Afghanistan : chronologie des combats des 18 et 19 août 2008
Par PC le vendredi 22 août 2008, 09:27 - Actualité - Lien permanent
Chronologie
des combats des 18 et 19 août dans la vallée d'Uzbeen en
Afghanistan
Source Jean Guisnel, journaliste du
magazine "Le Point"
Les deux sections françaises envoyées dans la vallée d'Uzbeen par
le commandement régional capitale de Kaboul (RC-C Kaboul) contribuaient à
une mission composée de trois phases. D'abord, la reconnaissance de la
vallée d'Uzbeen au sud du 35e parallèle. Puis, des patrouilles dans la
vallée de Tizin. Et dans une troisième phase, la poursuite des
reconnaissances dans la vallée d'Uzbeen jusqu'au 36e parallèle. Les deux
premières phases s'étaient déroulées le 8 août et le 15 août , sans
incident particulier.
Engagement du 8e RPIMa et du RMT pour la 4ème phase...
Le 18 août , la dernière phase qui commence vers 9 heures à partir de la base opérationnelle avancée de Tora est organisée par deux sections du bataillon français (BATFRA), l'une appartenant au 8e RPIMa, l'autre au Régiment de Marche du Tchad (RMT). Elles sont accompagnées par deux sections de l'ANA (Armée nationale afghane), la première basée à Tora, et la seconde appartenant au HSSB (Headquarters Security Support Brigade) de Kaboul. Ces quatre sections sont accompagnées de forces spéciales américaines, dont un JTAC (élément d'éclairage et de guidage des avions d'appui).Le 8eme RPIMa dans une "boule de feu"
Vers 13 h 30 , alors que la section du 8e RPIMa a dépassé Sper
Kunday, certains de ses hommes descendent de leurs véhicules et progressent à
pied vers un petit col. Il est 15 h 30 lorsque les "condés" (pour "combattants
débarqués") sont pris à partie par une soixantaine d'insurgés, embusqués, qui
dirigent contre eux des tirs d'armes automatiques et de roquettes antichars.
Plusieurs hommes sont touchés, mais avec méthode : parmi les premiers qui
tombent figurent le transmetteur radio, l'adjoint au chef de section, le tireur
d'élite et l'interprète afghan. Vingt-deux minutes après le
déclenchement de cette "boule de feu" qui anéantit une première partie du
groupe français, le chef de section envoie un premier message radio au
RC-C.
Les contacts radio ne seront ensuite plus jamais rompus.
Trois minutes plus tard, à 15 h 55, la base opérationnelle avancée Tora, à
Surobi, fait partir une section de réaction rapide en renfort. Elle arrive sur
la zone avant 17 heures . Entre-temps, les insurgés qui avaient décimé le
premier groupe et encerclé les survivants continuent d'agir dans les règles du
combat tactique : ils encerclent également la seconde partie du groupe
du 8e RPIMa, puis la section du RMT qui suivait.
À 16 h 30, la base opérationnelle Tora, à Surobi, dépêche une seconde section
de renfort. Elle emporte des mortiers de 81 mm (ils ouvriront le feu à 18 h 25
), et comporte un groupe médical, ainsi qu'un JTAC américain (élément
d'éclairage et de guidage des avions d'appui). La progression de ces renforts
est toutefois ralentie par la crainte que les "talibans" n'aient piégé la
route, justement pour frapper les renforts.
À 16 h 18, soit 23 minutes après le premier message radio reçu d'Uzbeen, le
"TIC" (Troop In Contact) est ouvert, terme militaire signifiant que des tirs
visent des forces amies.
À 16 h 50, plusieurs aéronefs de combat envoyés par l'Otan arrivent sur zone,
dont des drones Prédator, deux hélicoptères OH-58 (qui ont effectué des tirs
d'appui contre les crêtes voisines), un AC-130 Gunship, deux avions "tueurs de
chars" A-10 Thunderbolt et deux chasseurs-bombardiers F-15 . Ces derniers
n'interviendront pas : ils emportent des bombes qui ne peuvent pas être
tirées tant les combattants sont imbriqués. Les Prédator vont
surveiller l'arrivée de renforts de talibans venant de Tabag, le AC-130 a tiré
un obus de 40 mm et 4 de 105 mm. Les deux A-10 n'y sont pas allés de main morte
: ils ont tiré 1.340 coups de 30 mm ! Pour autant, et jusqu'à plus ample
informé, rien n'indique que des "tirs amis" aient visé les Français, qui, selon
nos informations, portaient des équipements spécifiques permettant de les
distinguer. L'Otan a démenti ces "tirs amis" cette après-midi.
Patron de l'armée de terre, le général Elrick Irastorza a estimé à Paris que
les témoignages de combattants devaient être relativisés : "La charge
émotionnelle conduit un petit peu chacun à avoir sa vérité, ce qui est
largement compréhensible."
