Europe, Russie, Géorgie, Abkhazie, Ossétie…
Par PC le lundi 1 septembre 2008, 18:25 - Actualité - Lien permanent
Sommet extraordinaire de l'Europe sur la crise Russie
Géorgie
Entre souveraineté géorgienne, droit international, dépendance énergétique vis à vis du gaz russe et volonté politique de s’affirmer pour l’Europe, le compromis est difficile à trouver entre les 27.
Cet après midi, à Bruxelles, un sommet extraordinaire des 27 pays de l’Union Européenne tente de décider de l’attitude à adopter vis-à-vis de la Russie.
La Géorgie du président Mikheïl Saakachvili compte sur le soutien de l'Europe dans la crise russo-géorgienne ; alors que mardi 26 aout la Russie a reconnu unilatéralement l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Cette décision « irrévocable » de Moscou a provoqué un tollé chez les occidentaux.
On se souviendra que dans la nuit du 7 au 8 août, les troupes russes avaient lancé une importante contre-offensive en Ossétie du Sud faisant suite à une attaque géorgienne, puis de l'accord de cessation des hostilités entre les belligérants russes et géorgiens arraché par le président de l'UE Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, et enfin du retrait "trainant" des troupes russes...
Pas de sanctions economiques contre la Russie
Il semble exclu que l’UE prenne des sanctions réelles envers la Russie, ce sommet devrait donc s’en tenir à des décisions « diplomatiques » mélange de mise en garde et considérations « gazeuses ».
La Russie quant à elle se déclare favorable à l’envoi d’une force internationale de maintien de la paix aux frontières de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.
Le sommet Union Européenne - Russie qui devait avoir lieu le 14 novembre 2008 à Nice a été reporté. Il devait notamment y être question d’un partenariat de défense, d’une coopération militaire et de considérations économiques sur les appoviosonements en gaz et pétrole. Une sorte de "sanction" politique envers l'état Russe.
Le 8 septembre, le président de l'UE, Nicolas Sarkozy, sera en visite à Moscou, afin de demander à son homologue Dimitri Medvedev "l'application scrupuleuse du plan en six points" signé lors du cessez-le-feu en Géorgie.

Commentaires
Je me souviens de la reconnaissance par l'union européenne de l'indépendance auto proclamé de la Bosnie.
Je me souviens des vives protestations russes.
Je me souviens des déclarations de Vladimir POUTINE, qui avait prévenu que ne resterai pas sans conséquences...
Alors cette reconnaissance, par la Russie, de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie, ne serait-ce pas là comme un retour de bâton ?
Face à l'attitude de la Russie en Géorgie, l'UE met le holà à l'exercice de la force brutale dans ce petit Pays, en gelant son partenariat économique ( des discussions étaient en cours ) avec la Russie qui, de toute façon, a grandement besoin de l'Union européenne. Premier producteur d'or noir, elle veut prendre militairement et diplomatiquement du poids dans le concert mondial, en camouflant quelques problèmes intérieurs, tout en recherchant des points d'appui dans les territoires de l'ex-URSS.
Bonjour,
Concernant la Russie, il ne faut pas oublier qu'elle détient les premières ressources connues de gaz et du pétrole aussi avec ses pays satellites...
Et que l'occident (nous Europe de l'ouest) somme un peu piégé par toutes les rodomontades nationalistes et militaires, de ce pays qui tente à tout prix de se refaire entendre fortement sur la scène internationale après l’éclatement du bloc soviétique. La Russie fait partie notamment du G8 de par ses puissantes réserves en hydrocarbures ; mais nous sommes un peu piégés dans le sens où la "real politique" nous oblige à ne pas trop gesticuler…
Si La Russie ne tombent pas dans les bras des occidentaux, elle pourrait bien tomber dans ceux des Chinois, qui sont en embuscade en ce qui concerne matières premières et énergies. La Chine sera sans doute le premier consommateur de TOUT, demain.