Seychelles: des pirates s'attaquent à un thonier breton au lance-roquettes
Par PC le dimanche 14 septembre 2008, 22:02 - Actualité - Lien permanent
Des pirates ont tenté d'aborder un thonier de Concarneau (ouest de
la France) en pêche dans l'archipel des Seychelles, le Drennec, a indiqué
dimanche matin 13 septembre 2008 la station de radio France-Info. AFP et Le
Point.fr. Une couverture navale et aérienne est demandée.
Tentative de piraterie maritime dans le golfe d'Aden, au large de la Somalie
Des pirates ont tenté samedi, sans succès, d'aborder un thonier de Concarneau en pêche dans l'archipel des Seychelles, a révélé France-Info dimanche matin. Une dizaine d'entre-eux, à bord de deux bateaux hors bord, ont tenté de monter par l'arrière à bord du thonier qui a poussé ses moteurs pour les semer, selon le patron du Drennec, Patrick Hélies, cité par le quotidien Ouest-France.
Attaque au lance-roquettes !
Ne pouvant
arriver à aborder le thonier, ils ont tiré deux roquettes sur le bateau sans
faire de victimes ni provoquer de dégâts importants. Après cet assaut violent,
les navires français qui pêchaient au large de la Somalie ont décidé de cesser
leur activité et de rentrer à Mahé, leur port d'attache dans les
Seychelles.
Cet acte de piraterie est le deuxième en deux jours, un thonier espagnol, le Plaja Anzora, ayant été victime d'une attaque similaire le soir du 11 septembre. "Tous les bateaux, français et espagnols, rentrent à Mahé. Il s'agit d'une décision commune des capitaines de navire pour protester contre le manque de moyens pour assurer la sécurité", selon Pierre Alain Carré, directeur d'exploitation de l'armement CMB. "Une vingtaine de navires de pêche français, dont 16 gérés par la CMB, sont actifs dans cette zone de pêche (...) On est des pêcheurs, pas des guerriers. On comprend leur décision, on est tous des anciens marins. Pêcher la peur au ventre, ce n'est pas ce qu'on leur demande".
"Au mois d'avril, on a transmis notre inquiétude au Préfet maritime"
Les armateurs français de pêche au thon ont demandé une réunion avec les pouvoirs publics sur les moyens d'assurer la sécurité de leurs navires. Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, demande au Premier ministre une réunion interministérielle d'urgence pour gérer le problème. L'Océan indien est en effet la première zone de captures pour les armateurs européens de pêche au thon (essentiellement français et espagnols), qui y exploitent une cinquantaines de navires, selon Ivan Riva, président d'Orthongel qui regroupe les armateurs.
"Ce qui était une piraterie locale près des côtes se transforme en industrie organisée, à partir vraisemblablement de bateaux mère" qui lancent des petites vedettes rapides pour aller à l'assaut des navires loin des côtes, constate Pierre-Alain Carré, pour qui "le gouvernement français interdit la pêche à moins de 200 milles des côtes somaliennes, et celle-ci est déconseillée à moins de 300 milles", alors que l'attaque de samedi survenue à 420 milles montre que le danger va bien au-delà de la stricte zone côtière.
"Au mois d'avril, on a transmis notre inquiétude au Préfet maritime", a déclaré pour sa part le responsable des thoniers tropicaux à la CFDT Bretagne, Armand Quentel. "Une prise de conscience existe, mais on ne voit rien" et la sécurité "ne sera pas facile à mettre en oeuvre car la zone de pêche est très grande", se désole-t-il.
Demande d'une couverture navale et aérienne pour surveiller la zone
Yvon Riva, président d'Orthongel, qui regroupe les producteurs de thon congelé, a réclamé l'aide de la Marine nationale en demandant notamment "une couverture navale et aérienne pour surveiller la zone (...) Si on arrive à désactiver les bateaux mère, on résoudra une bonne partie du problème", a-t-il estimé en ajoutant qu'il se rendait en Espagne pour en discuter avec ses homologues ibériques.
La Somalie, pays pauvre de la Corne de l'Afrique ravagé par la guerre civile
et sans gouvernement central depuis 1991, est devenu le point chaud de la
piraterie planétaire ces derniers mois. Après Le Ponant en avril, un autre
voilier français a été intercepté le 2 septembre par des pirates qui retiennent
les deux personnes qui se trouvaient à bord.
Les pirates demanderaient une rançon et la libération de leurs
complices capturés après le versement de la rançon de libération du
Ponant.

Commentaires
Il me semble qu'un tel acte criminel, perpétré en utilisant un lance-roquette contre un navire civil désarmé, relève non seulement de la piraterie, mais s'apparente à un acte de guerre.
A ce type de lâche agression, une seule riposte paraît s'imposer:
Envoyer toute cette racaille par le fond, sans coup de semonce ni sommation.
Pour cela, nous disposons de tous les moyens maritimes et aériens nécessaires dans cette région du monde et le caractère légitime et salutaire de la riposte sera compris par tous.
Quel est le pays au monde qui portera le deuil?
Messieurs les politiques qui détenez le pouvoir suprême, prenez vos responsabilités. Nos aviateurs, marins et commandos n'attendent que votre décision et les instructions de leurs chefs pour agir comme ils l'ont déja fait, mais cette fois, pas de quartier.
Vous devez faire respecter nos couleurs.
bravo !!! surtout sans modération.....
Je n'en dirai pas plus: bravo P-d-St-Valbert. Comme vous dites il y a ce qu'il faut sur place et nos légionnaires iraient les embrasser sur la bouche.
Faute de grives on mange des merles
Plus d'une centaine de marins sont prisonniers des pirates agissant au large des côtes somaliennes.Comme ils ne sont pas Français , ils sont ignorés par la presse parisienne.
La vie de pirate a été considéré au 17 et 18ème siècle comme une profession libérale.