Afghanistan : Précisions de l'état-major des armées, sur les combats des 18 et 19 août 2008
Par PC le vendredi 19 septembre 2008, 22:16 - Actualité - Lien permanent
Précisions sur les combats des 18 et 19 août dans la vallée
d'Uzbeen en Afghanistan
Dix soldats français trouvèrent la mort, dans une embuscade, lors de violents accrochages avec les talibans.
La FNCV vous propose ci-dessous le texte de l’intervention du Général PUGA, sous-chef Opérations de l’état-major des armées, au point presse de la DICOD le 28 aout 2008.
Etat-major des arméesParis, le 28 août 2008
Le conseiller communication du chef d’état-major des armées
1. Organisation générale
Actuellement, à l’issue des déploiements et des relèves qui se sont opérées
au cours de l’été, 3300 soldats français sont engagés en Afghanistan.
- Au sein de l’opération Enduring Freedom : en mer d’Arabie des bâtiments de la
Marine nationale; l’opération Epidote consacrée à la formation de l’Armée
national afghane et des éléments de liaison auprès d’US CENTCOM (US Central
Command) à Tampa en Floride.
- Un dispositif aérien composé de 2 C160 et 1 C130 à Douchanbé et d’un
détachement aérien à Kandahar (3 Super Etendard modernisés – 3 Mirage 2000),
représentant un volume total de 500 militaires.
- Un dispositif terrestre interarmées, au sein de l’ISAF, de 2500
militaires : une cinquantaine au quartier général de la FIAS, 300 au sein des 6
OMLT (Operational Mentoring and Liaison Teams – 5 dans la région de Kaboul et 1
dans la région sud sous commandement néerlandais), 1450 au sein du Regional
Command Capital de Kaboul et 700 dans le commandement régional Est.
2. Cadre des opérations :
Il s’agit d’une opération de maintien de la paix sous mandat de
l’Organisation des nations-unies (chapitre VII) et dirigée par l’OTAN.
La direction politique appartient au Conseil de l’Atlantique Nord (CAN) à
Bruxelles, où siègent les ambassadeurs de tous les états membres. Le
commandement des opérations de l’Alliance est exercé par le SACEUR à Mons
(Supreme Allied Commander Operations), le commandement de l’opération en
Afghanistan par le Joint Force Command de Brunssum et le commandement de la
force sur le terrain par le général McKiernan, commandant la FIAS.
La FIAS (Force internationale d’assistance et de sécurité) comprend 5
commandements régionaux : Capital, Nord, Sud, Est et Ouest.

3. Déroulement des combats.
L’action de combat du 18 août a eu lieu en commandement régional –capitale,
commandé depuis le 6 août 2008 par la France et dont une compagnie est
installée dans la région de Surobi pour assurer le contrôle du terrain.
Dans ce cadre et selon les directives de l’ISAF, le commandant du RC-C a confié
au bataillon français (BATFRA) la mission de reconnaître l’ensemble de la
zone. Ces opérations ont débuté le 15 août.
L’action de combat a eu lieu au cours de l’une de ces reconnaissances. La
mission reçue était de reconnaître les points importants du terrain et de
prendre contact avec la population.
En tête, la section du 8e RPIMa est accompagnée d’une section de l’ANA et
suivie par une section du RMT, elle-même accompagnée d’une section de
l’ANA renforcée d’un détachement de forces spéciales américaines.
Il est 13H15 lorsque la section du 8e RPIMa (CARMIN 2) aborde en véhicules
blindés le village de SPER KUNDAY. Plus en arrière, la section du RMT (ROUGE 4)
s’est installée en observation au niveau du col précédent, prête à intervenir à
son profit. La section de l’ANA qui accompagne CARMIN 2 rejoint le
village.