À 17 h 50, deux hélicoptères américains d'évacuation médicale
(MEDEVAC) arrivent sur la zone et rebroussent chemin : trop de tirs les
empêchent d'atterrir. Huit minutes plus tard, deux hélicoptères français EC-725
Caracal de transport et d'appui-feu appartenant aux forces spéciales
françaises, et qui sont les seuls appareils français de ce type présents sur le
sol afghan, décollent de Kaboul. Ils déposent dans la zone de combat à 18 h 15,
sans atterrir, un médecin et dix commandos qui préparent une ZPH (zone de poser
d'hélicoptères).
À 18 h 15, après avoir stoppé d'autres missions en cours, le BATFRA de
Kaboul fait convoyer sur zone par les Caracal une section d'infanterie. Trois
autres partent par la route.
18 h 40 : les Caracal renforcent l'équipe médicale, et commencent à déposer des
munitions. Ils en apporteront plus de deux tonnes au cours de la
bataille.
Vers 21 heures, les insurgés rompent le contact. Des unités françaises
se lancent à leur poursuite, et recherchent les blessés et les morts
répartis sur le terrain, alors que la nuit tombe et que le terrain est très
accidenté.
Les corps ne seront tous retrouvés que le lendemain, 19 août , au lever du
jour. À 4 h 20 , un véhicule de l'avant blindé du RMT qui se rend en renfort
sur la zone de combat se renverse. Un soldat est tué, trois autres
blessés.
À 9 heures , les "talibans" recommencent à tirer. Les mortiers ripostent. 42
coups seront tirés. Le désengagement se poursuivra ensuite toute la journée
sous la protection d'un Predator.
À 18 heures, le 19 août, toutes les unités françaises étaient en sécurité sur leurs bases.
Les missions de reconnaissance dans la vallée de l'Uzbeen devaient reprendre ce jeudi.
* * *
Commentaires
TOUT SIMPLEMENT BRAVO. LOURDE TRSTESSE POUR NOS JEUNES CAMARADES MORTS POUR LA FRANCE.
ET SI CA CE N'EST PAS LA QUATRIEME GENERATION DU FEU ????????
CONDOLEANCES A TOUS ET TOUTES
Hommage aux morts au combat, aux blessés et à ceux qui leur ont porté assistance sous le feu.
Le bilan est quand même très lourd alors que la manœuvre tactique d'éclairage d'une zone potentiellement dangereuse semble s'être opérée selon les règles.
L'ennemi est vraiment redoutable. Sa façon de cibler les éléments clés du groupe de reconnaissance montre que l'on a affaire à des combattants très aguerris.
Quels enseignements en tirer au plan tactique ?
On est toujours dans cette dialectique de la guerre de guérilla : " si tu concentres tes forces, je m'éparpille, si tu es vulnérable, je t'attaque en force ". Dans ce type d'hostilités, l'avantage est bien souvent du côté des insurgés. Notre meilleure défense : une vigilance encore accrue et une réactivité encore améliorée.
Mais tout le savoir faire tactique de ces troupes d'élite n'aura de résultats sans un engagement stratégique cohérent des pays engagés dans la lutte contre le terrorisme islamique.
Comme toujours, les militaires font leur devoir, il ne faudrait pas qu'ils le fasse en vain.
Un ancien de Cherchell.
Le Figaro confirme les circonstances de l'embuscade.
Révélations : le récit détaillé de l'embuscade en Afghanistan
Isabelle Lasserre - Le Figaro 22/08/2008
Des forces françaises patrouillent mardi dans le secteur de Kapisa. «Le Figaro» a pu reconstituer la chronologie minute par minute de l'attaque dans laquelle dix militaires français ont péri le 18 août en Afghanistan.
Grâce à des informations obtenues auprès de plusieurs sources très proches du dossier, Le Figaro est en mesure de reconstituer en détail l'embuscade lancée par les insurgés afghans contre une patrouille de reconnaissance, qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août.
Cette chronologie minute par minute invalide les témoignages recueillis à Kaboul auprès de certains soldats blessés, que Le Monde avait publiés dans son édition datée de jeudi. Selon ces premiers témoignages, le nombre élevé de victimes de l'embuscade menée par les talibans contre la patrouille française s'expliquerait en partie par la lenteur de la réaction du commandement et par des ratés dans la coordination. Toujours selon Le Monde, l'unité partie reconnaître à pied le col de Saroubli serait restée quatre heures sous le feu ennemi sans renfort. Elle aurait, de surcroît, manqué de munitions. Quant aux avions de l'Otan venus en renfort, ils auraient manqué leur cible et touché des soldats français.
L'Otan a catégoriquement démenti jeudi les informations faisant état de tirs fratricides, estimant qu'elles étaient «totalement infondées». Quant à la rapidité de réaction, elle n'est pas en doute non plus. De nombreux éléments de renforts ont été envoyés sur place très vite, 25 minutes, pour les premiers, après le début de l'attaque. Mais il leur fallait le temps d'arriver, et de progresser sur un terrain accidenté et peu sûr.
