Dix soldats français tués en Afghanistan au cours d'une embuscade
Par PC le mardi 19 août 2008, 14:28 - Actualité - Lien permanent
Dix soldats français tués en Afghanistan
Selon info lefigaro.fr AFP et AP du 19/08/2008
La France vient d'être durement frappée en Afghanistan !
Dix soldats français de la force de l'OTAN en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors d'une embuscade tendue par des talibans, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la capitale Kaboul. Vingt-et-un soldats ont été blessés. L'information a été confirmée par un communiqué de Nicolas Sarkozy évoquant «une embuscade d'une extrême violence». Le président français a aussi annoncé qu'il se rendrait en Afghanistan dès mardi soir 19 aout 2008. «La France vient d'être durement frappée (...) Elle est est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté», affirme-t-il dans son communiqué.
Les victimes, tuées au cours d'une mission de reconnaissance conjointe avec l'armée nationale afghane, appartenaient au 8ème Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres (Tarn), au 2ème Régiment étranger de parachutistes, basé à Calvi (Haute-Corse), et au Régiment de marche du Tchad.

Dans son communiqué, le chef de l'Etat a rendu hommage au «courage de ces hommes qui ont accompli leur devoir jusqu'au sacrifice suprême». «Mes pensées vont d'abord à leurs familles et à leurs proches, auxquels je transmets, au nom de la Nation, mes condoléances. Je dis aux blessés ma sympathie et mon soutien dans cette épreuve. Je partage également la peine de leurs camarades et, au-delà, de tous les militaires français», a-t-il ajouté.
«Importants moyens aériens»
Les combats impliquant des
militaires français ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la
nuit de lundi à mardi, avait précisé plus tôt une source proche de l'Élysée.
Une source militaire en Afghanistan avait indiqué que des éléments français de
la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) étaient engagés dans
un «incident majeur» avec des insurgés talibans dans le district de Saroubi,
mais n'avait pas communiqué de bilan des combats. Une information déjà évoquée
par l'état-major français des armées la veille au soir.
Nicolas Sarkozy précise également que «d'importants moyens, aériens notamment, ont été mis en oeuvre avec le soutien des Alliés pour appuyer et dégager» les militaires français.
«Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes», a par ailleurs déclaré un porte-parole des talibans. «L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles cinq talibans et 15 civils ont été tués», a-t-il ajouté. Il n'était pas possible de vérifier ces informations et les bilans donnés par les talibans sont souvent très exagérés. Le porte-parole du ministère de la Défense afghan a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués.
Le plus meurtrier depuis Bouaké !
Il s'agit du bilan le plus meurtrier pour l'armée
française depuis celui du bombardement de Bouaké en Côte d'Ivoire, en novembre
2004. Ce jour-là, neuf soldats français et un civil américain avaient été tués
et trente cinq autres soldats blessés. Ce bombardement par des avions des
forces ivoiriennes avait engendré une sévère riposte française puis des émeutes
dirigées contres les expatris français.
Ces pertes sont les premières depuis le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, actuellement de l'ordre de 3.000 hommes, annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet de l'Otan à Bucarest en avril. Avant ces combats, quatorze militaires français y avaient été tués dans des accidents, opérations ou attentats depuis fin 2001, selon l'état-major français. Quelque 176 soldats étrangers sont morts dans le pays depuis le début de l'année, selon un décompte de l'Agence France-Presse.
La France est engagée depuis 2002 dans la coalition qui a défait les talibans après les attentats du 11 septembre 2001. Une coalition qui réunit sur place des militaires de l'Otan et des soldats américains.
- Pour en savoir plus > La France en Afghanistan

Commentaires
A l'attention du général B.GILLIS et du général H. de COINTET de l'ASAF Siège
et de tous les présidents d'associations du CDCAFN ,
Mon général,
Ce matin 19 aout 08, RTL passe sur les ondes radios l'information de
la morts de neuf soldats français en mission de l'ONU en Afghanistan :
Notre plus profond respect aux familles de ces militaires
Notre soutien total et absolu aux Chefs de Corps et camarades de ces HOMMES.
QUESTION
Ces HEROS avant de succomber ont très certainement riposté et éliminé également quelques
adversaires, leurs camarades aussi . Seront-ils traduits en justice civile, livrés en pature à la presse anti-militariste
habituelle comme ce fut le cas pour le Général H.PONCET lors de l'opération Licorne par le ministre de l'époque .?