Le col est distant de 1500m et relié au village par une piste en lacet non
carrossable. Ne voulant pas perdre de temps pour être sûr de réaliser sa
mission avant la tombée de la nuit, le chef de section fait débarquer sa
section et place ses 4 véhicules blindés en appui face au col et la section de
l’ANA s’installe en lisère de village, prête à intervenir.
En ce début d’après midi, la chaleur est élevée, il fait 30 degrés. La section
progresse lentement et en sûreté. Les marsouins portent casque et gilet
pare-balle. Cette progression est éprouvante.
Il est 15H45 lorsque les parachutistes de tête arrivent au dernier lacet, à
environ 50 mètres du col. Le feu se déclenche à partir de la crête Nord, un feu
précis et nourri sur l’ensemble du dispositif de la section. Les hommes
ripostent et se postent comme ils peuvent derrière les rochers, ils ne peuvent
pas bouger car sont pris chacun à partie par plusieurs tireurs insurgés. Ils
ripostent chaque fois que possible.
Les 12,7 des VAB restés en appui commencent leur tir sur la crête, réglé par le
chef de section.
Au déclenchement du tir, ROUGE 4 se déplace rapidement avec ses véhicules
blindés vers le village pour porter secours à CARMIN 2. La section arrive au
village 8 minutes après et se fait prendre à partie par un groupe d’insurgés à
partir d’une ligne de crête au Nord du village, elle est prise sous un tir
nourri.
Les deux sections sont au contact lorsqu’un nouveau groupe d’insurgés se
dévoile sur la ligne de crête SUD du col. Le tir est toujours dense et la
section CARMIN 2 est prise sous un tir croisé ; CARMIN 2 sait qu’il ne peut
plus manœuvrer, qu’il est bloqué sur place et que pour se désengager, il devra
bénéficier d’appuis et de la manœuvre des réserves.
A 16 H 10 le chef de section demande un appui aérien, les avions A 10 arrivent
10 minutes plus tard mais ne peuvent tirer car les insurgés sont trop près du
groupe de tête.
Simultanément, la section de réserve de la FOB TORA renforcée d’appuis et le
CDU quittent la FOB moins de 25 minutes après les premiers tirs. Rouge 4 tente
de se dégager en débordant par la gauche du village, il tombe face à une
tentative d’encerclement qu’il bloque, mais il ne peut plus manœuvrer.
L’ensemble du dispositif est fixé. Seul l’engagement des moyens d’alerte
permettra de renverser le rapport de force et de rétablir la situation.
La section de l’ANA tente bien une contre attaque par la droite du village.
Elle est stoppée par un tir nourri.
La section venant de TORA est engagée à 17H05, soit 1H20 après le contact
initial. Elle est tout de suite prise à partie aux abords village, mais résiste
et applique des tirs d’appui, mortier, Milan et canon de 20 au profit de CARMIN
2 et Rouge 4.
Il est 17H50, l’ensemble de la zone est sous un feu nourri des insurgés qui
commencent à s’approcher dangereusement de ses positions. La situation est très
critique pour CARMIN 2 qui subit toujours des tirs croisés. Il faut coûte que
coûte qu’il tente de se replier pour sauver ce qu’il reste de ses hommes. Il
est appuyé pour cela par des tirs aériens A 10 et hélicoptères américains qui
tireront pendant plus d’une heure.
La section parvient péniblement à se dégager grâce aux appuis, il faut parfois
une à deux heures pour bondir de 20 mètres et les pertes augmentent sous un feu
qui ne faiblit pas.
Lorsque la nuit tombe vers 19H30, la situation est toujours critique et le
repli de CARMIN 2 se fait à proximité immédiate des insurgés qui exploitent la
situation pour tenter de le devancer sur SPER KUNDAY et refermer ainsi la
nasse.
A 20H00, l’arrivée des renforts en provenance de KABOUL (1 SGTIA renforcé
d’appuis dont des mortiers lourds) permet d’améliorer la situation. Les 4
premiers blessés, dont le chef de section, arrivent au village. Les tirs y sont
toujours nourris. Ils sont tout de suite évacués par hélicoptère.