Si l'arrière de la colonne n'a pas pu porter secours aux éléments avancés partis à pied reconnaître le col, ce n'est pas en raison d'une défaillance des troupes françaises, mais parce que les talibans ont coupé la patrouille en deux. Ils ont d'abord attaqué les 22 militaires qui évoluaient à pied sur la crête. Puis ils les ont encerclés et ont immédiatement frappé la section arrière, pour empêcher qu'elle puisse porter secours à l'avant. Les talibans ont aussi délibérément visé l'adjoint du chef de section et le radio, les premiers à être tombés sous les tirs de leurs snipers. Ce qui explique pourquoi les communications ont été coupées. L'embuscade avait été très bien préparée. Les assaillants bénéficiaient manifestement de renseignements d'une grande précision concernant la patrouille française, son itinéraire et le nombre de forces engagées.
Depuis que la France a pris le commandement de la région centre, le 5 août, plusieurs patrouilles avaient effectué des missions de reconnaissance et de renseignement dans le secteur, qui se trouve dans les vallées d'Uzbin et de Tizin. Les talibans se faisaient plutôt rares dans la région. Les forces italiennes, qui avaient précédemment commandé la région, n'avaient pas rencontré de problèmes. Même si, selon plusieurs témoignages, elles ne s'étaient guère aventurées hors de leur camp. Quoi qu'il en soit, en cette mi-août torride, «la situation est calme», rapportaient les militaires sur place. Il y avait bien eu quelques «menaces d'attaques», non suivies d'effet. Jusqu'au 18 août.
Voici le déroulé des faits, tel que nous avons pu le reconstituer :
Le 18 août au matin, deux sections françaises d'élite, du 8e RPIMa et du régiment de marche du Tchad, font route vers la vallée d'Uzbin avec deux sections de l'armée afghane et des éléments des forces spéciales américaines. Ces dernières concentrent leur attention sur la présence des talibans en Afghanistan. Quant aux forces armées afghanes, elles sont formées depuis plusieurs années par des instructeurs français. La zone patrouillée se trouve au nord-est de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Kaboul. Soit environ 45 minutes, par la route.
13 h 30 : Les fantassins du 8e RPIMa partent reconnaître à pied un col qui culmine à 2 000 mètres, sur une route en lacet s'étirant sur 4 à 5 kilomètres. L'ambiance est suffocante, il fait plus de 30 degrés. Les fantassins sont ralentis par la poussière orange qui s'infiltre partout et par la lourdeur de leurs gilets pare-balles.
15 h 30 : La section à pied est attaquée à l'arme légère et au lance-roquettes par des insurgés. Plusieurs militaires sont blessés. Après avoir encerclé l'avant-garde de la section, les talibans, qui sont environ une centaine, attaquent l'arrière de la colonne, avant de l'encercler. Les combats sont intenses. Le régiment de marche du Tchad (RMT) placé en appui, est à son tour encerclé. Le piège s'est refermé.
15 h 52 : La patrouille alerte la base.
15 h 55 : La section de réaction rapide est envoyée en renfort. Elle arrive sur place une heure plus tard.
16 h 30 : Une nouvelle section est envoyée en renfort de la base Tora. Elle est équipée de mortiers de 81 mm.
16 h 50 : Des avions de combat, guidés par les soldats américains au sol, arrivent. Les F 15 s'abstiennent de tirer, par crainte de commettre des dégâts collatéraux, les insurgés et les forces alliées étant trop imbriqués.
17 h 50 : Deux hélicoptères américains tentent d'évacuer les blessés, mais ne peuvent pas se poser. Les tirs sont trop nourris. Toute la zone est à feu et à sang.
17 h 58 : Deux hélicoptères français Caracals décollent vers la zone de combat pour tenter d'apporter un appui aux troupes au sol.
18 h 15 : Les hélicoptères déposent un médecin et dix commandos. Le bataillon français de Kaboul engage trois sections d'infanterie, dont l'une est héliportée à proximité, sur la base Tora.
18 h 25 : Les mortiers de 81 mm arrivés en renfort ouvrent le feu.
Vers 20 heures, les hélicoptères Caracals réussissent à évacuer plusieurs blessés.
Jusqu'à 21 h 30, les insurgés continuent leurs attaques contre la patrouille. Ils sont bien équipés et semblent bénéficier d'énormes réserves de munitions.
À 21 h 30, le feu se calme. Des groupes d'infanterie se dirigent dans la vallée d'Uzbin pour reprendre le contrôle de la zone. Leur travail est compliqué par la tombée de la nuit. Quelques blessés sont évacués.
À partir de 23 heures, des munitions sont acheminées sur les lieux pour aider les forces françaises à répliquer aux insurgés. Les recherches pour retrouver les disparus se poursuivent jusque tard dans la nuit. Mais les hommes peinent. L'obscurité est totale. L'ensemble des corps ne sera retrouvé que le matin.
À 4 heures, le 19 août, un véhicule de transport blindé participant aux évacuations tombe dans un ravin à cause d'un effondrement de terrain. Un soldat français est tué et trois autres sont blessés. L'évacuation des blessés se poursuit toute la nuit.
