldats reprennent rapidement le dessus, mais les familles n'ont pas le même ressenti, c'est logique. Le régiment est très attentif à ce qu'elles ne retrouvent pas prises - pour prendre l'image d'un lac - dans la glace de l'isolement. Nous maintenons le lien avec elles par le biais d'une assistance matérielle, juridique, parfois sociale. Pour le départ de nouvelles troupes en Afghanistan, nous avons organisé une journée d'information pour les familles qui sont venues nombreuses. On a même vu venir à cette journée, c'est assez exceptionnel et c'est lié au contexte, des parents de jeunes parachutistes.»
En espérant un meilleur savoir-faire dans le domaine de la reconnaissance et du renseignement …. soldats, bonne chance , que St. michel soit avec vous.....
Regardant les commentaires concernant nos paras en Afghanistan je dirais, porter un béret, qu’il soit « Rouge » « Vert » « Noir » se méritent, il représente le symbole des forces spéciales et quand on sert dans une Unité Parachutiste, il ne faut pas avoir peur d’en découdre…..et comme beaucoup d’entre vous, j’ai porté le rouge ensuite le Noir avec "Fierté " "honneur " et "fidélité " à la France et malgré nos âges, nous sommes près une fois encore à servir la Nation. Vrais les amis ?
Le jour où on nous a remis notre brevet qui possede un n° que nous garderons à vie,
nous avons en même temps juré honneur et fidélité,et sommes entrés dans une confrérie , jusqu'à notre dernier souffle.
On est avec vous, les bérets rouges.
Que notre Saint Patron les accompagne, un ancien béret rouge n° 427501 "Semper fidelis"
François
Ancien du 1 RHP au 3 ème escadron ( 1957-1960) BP 139036 "
Que Dieu vous protège !