Le SGTIA du RMT, tout juste arrivé, se déploie sans attendre pendant qu’un
drone PREDATOR est mis en place pour renseigner et guider les tirs d’appui de
nuit. Le rapport de force a changé, et les insurgés sont toujours là, des
petits groupes et des isolés de CARMIN 2 parviennent à se faire recueillir au
niveau du village.
Il est 22H00 quand le SGTIA lance la reprise des abords Est du village, le C130
GUNSHIP commence ses tirs d’appuis dans la profondeur. En 2 Heures, toute la
zone du village est sous contrôle et les tirs cessent définitivement dans SPER
KUNDAY. Le BATFRA peut reprendre l’initiative en lançant la reconquête du
terrain perdu en direction du col.
Il est 1H40, lorsque arrivé à mi-pente, les premiers corps sont relevés, et les
derniers blessés recueillis.
Au lever du jour, le col est repris, et les derniers corps sont relevés.
Quelques insurgés harcèlent une dernière fois les unités ratissant la crête et
tirent quelques obus de mortier à proximité de la base d’appui. Ils seront tus
par un tir de contre-batterie et un appui aérien.
A 12H00, la vallée de l’UZBEEN est totalement contrôlée, les insurgés ont fui.
L’ordre de désengagement est donné pour qu’il soit achevé en sûreté avant la
nuit. Le bilan confirmé ultérieurement fait état d’une quarantaine
d’insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles.
En conclusion, à l’issue de cette opération de combat difficile et coûteuse en vies humaines, la mission a été remplie, l’adversaire repoussé et durement touché. Le comportement de nos soldats a été exemplaire sous le feu et les actes d’héroïsme individuel et collectif nombreux.
Général PUGA - Etat-major des armées
Précédents articles sur infos.fncv.com
- Afghanistan : chronologie des combats des 18 et 19 août 2008
- Hommage national aux soldats français tués lors de l'embuscade du 18 août 2008 en Afghanistan
- Pakistan / Afghanistan : Les actions des talibans s'intensifient sur plusieurs fronts
- Message officiel de la FNCV - Aux soldats français morts enAfghanistan
- Dix soldats français tués en Afghanistan au cours d'une embuscade
- La guerre en Afghanistan sur FNCV

Commentaires
LIBERATION vient de faire état d’une note d’un « général de haut rang » qui considère que l’affaire de l’embuscade du 18 /08 fut indiscutablement un échec. Libé ne donne pas sa source mais pour faire sérieux il fallait bien sûr qu’il soit de ‘’haut rang’’. Or s’il était de haut rang en activité, il n’aurait pas pu écrire cette note et la livrer à Libé. Ou bien s’il n’est pas en activité, il est en 2ème section et alors tenu (en principe ) au devoir de réserve. Il y a pléthore de généraux de haut rang en 2S dans l’annuaire…et celui-là rejoint la cohorte de ces officiers généraux qui actuellement se permettent de donner des « conseils » sans être aux affaires et exaspèrent leurs successeurs, très souvent leurs anciens subordonnés formés et choisis par eux. Cette note me parait donc enfoncer des portes ouvertes et méconnaitre la complexité de la situation. Savez-vous par exemple, messieurs les politiques, que dans le cadre des « missions de paix » en Afghanistan, l’attitude offensive et l’ouverture du feu « à priori » n’est pas autorisé ? Rappelez-vous en le 22 septembre au cours du débat à l’Assemblée. Avant de détenir cette information, je pensais par retour d’expérience en Indochine et en Algérie, que le tir à priori aurait pu être utilisé pour prévenir l’embuscade du 18/08. Jadis, que de pièges avons-nous déjoués ? Que de vies sauvées ! Je ne suis pas un « général de haut rang », alors j’arrête là mon coup de gueule, un de plus. Je laisse son contenu à votre réflexion.