À 9 heures, les insurgés attaquent à nouveau au mortier les unités françaises. Mais cette fois brièvement et sans faire de blessés.
Pendant toute la durée des combats, les drones de combat Predator de l'Otan ont surveillé les alentours pour prévenir l'arrivée éventuelle de renforts talibans. Deux avions tueurs de chars A 10 Thunderbolt ont ouvert le feu : ils ont tiré 1 340 coups en 30 minutes. Les unités françaises ont aussi bénéficié du soutien rapproché aérien des avions américains, qui ont été guidés par les forces spéciales américaines.
Bilan de l'embuscade : 10 morts français au combat et 21 blessés. Les talibans auraient perdu 39 ou 40 hommes, dont un de leurs chefs. L'armée afghane déplore deux blessés. Un interprète afghan a aussi été tué.
» INTERVIEW - Morin : «Le but des talibans est de faire douter les Européens»
Cette opération confirme la tactique des talibans qui se déplacent par groupes discrets et mobiles, bien armés en embuscades. Ces coups d'épingles ont pour but de faire parler d'eux et éloigner encore davantage la population des " forces d'occupation " dans laquelle ils vivent comme des poissons dans l'eau. La mission de renseignements devient alors déterminante pour que les moyens modernes engagés ( drones, hélicos de combat, avions de chasse...) puissent obtenir les meilleurs résultats en opérations chirurgicales. Nos militaires ont une mission difficile qui mérite le soutien total de la nation, car il s'agit non seulement de mettre en place un Etat afghan libre et démocratique mais aussi de combattre le terrorisme international qui prend sa source dans ce Pays. Rendons hommage à nos dix militaires disparus.
A tous bonjour.
Par trois fois, sans carte, sans connaissance de la la situation précise,
ni des moyens , etc ... J'ai lu, relu et apprécié ce que Toi, cher Ancien, nous a présenté
de l'embuscade qui a coûté la vie à 10 jeunes qui étaient de notre famille, des nôtres.
Premièrement :
- De la part d'un Ancien à l'esprit de Combat ,comme celui de ceux qui sont tombés, je compatis aux douleurs de ces femmes et enfants qui ont perdu leur Mari et leur Père.
Secondement :
- Si cela m'est permis, je voudrais en tant qu' Ancien rappeler que André ESPRIT promo 203 est tombé dans des circonstances similaires : Zone non sécurisée : Connaissance par l'ennemi de l'axe de progression et des moyens engagés.
Troisièmement :
- Depuis, les moyens ayant changé.
- L' Afghanistan n'est pas l'Algérie.
- Aujourd'hui, sur ce T. O. je ne comprends pas pourquoi ne pas avoir envoyé en tête et en éclairage sur site
des blindés au lieu des G. V. ?
- Faute de moyens ou faute tactique ?
Ils sont morts et tombés en leur devoir.
Dieu veuille que leur disparition ouvre les yeux et l'esprit de certains ...
A tous cordialement, RONCE.
Commentaire ou plutôt question : Il semblerait que les radios et la TV commencent à émettre l'hypothèse selon laquelle les embuscades ont été organisée par des talibans qui seraient très très bien renseignés !
Directement sur place par exemple par des infiltrés dans les bases militaires (en personnel de service), dans l'armée afghane, les administrations ou des instances dirigeantes...
Et puis aussi, peut-être une mauvaise préparation de la part du renseignement allié et notament mauvais "éclairage" (reconnaissance) préalable du terrain... Voire, réactions tactiques mal préparées par la suite.
Qu'en pensez vous ?
Bonjour,
Je suis assez supris de voir le détail de la phase des opérations sur ce blog, origine de la source.
Je souhaiterais utiliser ces infos dan un cadre d'analyse des combats.
A+
Alain
Bonjour à tous,
Pour ceux qui n'auraient pas la connaissance, et pour cause, d'une action de combat, voici quelques commentaires de spécialistes, qui répondront aux questions que beaucoup se posent.
Je sais ce qu'est le combat, la guerilla et la contre guerilla, mon chef le Général BIGEARD en était un spécialiste.
Je n'ajouterai aucun autre commentaire.
Bonne lecture à tous ,
Paramicalement ,
Denis
COMMENTAIRES: (hors polémique stérile et politicienne de bas étage)
Sujet a) Selon certaines informations, le bataillon français (BATFRA) n'a pas demandé de reconnaissance aérienne avant d'engager la colonne dans la vallée d'Uzbin, au nord du 35ème parallèle. Il s'agissait pourtant d'un secteur dans lequel les militaires français ne s'étaient pas encore aventurés, depuis leur arrivée à Surobi début août. Contrairement à la plaine de Shamali, au nord-ouest de Kaboul, que les Français parcourent depuis des années, cette région est considérée comme dangereuse.
Sans critiquer ni se poser en donneur de leçons, mais juste pour alimenter la réflexion des "Enseignements à tirer" NDLR - Discours du Président de la République et chef des armées aux invalides. Voici 10 questions ! (et non pas les dix commandements...)
Pour ceux des anciens qui comme moi ont connu ...