Nous, anciens combattants membres de l'ASAF ou non , entendons demander aux reponsables ( si
l'emploi de ce terme correspond encore à une réalité ) politiques quelles attitudes ils envisagent de prendre pour
donner à nos troupes en mission extérieure la possibilité de défendre avec leur peau l'Honneur de la France dans
ce combat ahurissant qu'est la Guerre entre notre Civilisation CHRETIENNE et la civilisation (?) islamiste .
Peut être n'avaient-ils pas imaginé cette éventualité ?
La France possède nombre d'officiers généraux de 2° section véritables spécialistes des problèmes
de Défénse, que ne les utilise-t-elle pas ? Tous diraient que la PAIX et la SECURITE passent par un effort militaire
de RECHERCHE et de MATERIEL . Les deux dépendent d'une REALITE, et donc d'un BUDGET .
Leur accordera-t-on les moyens d'investigation nécessaire ?
A l'ASAF nous avons choisi pour devise MEMOIRE et VERITE . Notre but statutaire tient dans notre
dénomination : SOUTIEN à L'ARMEE FRANCAISE et il concerne l'ESPRIT DE DEFENSE . C'est notre RAISON D'ETRE
et pas seulement le temps d'un mandat .
Avec détermination veuillez accepter mon général mes devoirs respectueux au Service
de mon PAYS,
Philippe
C’était à prévoir…
Un officier français, qui vient de rentrer d'Afghanistan après un séjour au sein des forces internationales, prédit qu'il y aura hélas, d’autres morts côté francais.
La situation est extrêmement mauvaise: les talibans encerclent la capitale Kaboul... Ce théatre d'opération est pire que l' Irak,…..
Des heures très sombres se préparent là bas, même si personne ne veut l'avouer...
Nous avons été chassés d'Algérie par des décisions politiques, mais nous n'aurions jamais gagné cette guerre, la guérilla c'est autre chose qu'une guerre frontale, la mort rôde partout, et toujours où on ne l'attend pas.
C'est les premiers morts, il y en aura beaucoup d'autres. Comme disait de Gaulle, 100.000 de plus ou de moins, cela ne compte pas, seule la politique réglera ce problème, en attendant, des milliers d'appelés y ont laissé leurs vies.
Aujourd'hui ce sont des engagés,mais où est la différence ? La mort n'en fait pas.
Ramenez ces soldats chez eux, nous n'avons rien à faire là bas !
Publié le 19-08-08 à 13:05
Communiqué de M. le Président de la République
Dans son combat contre le terrorisme, la France vient d'être durement frappée.
Hier, 10 de nos soldats appartenant au 8ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine, au 2ème Régiment étranger de parachutistes et au Régiment de marche du Tchad sont morts en Afghanistan. 21 autres ont été blessés, au cours d’une mission de reconnaissance conjointe avec l’armée nationale afghane. D’importants moyens, aériens notamment, ont été mis en œuvre avec le soutien des Alliés pour appuyer et dégager nos hommes pris dans une embuscade d'une extrême violence. Cette mission se déroulait dans la région de Kaboul, où nos forces sont présentes avec nos alliés depuis 2002.
Je m'incline avec respect et émotion devant le courage de ces hommes qui ont accompli leur devoir jusqu'au sacrifice suprême. Mes pensées vont d’abord à leurs familles et à leurs proches auxquels je transmets, au nom de la Nation, mes condoléances. Je dis aux blessés ma sympathie et mon soutien dans cette épreuve. Je partage également la peine de leurs camarades et au-delà de tous les militaires français. Dès ce soir je me rendrai en Afghanistan pour les assurer que la France est à leurs côtés.
Ma détermination est intacte. La France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté. La cause est juste, c’est l’honneur de la France et de ses armées de la défendre. Au nom de tous les Français je renouvelle à nos armées la confiance de la Nation pour remplir leur mission.
Une fois encore nos soldats ont payé de leur vie. Ils méritent le respect , le soutien du peuple français. Je pense au désarroi des familles et de l’ensemble des militaires qui œuvre pour la paix dans le monde.
Nous comptons sur vous et " TOUS " avec vous.
D"accord avec TOMIX, nos soldats n'avaient rien à faire dans ce bled. Certains se sont fait massacrer, mais comme dirait un président, c'étaient certainement des amateurs comme ceux de Carcassonne. D'où les dégâts.
Le fait d'aller faire un tour à Kaboul, ne ramènera pas ces braves..
