Ces soldats appartiennent au 17e RGP (régiment du génie parachutiste) et au 8ème RPIMa (Régiment de parachutistes d'infanterie de marine), auquel appartenaient également la majorité des 10 soldats qui avaient été tués lors d'une embuscade des talibans dans la vallée afghane d'Uzbeen, le 18 août dernier, selon la même source.

Les soldats blessés samedi font partie d'une section (une trentaine d'hommes) qui effectuait une reconnaissance à Ebdakel, un village de la vallée centrale, avec des policiers afghans dont l'un a également été blessé.

Ils ont été attaqués par une quinzaine de rebelles embusqués qui ont fait feu notamment avec des lances-roquettes RPG, a précisé le commandant Prazuck. La patrouille bénéficiait d'un soutien aérien constitué d'appareils A-10 américains qui ont effectué plusieurs démonstrations de force en survolant la zone à très basse altitude. Ces appareils spécialement conçus pour assurer une couverture aérienne aux forces déployées au sol "n'ont pas ouvert le feu parce que l'accrochage s'est produit aux abords du village", a expliqué le commandant Prazuck.

Selon lui, quatre hélicoptères américains - deux OH-58 Kiowa et deux appareils d'évacuation sanitaire - ont également prêté main forte aux soldats français. Une première section de renforts terrestre les a également appuyés "dans la demi-heure", puis une seconde section, selon la même source.

A Kaboul, le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, porte-parole du commandement régional de l'Otan, a parlé d'un "accrochage impliquant une vingtaine d'assaillants", précisant qu'il s'était "déroulé samedi de 14H50 à 17H00".

Selon lui, trois des blessés étaient encore hospitalisés dimanche sur la base de Bagram et l'un d'eux devait être rapatrié en France, ses jours n'étant toutefois "pas en danger". Un insurgé au moins a été tué et deux blessés, selon un premier bilan, a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a déclaré pour sa part qu'il était en mesure de "rassurer les familles" des soldats blessés.

"Ils sont très légèrement blessés, le plus grièvement a une jambe cassée", a-t-il dit lors de l'émission "Dimanche soir politique" (i-Télé/France Inter/Le Monde).


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