Et voila que ça recommence !
L'embuscade d'Uzbin, dans laquelle dix soldats français ont été tués et 21 blessés le 18 août dernier en Afghanistan, n'en finit pas d'alimenter la chronique. Cette fois, c'est l'oeuvre de l'envoyé spécial du quotidien canadien Globe & Mail à Kaboul , Graeme Smith, dans un article citant un "rapport secret de l'OTAN", sans livrer d'autres précisions. Ce qui n'est guère précis... Et d'autant plus curieux que les extraits cités dudit document reprennent des allégations maintes fois démenties par les militaires français. Non que ces derniers soient exempts de critiques dans leur communication, naturellement. Mais les affirmations de l'état-major des armées, y compris quand elles dénotent des failles et de flagrantes erreurs d'appréciation, n'en demeurent pas moins basées sur des comptes rendus techniques incontestables, et témoignages recoupés des combattants, confirmés par des entretiens réalisés avec certains d'entre eux par des journalistes.
Éléments douteux
Selon le "rapport" cité par Graeme Smith, les soldats français rescapés de l'embuscade ont été "chanceux d'en réchapper". Les Français auraient manqué de munitions au bout de 90 minutes, ne disposaient pas de radio et manquaient d'autres équipements. Le journaliste cite des "rumeurs", et n'a donc, par définition, aucune confirmation de ce qu'il écrit, selon laquelle les insurgés auraient enlevé plusieurs soldats français et filmés leurs exécutions. Plus fort encore : interviewé par le Globe and Mail , un certain Mullah Rahmatullah, que le journal présente sans distance comme un "commandant local", fanfaronne en prétendant avoir enlevé une femme-soldat française : "Peut-être en ferai-je ma femme" !
D'ores et déjà, plusieurs éléments cités par le journal canadien sont particulièrement douteux :
- La radio du peloton attaqué aurait été détruite dès le début des combats. Faux. Le radio a été tué, mais le chef de section a repris l'équipement et n'a jamais cessé d'être en relations avec la FOB Tora, sa base.
- Le "rapport militaire secret conclut que tous les Français ont été tués par le feu insurgé". Faux, l'un d'entre eux a été tué à l'arme blanche.
- Le rapport cite "la performance héroïque d'un officier de renseignement" qui se serait battu tout en étant blessé à la jambe. Pipeau ! Il s'agit du lieutenant Ronald Jean, du régiment de marche du Tchad, officier d'infanterie et fier de l'être...
- Les soldats auraient été pris quatre heures sous le feu sans recevoir de renforts. Erreur ! Deux heures (ce qui est déjà beaucoup trop long...) après le début de l'engagement, la première colonne de renforts était arrivée sur place, arrivant de la FOB Tora. Ses hommes ont longtemps été empêchés de manoeuvrer par le très efficace feu des insurgés, ce que l'on sait depuis le début.
- Le peloton français attaqué a perdu le contact avec ses renforts, qui n'ont pas pu demander de soutien aérien. Cette assertion est particulièrement burlesque : dans les minutes qui ont suivi le TIC (Troops in contact) envoyé par le chef de section, les avions et hélicoptères d'appui américains étaient sur place.
- Les soldats afghans présents avec les Français se sont débandés. Faux ! Les soldats de l'Armée nationale afghane ont eux aussi essayé de manoeuvrer, et en ont été empêchés par les insurgés qui "tenaient les hauts". Ils se sont battus et ne se sont donc pas débandés...
Ce que le Globe and Mail écrit à propos de la qualité des troupes insurgées est en revanche exact, et tous les journalistes ayant suivi cette affaire l'écrive depuis le début : ils ont manoeuvré finement, avec des feux désynchronisés, en frappant habilement l'encadrement le radio, le tireur d'élite, l'interprète. Ils se sont approchés des positions françaises pour gêner l'appui aérien. Ils étaient bien armés avec des fusils de trieurs d'élite, etc. De ce point de vue, le Globe and Mail n'apporte absolument rien de neuf. Les insurgés disposaient-ils de balles "incendiaires", comme l'écrit le journal ? Nous n'en n'avons pas eu confirmation.