Je suis écœuré. Tous ces morts pour "nada"
Il n'y a pas une journée qui passe sans que je pense à mon séjour en ex-Yougoslavie, 1er Bataillon d'infanterie de BIHAC1992. Pas un jour ne passe sans que je pense aux camarades tombés la-bas à trois semaines du retour en France. J'avais alors 18 ans, appelé du contingent 92/06 du 19 eme GC et rattaché au 126 eme RI. J'ai aujourd'hui 34 ans et si j'ai rejoint la vie civile au terme de mes 24 mois de service pour raison familiale, je n'en ai pas moins quitté cette école de la fraternité, de la cohésion qu'est l'armée française. Convoyeur de fonds et réserviste opérationnel, j'ai pris en pleine gueule l'annonce de la mort de nos camarades, loin de chez nous, en Afhganistan. Que Dieu garde nos camarades et qu'il soulage leurs souffrances ainsi que celle de nos familles. Nous savons tous que notre engagement peut aller jusqu'au sacrifice suprême. Nous servons notre Patrie...
J'éprouve beaucoup de tristesse à la pensée de ces jeunes hommes qui viennent de se faire tuer en Afghanistan et j'exprime toute ma sympathie à leurs familles et à leurs camarades blessés.
Mais à ceux qui se demandent encore ce que ces jeunes combattants allaient faire là-bas, je pose la question suivante: avez vous réfléchi un seul instant?
Avez vous oublié la leçon de Munich et les conséquences funestes de la lâcheté collective drapée dans une apparence de dignité qui nous ont conduit au conflit le plus sanglant et le plus meurtrier de toute l'histoire de l'humanité??
Ne voyez vous pas qu'aujourd'hui le combat du monde libre pour garder son indépendance et ses valeurs n'est plus dirigé contre le nazisme, ni le collectivisme international qui a déposé les armes, Dieu merci, mais contre les islamistes, intégristes, fondamentalistes et autres extrémistes expansionnistes qui veulent par la terreur nous imposer leurs moeurs barbares et archaïques,leurs lois, leur religion et réduire les femmes en esclavage!
L'attentat commis à Alger aujourd'hui en est une nouvelle et tragique illustration: c'est là-bas et maintenant qu'il faut se battre. Si nous n'aidons pas les gouvernements les plus menacés, en Afghanistan, au Pakistan, en Algérie, au Maroc, c'est sur notre propre sol qu'il faudra bientôt prendre les armes pour défendre nos villes nos villages.
Voilà pourquoi ces jeunes soldats sont morts aujourd'hui: eux avaient compris qu'ils se battaient pour leur pays,la France que nous aimons.
Nos « amateurs » ont une fois de plus fait preuve d'esprit de sacrifice et de courage dans les combats contre les talibans, en couvrant 30 pour cent du territoire afghan. Les 60.000 hommes de l’OTAN n’arriveront jamais à bout de la résistance fanatique des insurgés islamistes. L’avantage pour eux…. Ils crapahutent sur un terrain favorable avec une connaissance parfaite du pays.
Comment sortir d’un tel guêpier ? Aujourd’hui nous sommes en Afghanistan, demain nos troupes seront appelées où l’Otan les demandera !!! Un jour peut-être un retour en Algérie ?
Voici le message de solidatité qui a été adressé par le président de la FNCV aux chefs de corps des 8e RPIMa, 2e REP et RMT.
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Dans les combats qu’elle mène contre le terrorisme international et pour le maintien de la paix, l’armée française vient à nouveau d’être durement frappée et de perdre dix de ses soldats en Afghanistan.
La Fédération nationale des combattants volontaires
- s’incline avec respect devant le courage de ceux qui ont accompli, par engagement volontaire personnel, plus que leur devoir dans un contexte difficile et dangereux, à l’exemple de leurs aînés morts pour la France dans tous les combats où nos forces avaient été engagées,
- partage avec les familles endeuillées et leurs camarades de combat la peine qu’ils éprouvent,
- exprime aux blessés ses sentiments de réconfort et de sympathie en formulant des vœux de prompt rétablissement,
- présente aux chefs de corps des 8ème RPIMA, du 2ème REP et du RMT, aux cadres et aux soldats de ces régiments l’assurance de leur profonde solidarité.
Colonel (H) Gagniard
Message du général Piquemal, président de l'UNP, adressé au chef de corps du 8e RPIMa
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Mon colonel, cher camarade,
Le 8e RPIMa vient d'être durement touché et frappé dans sa chair.
J'ai appris hier soir les terribles pertes que venait de subir la 4e Compagnie de votre régiment (8 tués et 17 blessés) au cours d'une embuscade meurtrière des Talibans à 60 km à l'Est de Kaboul. Ce coup douloureux touche toute la famille parachutiste qui est en deuil.