1.) 20 minutes pour actionner la "cloche" ! Y-a-t-il eu une bonne appréciation de terrain ? et planification d'un réseau radio fiable avec un "Pim" en relais-secours ? Les VAB ne sont-ils pas équipés radios ? ou au minimum le "serre file" comme dans le temps ?
2.) Durant l'action, où était postées la (ou les) armes collectives (ex. FM) en soutient de la reco et appuis-tiroir pour fixer l'ennemi ? (on ne parle que de fantassins avec des armes individuelles (ex. Famas). Mais surtout dans ce contexte précis de convois et d'action d'une force internationale et d'engagement d'une section reco, ou se trouvaient les sections de l'ANA et les forces spéciales américaines ? et pourquoi n'étaient-t-elles pas en alerte ou en contact permanant radio pour réagir en cas de coupure et "silence radio" non convenu ?
3.) Pourquoi ce n'est pas La base "Tora" qui aurait dû être décideur de la première action dans l'affaire ? (renfort, engagement aérien et hélicos de combat, encerclement rapide de la zone, etc. !), le RCC n'étant là qu'en ordres complémentaires et supérieurs et d'analyse du contexte de zone (engagement d'autres moyens alliés).
4.) Le timing des engagements de riposte, pourquoi as-t-il été aussi mal géré avec le peu de matériel à disposition ? (dans ces actions violentes, il faut se rappeler que tout se passe dans les premières minutes (réaction générale, teneur des ordres et décision des moyens)
5.) Est-il sérieux, opportun et professionnel que des sections de renforts doivent être amenées au contact dans des véhicules ? (où sont les hélicos ? et les moyens aptes à bien figurer).
6.) Est-il normal sérieux et responsable, que des professionnels s'engagent dans une opération de reconnaissance en profondeur et de plusieurs jours (qui plus est en convoi) soit à cours de munition dès le 1er accrochage ? Est-il pensable qu'une opération de reco aussi importante (une centaine d'hommes en 2 sections françaises et 2 de l'armée nationale Afghane) ne soit pas dotée de moyens autres que des armes dites légères ? Est-il logique que ce soient des hélicos sanitaires (les Caracals) qui aient du les approvisionner en munition sous le feu et leur amener par rotation depuis la base "Tora" à 5O Km les mortiers qui leurs faisaient défaut pour se défendre ?
7.) A défaut d'engagement en OPEX des hélicoptères de combat existants, tel les Tigres du DAOS basés au 5° RHC ALAT de Pau (disponibles mais dans les casernes et bases arrières de France, faute de budget - Livre blanc de la restriction des crédits et moyens oblige sans doute...) pourquoi n'avons nous pas alors des hélicos et avion de strafing et d'engagement au sol ? Il y a encore de bons vieux avions à hélices - il y a de bons hélicos avec matériel infra rouge et caméra performante (ex. les Gazelles canon ou hot, d'un coût très inférieur au Tigre)
8.) L'action de 17 h 50 des Caracals, pourquoi n'y en avait-il pas d'autres bourrés de commandos spéciaux pour une prise à revers des talibans ? Où ont été placé les pare-feux ? En fait hormis les Hélicoptères Américains (qui pourtant armés ont fait demi-tour devant le feu nourri..), il n'y a que deux Caracals transport-sanitaires de l'Armée de l'Air en Afghanistan et qui, eux au moins, ont assurés en bravant les tirs pour déposer des commandos préparant la DZ, acheminant les munitions manquantes !! et assurant l'évasan des blessés.
9.) Ces 2 Caracals viennent de relever en juin les 2 Cougar armés du 1er RHC de Phalsbourg. Pourquoi y a-t-il eu relève au lien de renforcement ? Deux Hélicos SAN pour une force d'intervention de plusieurs milliers d'hommes, (plus de 3 000) n'est-ce pas un hiatus de commandement ? ou des économies budgétaires irresponsables ?
10.) Pourquoi une opération de verrouillage niveau RCC et allié, n'a-t-elle pas été mise immédiatement en place sur les arrières de ce groupe de talibans ? Même pour nos anciens d'Indochine ou d'Algérie le bouclage était une des base clé de toute action ou tactique de contre guérilla. L'accrochage sérieux étant le point de décision pour mettre le paquet. Je plains l'état major BATFRA ! Il serait temps pour que ceux que l'on envoie en OPEX * soient d'une compétence minimum à défaut d'extrême qualité. Je parle niveau commandement et décisionnel, n'en déplaise aux politiques (même de l'armée)
(*) Opérations Extérieures (nouveau terme pour désigner les "théâtres d'opérations extérieures")
Tous ces moyens déployés avec du retard, quand il aurait suffit d'envoyer les drones en reconnaissance avant de faire les touristes. Et ils persistent à déclarer qu'il n'y a pas eu faute de commandement. Les officiers se croyaient au camps de la Courtine ou quoi ? Cela s'appelle "entrer dans la gueule du loup". Encore une glorieuse à fêter...
AFGHANISTAN-ALGERIE: PAS PAREIL, MAIS QUAND MÊME...!