Une source militaire française, qui ignorait l'existence d'un "rapport secret de l'OTAN" avant d'en lire des "extraits" dans le quotidien canadien, nous a confié dimanche matin : "On ne peut pas, à ce stade, se prononcer sur l'existence ou non d'un tel rapport. Mais ce qu'on lit ressemble à un énorme tissu de conneries. Que cela soit écrit, ou pas, dans un rapport de l'OTAN, ou pas, cela ne correspond pas à la réalité". Interrogé dimanche matin, un porte-parole de l'OTAN à Bruxelles nous a précisé: "Nous avons vérifié. Il n'existe aucun rapport de l'OTAN sur ce sujet".
De plus en plus les langues se délient.
1) Il n'y a pas de généraux volontaires pour aller en première ligne.
2) où était l'officier qui commandait, lors de l'embuscade ???.
3) Personne ne parle de dotation feu, que ce soit sur soi ou dans les sacs.Pour ma part, ancien para et formé par les anciens d' ALGERIE, dans ma section nous avions 2 dotations feu, et parfois plus.
4) Nos hommes ont été trop confiants.
5) Il ressort quand même un manque de coordination à tous les niveaux.
6) Nous voulons jouer sur la scène internationale comme les Américains mais avec les moyens de l'armée portugaise.
7) Le meilleur avion de combat, mais pas grand chose sous les ailes. Le meilleur char au monde, mais pas du tout employé dans ce pays. La meilleure artillerie avec nos 155 GCT ,105 , mortier 120, mais pas employée.
Soit disant le meilleur hélicoptère mais pas opérationnel. Des drônes, mais inexsistants.
A ce sujet, et le devoir de réserve il n'y en a pas, dans des bureaux touts neufs les personnel qui attend du travail pour faire avancer ce système, ne font rien de la journée fautes de moyens.
Alors , il faudrait que dans nos états majors nos têtes pensantes pensent un peu plus à nos hommes qu'à leur étoiles ou avancement ou encore à leur place dans le civil. Des gens grassement payés à ne rien faire.
8) Arrêtons aussi le cocorico, car combien de talibans sont tombés ce jour là, certes bien organisés et bien entrainés à ce genre d'éclat, mais là personne ne parle du nombre de tués de ce côté et des armes récupérées. Qui leur a coupé leur retraite.???
9) Un manque total de moyens comme on peut le constater, car c'est bien une guerre, mais nos chers ministres , députés, sénateurs ont certainement autre chose à penser. Que l'on déclare la guerre à ce pays, que l'on rase les champs de pavot, que l'on ferme les frontières , et peut être que les choses changeront. Mais il y aura d'autres morts, d'autres embuscades, avec cette réglementation, otan , onu, française et j'en passe. De plus quand vous voyez que nos hommes dépensent plus de 2000 euros d'équipement personnel, nos ministres devraient avoir HONTE. EUX NE MANQUENT DE RIEN.
10) il faut revoir et vite notre copie, et pour faire avancer les choses, notre chef d'état devrait muter certains responsables, et effectuer des mises à la retraite d'office, sans possibilité que ceux-ci retravaillent dans le civil. Dépoussiérer nos états majors, et envoyer au carton tout ce petit monde.
LA FRANCE à déja payé un lourd tribut en hommes par le passé et continue à donner ses enfants en sacrifice pour une cause perdue d'avance si on ne lui donne pas les moyens.
Comme j'ai pu lire dans des blogs , avant nous avions des soldats , aujourd'hui nous avons de vulgaires civils qui font une carrière dans l'armée, déguisés en militaires...