Au nom de tous les membres de l'UNP, dans cette douloureuse circonstance, je vous présente nos condoléances attristées et vous fais part de notre immense tristesse.
Je vous demande de les transmettre aux familles endeuillées et plongées dans la peine et le chagrin.
Je tiens à vous assurer de tout notre indéfectible soutien et de notre totale solidarité.
Nous partageons votre douleur et vous assurons de notre profonde sympathie. Nous sommes par la pensée et le coeur près de vous.
Je vous prie de croire à notre fidèle et fraternelle amitié para.
Général (2S) Christian PIQUEMAL
Président national de l'UNP
La famille parachutiste est en deuil. Le 8e RPIMa est durement touché et frappé dans sa chair. Notre émotion est grande.
Lundi 18 août en fin d'après-midi 8 Parachutistes de la 4éme Cie du 8ème RPIMa de la Section de l'Adjudant EVRARD ont été tués au combat (1 sous-officier et 8 MDR tués) dans une sévère et terrible embuscade des Talibans à 60km à l'Est de Kaboul en Afghanistan, 17 de leurs camarades de la même section ont été blessés (2 sous- officiers et 15 MDR).
En outre, 1 MDR du 2e REP a été tué, ainsi qu'un MDR du RMT.
Nos pensées vont vers les familles de tous ces jeunes qui ont donné leur vie et versé leur sang pour la défense de la liberté et des valeurs de la démocratie. Nous garderons d'eux l'image de la force et de la jeunesse, de cette jeunesse dont ils ont fait don à la France.
Dans cette tragique circonstance, nous partageons la peine et la douleur du 8e RPIMa qui vient de subir cette terrible perte, ainsi que celles du 2e REP et du RMT.
Je demande à tous ceux qui le peuvent d'être présents à la cérémonie d'hommage aux Invalides (Cour d'Honneur) en tenue UNP le jeudi 21 août à 10h30 afin de marquer notre soutien et notre profonde solidarité au 8e RPIMa, au 2e REP et au RMT dans cette douloureuse épreuve.
Je compte sur votre présence massive auprès de nos frères d'armes d'active.
J'assisterai personnellement à la cérémonie avec le drapeau national de l'UNP.
Je vous assure de ma fidèle amitié para.
Général (2S) Christian PIQUEMAL
Président national de l'UNP
Je m'incline respectueusement devant nos soldats tombés au champ d'Honneur et mes pensées émues vont vers les familles si cruellement frappées. A l'évidence la France n'a rien à faire en Afganistan, cette guerre ne nous concerne pas.
Quelle catastrophe pour toutes ces familles , mais où est et que fait l'Europe des 25: où sont les armées de la coalition? Nous sommes l'union européenne pour l'euro, mais pour donner un coup de main il n'y a plus personne. Que fais le prèsident de l'union pour imposer une présence militaire de touts les pays? Il n'y a pas que la France et le Royaume Uni qui doivent porter le fardeau. Il faut remettre de l'ordre avant de leurs donner des euros car nous le savons tous, ce n'est que pour ça que certains adhèrent à l'union. Il y en marre de ces sangsues, il faudrait rétablir les douanes car ils se promènent comme ils veulent. Les bases arrières des terroristes, elles sont chez nous... Bon, pour l'instant, parlons de nos morts et blessés qui méritent mieux que ça.
amitiés à tous jablon1er
Sincères condoléances très attristées aux familles et amis des parachutistes du 8 ème RPIMA , 2 ème REP et au régiment de marche du Tchad . Honneur et respect à nos camarades tombés "Loin de chez nous ". Aux blessés, courage et prompt rétablissement .
Puisse Saint- Michel, les avoir accueillis auprès de nos chers disparus et soutenir les familles. Courage .
Étant des hommes de terrain rompus à tout ou presque, les talibans en multipliant les attentats et les embuscades, deviennent de plus en plus puissants, d'où un conflit interminable et qui sera à mon avis sans fin.
Il faut les « déstabiliser » sur leur propre terrain. Je pense que certains d’entre « nous » comprendront le sens du terme. Il faut que nos hommes appliquent les mêmes méthode qu’eux, en intervenant en contre-guérilla, en occupant le terrain la nuit, faire des choufs, renseigner, intervenir, frapper fort.
A une époque, de nos jours encore, certains éprouvent de la honte sur certaines pratiques et méthodes de la guerre d'Indochine ou de celle d'Algérie. Mais les attentats terroristes qui tuent et tuent tant d'innocents, nous montrent que le général Challe et le colonel Bigeard, créateurs des commandos de chasse, avaient vu juste.