“Un vrai traquenard!" Oui, par définition.
Et il est bien triste que nos paras n’aient pas eu la couverture air qui aurait pu leur éviter de tomber dedans.
Pourquoi n’y avait-il pas d’avions ou d’hélicos de reconnaissance et d’appui en couverture? Intégrés à l'opération… et non deux F-15 et un A-10 venus d’ailleurs, actionnés à travers je ne sais combien d’échelons NATO, arrivant 1 heure 20 après la bataille et ne pouvant utiliser leur armement lourd pas vraiment adapté à de l’appui ultra-rapproché.
En Algérie, dans les Aurès ou sur les barrage Est, dans des reliefs comparables mais à des altitudes mer bien moindres, ce genre d'opération était systématiquement protégé par une patrouille de T-6, chacun armé de 4 mitrailleuses et 6 roquettes, appartenant aux EALA, les Escadrilles d'Aviation Légère d'Appui. La faible vitesse du T-6, 200-240kmh, permettait un travail très proche du sol, la lenteur du défilement autorisait le repérage des moindres indices suspects, et ses mitrailleuses pouvaient fournir des appuis à une vingtaine de mètres, plus ou moins selon les turbulences.
C’est une telle patrouille, en liaison permanente avec le patron des troupes au sol, qui aurait éclairé le genre de col où les éclaireurs se sont fait accrocher. Et c'est avec un soin tout particulier qu'ils auraient reconnu ce col propice à un coup fourré. Parions qu’ils auraient repéré et neutralisé les Fels et, dans le pire des cas, auraient réagi dans la minute à tout déclenchement d’embuscade. En même temps, ils auraient rameuté tout ce qui était en l’air dans le coin et fait décoller la chasse lourde, Corsairs et Mistrals basée à Telergma en alerte à 15. Ces renforts se seraient trouvés verticale 30 à 35 minutes plus tard.
Cette couverture systématique par les T-6, (et au minimum par des Piper Cub ou L-19 de l’ALAT non armés), était possible en raison d’un prix d'achat quasi nul et du modeste coût de maintenance de ces avions provenant des surplus américains. Ils n'étaient pas de prime jeunesse mais il y en avait partout et ils ont sorti plus d’un biffin de la m…!
Je n'ai entendu parler de rien de tel en Afghanistan. Pas de couverture air systématique, sans doute en raison du coût prohibitif des hélicoptères engagés, matériels hi-tech conçu pour une future guerre classique et non pour de la contre-guerilla. Et, comme tout ce qui est cher est rare, il n’y avait tout simplement personne en l’air!
Et ces fameux drones, où étaient-ils? Le Figaro du 14 juin 2005 titrait:
“Le Pentagone tient à son concept de «persistance projetée». «Ces Ucav ouvriront la porte à une couverture quasi-permanente du champ de bataille puisqu'ils seront ravitaillables en vol.” Et nous, c’est quoi notre concept?
Ok, le AC-130 ou l'A-10, c'est l'apocalypse. Mais ce qui compte, c'est la première minute. Et même si on ne disposait que des 8 malheureuses mitrailleuses de 7.5 et 12 roquettes pour une paire de vieux T-6, ça impressionnait quand même, le temps que les Corsairs avec leurs 4 canons de 20 ou les B-26 avec leurs 16 mitrailleuses de 12.7 viennent nous relayer en strafing ou roquettes, bombes et bidons.
En outre, et c’est important, nos T-6 étaient des avions de secteur, et leur secteur ils le briquaient tous les jours, le connaîssaient mechta par mechta, caillou par caillou, sentier par sentier, grotte par grotte. Enfin, entrainés à travailler au quotidien avec les troupes au sol qui y opéraient ils étaient familiarisés avec leurs habitudes.
Maintenant il y a le laser, le GPS , les drones, les F-16, F-15, Super-Etendard, A-10, AC-130, Apaches, Kiowa et je ne sais quoi encore. Le problème c’est qu’ils arrivent aprés la bataille. À propos, nos Tigres, ne pourrait-on pas les "évaluer" en Aghanistan? Trop précieux sans doute!
Pourquoi ne pas ressortir des Huey de l’antimite? Cette sacrée Jeep volante à tout faire du VietNam. Où quelque chose d’équivalent.
On envoie nos “p’tits gars”, comme disait Bigeard, crapahuter dans les djebels sans leur fournir des moyens air à NOUS. À propos, les procédures de guidages des avions US, c’est en Français ou en Anglais?
En Algérie, dont la superficie utile est inférieure à celle de l’Aghanistan et dont le relief est bien moins tourmenté, nous avions plus de 400.000 hommes, des frontières quasi-étanches, des escadrilles de T-6 implantées à tous les coins de rue, une population bien connue et en majorité amie, et donc un bon renseignement. Qu’en est-il en Aghanistan? Je n’ai aucune compétence mais ne puis m’empêcher de faire des comparaisons, sûrement inappropriées, et de me poser des questions.