Sincères condoléances à mes camarades du 8ème RPIMa, ainsi qu'aux familles, et à leurs proches, condoléances aux familles des parachutistes du 2éme REP, et au régiment de marche du tchad, honneur et respect à nos morts et blessés.
j'espère que le peuple français se rend compte que ces soldats sont morts pour qu'ils puissent donner un avenir de paix à leurs enfants, et qu'en aucune façon ce ne sont des amateurs.
Après ce mois d'Août particulièrement difficile et après le sacrifice de nos soldats en Afghanistan, je reprends contact avec vous.
Je crois quant à moi que le combat que nous menons là bas est juste. la bataille contre l'islamisme est globale et ce qui se joue là bas c'est tout simplement la survie du monde libre. nous pouvons être fiers de nos soldats. Et fiers du combat que mènent nos troupes que nous devons, plus que jamais soutenir. Peut être avez vous lu le communiqué que j'ai adressé a la presse et qui est publié sur notre blog ndp
A bientôt et toujours à votre disposition.
Bien amicalement
HONNEUR A NOS PARACHUTISTES
Honneur à nos soldats tués en Afghanistan.
Comme tant de leurs aînés, ils sont morts pour leur drapeau et leurs étendards, et le temps n’est à l’évidence pas venu de se poser la question de savoir s’ils sont tombés pour la France ou pour d’autres intérêts supposés éloignés des nôtres.
Au moment où l’étau se resserre sur notre continent et sur notre civilisation pris en tenaille par l’avancée islamiste et la volonté de puissance affirmée, naissante ou retrouvée de telle ou telle nation, aucune polémique subalterne ne doit être entreprise au nom de simples stratégies partisanes.
Un tel débat où ni le romantisme de la rupture, ni l’esthétisme de la force brutale ne doivent trouver place, ne saurait être tranché de manière lapidaire.
La seule question qui vaille est de savoir où se situent les menaces réelles et, par contrepoint, quelles sont les réponses justes qui peuvent leur être opposées. Ces réponses passent d’abord par la définition des priorités, la hiérarchisation des dangers et la constitution d’une défense européenne crédible parce que forte, indépendante mais s’inscrivant dans une perspective de solidarité civilisationnelle, autrement dit, n'en déplaise à beaucoup, occidentale.
Pour l’heure, nous sommes tous des parachutistes du 8eme. Ils sont bel et bien morts pour nos libertés.
Nous n’en finirons jamais si l'on continue comme ça…
Ayons donc le courage de le dire….changeons nos méthodes ! Il faut que notre armée et nos militaires se rééduquent dans des centres d’instruction de contre-guérilla en apprenant à démanteler les organisations terroristes, en s’entraînant de jour comme de nuit. Il faut apprendre à vivre en « prédateur », apprendre la « guerre de chasse ».
Ensuite sur le terrain, nos forces spéciales ( irrégulières…certains le diront !!!) pourront opérer chez eux en vivant comme eux , en s'habillant comme eux, en pensant comme eux….nous avons déjà eu des résultats, cette tactique a détruit "pas mal " d' effectifs rebelles , avec un vrai travail d’infiltration... de nuit comme de jour en AF.N.
Il faut savoir ce que l'on veut, et quand on le sait, on ne fait pas les choses à moitié: on donne à l'armée les moyens de sa politique et on explique à l'opinion publique pourquoi ce combat est celui de la France, celui de tous les pays libres, et qui veulent le rester. Il ne s'agit plus de faire des incantations à présent, mais de se battre, et de gagner.
Fin de citation et de commentaires
Un ancien du 18e R.C.P et des Commandos de chasse.
Mes respects Ange, c'est comme cela qu'on gagnera !!!
Et où étaient les hélicos et notamment ceux qu'on nous montre à la télé comme les plus modernes ?! Aujourd'hui, protéger un convoi ne se fait plus à pied et les généraux-crayons, ces faux intellos de salon, devraient être en tête sur le terrain...comme un Bigeard l'a démontré . La problématique à régler est que, considérant que les Talibans ne sont que des exécutants professionnels, c'est à sa source qu'il faudrait éradiquer le terrorisme. Il serait donc grand temps d'arrêter les discours pompeux et de démontrer d'effectives qualités de chef.
je rejoins le camarade parlant des commandos "fel" en AFN, le 8 avait ses propres commandos n'arborant pas la tenue réglementaire et faisant des ravages chez les fel. Les tigres noirs du commando VANDENBERGHE en indochine, revêtus de la tenue viet ont effectué un travail remarquable causant de lourdes pertes à l'adversaire - qu'on se le dise.... trom xua snoc devise connue des initiés.
Pour tomix
Hé ! camarade, la guerre était gagnée en Algérie !
Si ta gaullomanie te perturbe, revois la genèse de cette guerre. Mais je doute que celà te serve.
Tu es bon pour augmenter les rangs de la FNACA.
Courage...
QUEL MALHEUR ET QUELLE TRISTESSE POUR CES SOLDATS. MAINTENANT VIENT LE TEMPS DES QUESTIONS : APRES 7 ANS DE PRESENCE DE TROUPES ARMEES EN AFGHANISTAN, COMMENT SE FAIT IL QU' IL Y AIT UN RETOUR MASSIF DES TALIBANS ? QU' ONT DONC FAIT CES TROUPES PENDANT 7 ANS ?
BIEN SUR APRES AVOIR ECRASE EN PARTIE LES TALIBANS, ON A DISTRIBUE DES RASQUETTES A LA POPULATION, DONNE DES CRAIES ET DES ARDOISES POUR LES ECOLES, DONNE DES SOINS, FORME UNE ARMEE AFGHANE DONT LA MOITIE DES EFFECTIFS DESERTE POUR REJOINDRE LES ADVERSAIRES, DES PATROUILLES EN VILLE POUR SE FAIRE BIEN VOIR DE LA POPULATION QUI EN FAIT NE PEUT PAS NOUS PIFFRER, ETC...... CELA N A PAS EMPECHE LE RETOUR EN FORCE DES TALIBANS.
COMBATTRE LE TERRORISME EN CES LIEUX COMME L EXIGE NOTRE PRESIDENT ? BEN OUI ON A VU LES RESULTATS EN LA MATIERE EN IRAK, EN SOMALIE, AU VIETNAM, EN ALGERIE. QUOIQUE EN ALGERIE LE PLAN CHALLE AVAIT BIEN FONCTIONNE MAIS APRES CA A ETE POLITIQUE. DE ALEXANDRE LE GRAND A BREJNEV, TOUT LES OCCUPANTS SE SONT CASSE LES DENTS DANS CE PAYS QU EST L' AFGHANISTAN.
ALORS, VA T ON GAGNER CETTE GUERRE ? HELAS JE DOUTE. ON Y RESTERA DE LONGUES ANNEES ET ON EN REVIENDRA UNE MAIN DEVANT UNE MAIN DERRIERE OU DANS DES CERCUEILS COMME LES RUSSES ET LES AMERLOCS AU VIETNAM. ON APPELLE CELA AVOIR MIS LES PIEDS DANS UN BOURBIER DONT SEULE ANGELA MERKEL ECHAPPE. PAS FOLLE LA GUEPE ELLE N A PAS ENGAGE SON ARMEE. IL VA FALLOIR S' ATTENDRE A DE GRANDS MALHEURS POUR NOS ENFANTS ENGAGES DANS CE COMBAT. LES TALIBANS SONT COMME DES POISSONS DANS L EAU DANS LEUR PAYS. EUX SE CONTENTENT D UNE SEULE PERSONNE POUR ATTAQUER. ON LA BARDE D EXPLOSIFS ET ELLE SAUTE EN FAISANT UNE CENTAINE DE MORTS. NOUS ON ENGAGE 100 MILITAIRES ET ON FLINGUE 5 A 10 TALIBANS. A MEDITER !!! IL VA FALLOIR SERIEUSEMENT REVOIR NOS METHODES DE COMBATS ET UN SACRE BUDGET SI VRAIMENT ON VEUT GAGNER CETTE GUERRE.
LE TERRORISME FAUT DEJA LE COMBATTRE EN FRANCE ET OUVRIR LES YEUX POUR VOIR CE QUI SE PASSE AUTOUR DE NOUS CAR DE PLUS EN PLUS NOUS SOMMES "OCCUPES". ET LE JOUR OU CES "TROUPES" VONT SE SOULEVER ET BIEN ON FERA UNE DROLE DE GUEULE.
en lisant toutes ces réactions , ho! combien légitimes ,auquelles ,en tant que vieux soldat je m'associe pleinement , permettez moi d'évoquer ici l'admirable pensée d'Antoine de St Exupéry , qui est plus que jamais d'actualité " Le soldat n'est pas un homme de violence ; il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes .Son métier,est d'aller sans failles au bout de sa parole , tout en sachant qu'il est voué à l'oubli "
Embuscade en Afghanistan du 18 août 2008, par le général F.Cann.)