La désinvolture des politiques, qui n’ont jamais vu un fusil et prennent maintenant une mine de circonstance, est révoltante car ils engagent nos soldats dans un type de guerre auquel les moyens et métodes de l’OTAN paraîssent inadaptés.
“Ils réfléchissent”, nous disent-ils . Feraient mieux d’aller à Toul demander quelques conseils à Bigeard!
Asterix
Ex EALA 18/72
Mangoustes
ASTERIX À DENIS...
"Mangouste à Bruno"
Très intéressant car vous semblez connaître et l'Algérie et l'Aghanistan.
Bruno savait manier les appuis T-6... Entrainement panneautage, guidage et strafing rapproché à l'Ecole Jeanne d'Arc à Philippeville!
On avait compris beaucoup de choses. Votre analyse de l'embuscade d'Uzbeen amène à se poser des questions sur la façon dont le NATO conduit ses opérations en Afghanistan.
Cordialement
Asterix
Juste une info en passant: les Caracals sont armés. Mais l'urgence était à l'évacuation ou au transport de munitions. Et de plus, ils ne sont pas armés spécialement lourd...
D'accord à 120 pour 100 avec Denis et Asterix qui semblent bien connaitre la musique, que je ne connais que de maniere livresque ou témoignages verbaux d'amis..... Cela rejoint mon impression, encore une fois nos politiques ont envoyé au casse pipe nos soldats sans leur donner les moyens de se défendre, et en se trompant de guerre ! Encore une fois nos courageux soldats paient en liquide rouge sang, la connerie de nos politiques et de notre état major.... Pour info le meilleur allié des talibans semble etre Sarko, lui qui a decapité l'armée et ôté ses commandos spéciaux au 3RPIMA de Carcassonne, au départ pour l'Afghanistan pour épauler le 8 de Castres, en prenant prétexte du déplorable accident de Carcassonne ! C'est vrai que que quelques T6 rendraient bien service....
Bonsoir.
D'accord avec tout ce qui s'est dit plus haut.
En Indochine et en Algérie, l'armée française était une armée pauvre, ça semble être le cas aussi en Afghanistan.
Par contre , il y avait des gens comme Bigeard, Tourret, et d'autres........
Et le pauvre fantassin avait quand même son couteau de combat USM3 et quelques grenades fumigènes ( ça permet de se dégager ), ce qui ne semble pas être le cas en Afghanistan !
Les leçons , théories et préceptes tirés d'Indo et d'Algérie par Bruno et d'autres semblent avoir été bien oubliées par l'armée française, ou alors elle n'est pas autorisée à ............
Quelques jours aprés cette embuscade meurtriére, le 8 aurait fait une patrouille de nuit ( une premiére parait-il )avec 400 hommes .
C'est évidemment la bonne méthode, le taliban comme le fellahga vit la nuit.......
Quant au reportage de Paris-Match ( vérité ou montage ) , montrant des talibans avec armes et équipements de soldats français : profondément choquant et écoeurant !
Honneur à nos morts.
Nous devons admettre que l'armée française a été dépassée sur le terrain afghan dans cette embuscade, incapable de manœuvrer rapidement et de mettre les moyens pour faire face à 140 talibans, laissant une section entière se faire détruire. C'est la première fois depuis 45 ans qu'une compagnie est prise sous le feu par un ennemi manœuvrant et de puissance équivalente. Notre armée ne sait pas manœuvrer sous le feu au delà de l'échelon élémentaire (section, compagnie) c'est un fait. La légèreté de nos moyens et de notre expérience de la guerre est sans doute pour beaucoup dans cet échec.
l'armée française est a présent dépassée aussi dans la bataille de la communication, incapable de faire respecter la mémoire de ses morts et l'honneur de ses combattants, incapable de donner un "bilan" crédible de cet accrochage meurtrier.
Quand allons-nous cesser de subir?
Assez de démonstrations - spectacle lors de véritables show que sont devenues certaines "portes ouvertes" de bases aériennes, de régiments.....
J'"ai vu il y a un an des hélico "Tigre" en démonstration lors d'un meeting de l'ALAT dans le sud de la France et le pékin moyen pense alors qu'avec une telle force de frappe et de soutien on ne craint rien aussi on peut s'étonner de leur absence en Afghanistan ou sur une opération aussi malheureuse que celle que nous venons de connaître.
Un seul de ces engins prenant à revers ces talibans aurait pour le moins fait diversion et semé la pagaille et la ruine dans leurs rangs...
AU TCHAD nous avions des skyraider ad4 mais maintenant on veut péter plus haut que son c... en guérilla pas besoin de ces monstres valant un prix fou mais il faut bien engraisser le pére Dassault notre avionneur sénateur et maire et si vous etes gentil pendant votre carriére je vous engage comme cadre sans commentaires.Combien de fois ces avions nous ont sauvés la mise à mediter Messieurs les cerveaux des grandes écoles la théorie et la pratique c'est différent mouiller un peu vos chemises au lieu de vous pavanez dans vos bureaux en pensant à votre prochain avancement
Le parallèle avec l'Algerie est très bien démontré par nos "anciens".