L’accrochage qu’a douloureusement vécu en Afghanistan une section de la 4ième compagnie du 8ième R.P.I.Ma et surtout la polémique qui s’en est suivie (et qui se poursuit) générée par des journalistes, spécialistes autoproclamés de Défense, m’incitent à vous livrer quelques réflexions.
Je me devais de les exposer en « 8 » chapitres.
1. Géopolitique.
Ayant découvert, peu de temps avant le siècle nouveau, l’existence d’un groupe du nom d’Al Qaïda, le monde occidental a soudainement pris conscience, le 11 septembre 2001 avec la destruction du World Trade Center, du potentiel terrifiant de ce groupe prêt à toutes les actions extrêmes pour déstabiliser et défaire le monde occidental. Ce groupe Al Qaïda, originaire d’Arabie Saoudite et du Yémen, a choisi l’Afghanistan pour sanctuaire parce que la topographie lui est favorable et que la population a historiquement toujours rejeté l’infidèle (les lanciers du Bengale dans le Khyber Pass au XIX° siècle et, plus près de nous, l’armée soviétique).
Par un choix incompréhensible (en dehors de considérations économiques en général et pétrolière en particulier), les Etats-Unis ont, à la fin de 2001, placé leur effort principal (3/4 des forces) sur l’Irak et leur effort secondaire (1/4 des forces ) sur l’Afghanistan alors que des dispositions inverses se seraient avérées plus cohérentes. Il semblerait d’ailleurs que les deux candidats à la Présidence américaine s’accorderaient sur cette inversion de la répartition actuelle.
Depuis 2001 les attentats commis au nom d’Al Qaïda n’ont cessé de proliférer, tel un cancer, de par le monde, l’Algérie étant le dernier pays atteint en cette fin du mois d’août 2008.
Il n’y a aucune raison d’espérer que ces attentats prennent fin demain, de même qu’il est vain de croire qu’ils vont épargner la France.
Dès lors, l’alternative qui se pose à nous aujourd’hui est d’une simplicité biblique :
- ou bien nous tolérons l’existence du sanctuaire afghan d’Al Qaïda en espérant que cette entreprise terroriste s’essoufflera et s’éteindra d’elle-même.
- ou bien nous décidons d’éradiquer le mal à sa source et de « mettre le paquet » en Afghanistan.
Cette tragique alternative revêt la forme d’un pari mortel pour notre société dont les citoyens, mal informés du danger, souhaitent à 55%, comme pour se donner bonne conscience morale, que nos troupes engagées là-bas soient rapatriées.
2. Géostratégie.
Nous, les Français, nous savons d’expérience qu’une rébellion qui bénéficie du soutien d’un arrière-pays ne peut-être éradiquée. Le Vietminh en Indochine avait quasiment gagné la partie dès l’avènement du communisme en Chine en octobre 1949.
Inversement, le F.L.N. n’a jamais pu, quoiqu’il dise, gagner la guerre sur le terrain en Algérie dès lors que les frontières de ce pays avec la Tunisie et le Maroc avaient été rendues totalement hermétiques.
L’Afghanistan partage avec le Pakistan une frontière de 1.500 kms en montagne. Dès lors, la réponse à nos opérations actuelles en Afghanistan ne se trouve ni à Paris, ni à Washington mais à Islamabad, capitale du Pakistan. De deux choses l’une :
- ou bien le gouvernement pakistanais accepte la réalisation d’opérations militaires conjointes permanentes et alors la rébellion peut être vaincue,
- ou bien il refuse et alors il faudra que l’Occident renonce avec ses moyens actuels à combattre ce « tonneau des Danaïdes » et s’organise différemment c’est à dire en doublant ses effectifs et ceux de l’armée afghane afin de pouvoir contrôler le terrain en totalité.
3. Tactique.
Les principes de la guerre sont immuables : concentration des efforts, économie des forces et liberté d’action. Actuellement les talibans sont les seuls à pouvoir les appliquer : ils choisissent l’heure et l’endroit où frapper ainsi que leur mode d’action, ils se concentrent pour leur opération et se dispersent aussitôt pour s’économiser.
Nous avons connu ce genre de situation en Algérie. Qu’avons-nous fait ? Avec patience et beaucoup de ténacité, nous avons renversé les rôles en occupant le terrain et en retournant l’insécurité contre les rebelles.