L'encadrement avait vécu la 2eme puis l'Indo pour finir avec l'Algerie. Ne payons nous pas nos engagements pour les divers maintiens de la paix ,qui hélas ne donnent que très peu d'experience au "feu" . L'entrainement a-t-il était adéquat ( accoutumance sous tir réel, close-combat etc ...) bref, avons nous les moyens néccessaires je dis bien moyens matériels car les hommes nous les avons. Respect à eux
Une compagnie a été prise sous le feu en 1970 à Bedo (cpima).http://www.fncv.com/biblio/conflits/autres/pays/tchad/golfe_embuscade_bedo.html
10 morts et de nombreux blessés. Une chape de plomb sur celà, entretenue par beaucoup et pour voir ensuite Hissen Abré dans la tribune un 14 juillet!
Silence complet de presque tout le monde combattant et des militaires. Merci pour eux .
A TOUS BONJOUR
Vos informations et actualités sur cette embuscade sont bien réelles. Que cela soit sur la manière de gérer cette reconnaissance, avec appuis éloignés, dispositif d'approche, armement, entrainement etc.. montre une certaine faiblesse à tous les niveaux.
Je suis comme beaucoup d'entre vous, voire périr des jeunes comme cela , me fait bien mal au coeur.
Plusieurs vérités sortent de la bouche de certains, et cela n'est pas fini. Au fur et à mesure du temps passé nous allons hélas encore en apprendre d'autre.
Je n'ai aucun pouvoir, mais cessons de revenir sur cet incident par pudeur, et respect des ces jeunes qui ont crus à nos valeurs et représentés notre pays pour une cause juste.
Il est vrai que nos commandeurs d'aujourd'hui ne sont pas des BIGEARD, FOSSEY-FRANCOIS, TRINQUIER, SERGENT, DE SAINT MARC, CHATEAU JAUBET, JEAN-PIERRE, COULET ETC... nous n'en avons plus, ou ils sont vite étouffés par les politiques et certains généraux frileux. Avant nous avions des médecins, des prêtres , des soldats. Maintenant nous avons des docteurs, des curés et des militaires. La mode est devenue loi. nous sommes au temps des mandarins esclaves. Beaucoup de ceux qui sortent des grandes écoles et sont protégés par leurs parrains, qui gravitent dans les états majors à attendre médailles , avancement et place au soleil , n'ont plus rien à faire dans nos armées. Hélas ils y en aura encore beaucoup qui prendront des décisions malheureuses.
Pour manifester notre mécontentement vis à vis des revues non spécialisées qui divulgues des photos ou autres articles sur cet incident, ne les achetons pas. Cela leur fera un manque à gagner et leur apprendra le respect des soldats morts pour la FRANCE.
Bonjour,
La contre guérilla !! On était passé maître parait-il !
De la souplesse et de la mobilité, frapper vite et repartir.
Vandenberg avait tout compris à 21 ans !
Quelle est la volonté politique de notre pays?
AH ? SI BIGEARD AVAIT COMMANDE EN AFGHANISTAN !
OUI MAIS ! L’AFGHANISTAN N’EST PAS L ALGERIE NI L INDO !
L’AFGHANISTAN C’EST UN BOURBIER SANS NOM !
SOUS LES ORDRES DE L’OTAN, C’EST LE BORDEL ORGANISE ! BIGEARD AURAIT ENVOYE TOUT CE BEAU MONDE ISSU DES BUREAUX ET NON D’ECOLES DE GUERRE SUBVERSIVE. ET JE SUIS GENTIL !
TOUT LE MONDE COMMANDE ET NOS UNITEE SONT CHAPEAUTEES PAR LES AMERICAINS. CETTE METHODE LE GENERAL MARCEL BIGEARD, DIT BRUNO, NE L’AURAIT PAS ACCEPTEE, LUI IL LUI FALLAIT UN SECTEUR ET ETRE MAITRE DES LIEUX.
UN REGIMENT LEGER, DES HELICOPTERES ET SOUS SES ORDRES UNE COMPABNIE D’APPUI, DES SECTIONS DE RENSEIGNEMENTS... ET PLUS PERSONNE NE LUI RESISTAIT. PARTOUT OU NOUS PASSIONS !
VOILA BIGEARD, COMMENT IL PERCEVAIT CES GUERRES SUBVERSIVES QUI N'ONT PLUS RIEN A VOIR AVEC LES GUERRES CONVENTIONNELLES D'UN PASSE REVOLU.
NOUS SOMMES AU TEMPS DES KAMIKAZES ET FACE A DES COMBATTANTS EN ESPADRILLES.
MEME AVEC NOS ARMEES TRES SOPHISTIQUEES, NOUS NE SOMMES PLUS DANS LE COUP. IL FAUDRA NOUS ADAPTER CONTRAINTS ET FORCES, SI NOUS NE VOULONS PAS ENCORE PRENDRE UNE AUTRE DEROUILLEE !
RAYMOND CLOAREC - ANCIEN DES BIGEARD BOYS