J’ai vécu ce renversement, comme lieutenant chef de section au 3ième R.P.C. du colonel Bigeard. Nous nous sommes « immergés » dans le djebel où nous avons pris la place des rebelles en étant, selon l’expression de notre colonel, « rustiques, souples, félins et manœuvriers ». Les experts autoproclamés qu’on voit aujourd’hui à la télévision peuvent bien se gausser de cette époque en affirmant que nous ne sommes plus à l’heure des « p’tits gars » (allusion perfide à Bigeard). Je suis désolé mais cette guerre on a beau la baptiser « asymétrique » (un néologisme militaire qui passe bien dans les salons) il s’agit encore et toujours de guérilla. Et là on sait ce qu’il faut faire et surtout ce qu’il ne faut pas faire.
On sait d’expérience que, contre une guérilla ,une opération mécanisée ou motorisée frappe presque toujours dans le vide, tellement ses prémices sont voyants et bruyants et surtout parce qu’elle est liée à un réseau routier précaire.
Largement prévenus, les rebelles ont tout leur temps pour prendre le large et attendre que l’opération prenne fin pour réoccuper le terrain, surtout la nuit. Ces opérations SOP (Standard Ordning Procedures) de l’OTAN sont immuables. Elles se réalisent toujours de la même manière et interdisent toute initiative ou improvisation. Elles sont stériles. Les seuls bilans réalisés à ce jour en Afghanistan sont le fait de Forces Spéciales immergées dans les zones suspectes.
Le bon sens voudrait qu’on oriente nos forces vers une fluidité qui lui permettent d’occuper le terrain de ces zones suspectes pour y retourner l’insécurité et gêner l’action des rebelles.
Mais comme nous sommes censés être en Afghanistan pour aider ce pays à accéder à la démocratie, l’enjeu dans les zones d’insécurité est la population.
Les opérations de contre guérilla, pour nécessaires qu’elles soient, sont insuffisantes. Il faut pouvoir les compléter par des actions de pacification.
Sur ce chapitre aussi nous avons, nous les Français, une solide expérience avec ce système ingénieux et efficace des Sections administratives spécialisées chargées de prendre le contrôle des populations jusqu'alors soumises aux rebelles. Leur succès fut patent : je vous renvoie au remarquable ouvrage du commandant Oudinot « Un béret rouge… en képi bleu ». En Afghanistan, cette tâche civilo-militaire devrait être assumée par l’armée afghane … tâche ardue dans un pays qui, en coulisse, produit 22 tonnes d’opium par jour (8.200 tonnes en 2007, source Figaro 23/08/08).
Très sincèrement, les formes d’action en Afghanistan doivent être modifiées du tout au tout. Point n’est besoin d’inventer, il suffit de refaire ici ce qui a réussi ailleurs.
Il y a malheureusement dans les armées françaises une allergie à tirer des enseignements des actions passées :
Le 7 octobre 1950 en Indochine, lors de l’opération de repli de la garnison de Langson, le 1er Bataillon Etranger de parachutistes disparut corps et biens dans les calcaires de Coc Xa. Or, en 1884, le chef de bataillon Gallieni avait interdit, sous quelque prétexte que ce fut, de traverser cette zone mortelle.
Dans nos armées, l’expérience n’est pas transmissible. Beaucoup plus pragmatiques et modestes, les Britanniques et les Américains n’hésitent pas à faire appel aux officiers à la retraite qui ont déjà exercé un commandement dans une zone revenue à l’actualité et, à la demande, ils organisent un Conseil de véritables experts.
La principale utilité de ces Conseils d’experts n’est pas tellement de suggérer ce qu’il faudrait faire mais de rappeler ce qu’il ne faut surtout pas refaire. Du fait de son passé militaire, notre pays regorge d’experts mais il ne sait pas en profiter. C’est bien regrettable.
4. Le renseignement.
Le règlement de manœuvre nous apprend que « le renseignement met le chef à l’abri de la surprise » ce que le général Grant pendant la Guerre de Sécession des Etats-Unis (1861-1865) illustrait en souhaitant avoir « des officiers qui sachent ce qui se passe de l’autre côté de la colline ». A Beyrouth, dans les années 80, notre brigade de la Force multinationale de sécurité a perdu près de 90 de ses hommes sans savoir qui « venait de l’autre côté de la colline » pour les tuer. Nos services de renseignement affichèrent alors une ineptie coupable.
Aux extrémités de la gamme des moyens d’acquisition du renseignement se situent le satellite et les informations données par la population. Cette dernière, terrorisée par les talibans, ne parle pas. Quant au premier, le satellite, il est inopérant au-dessus d’un accrochage, en raison même de la fluidité et du caractère contingent de l’action. Restent les moyens intermédiaires : forces spéciales dans la profondeur, hélicoptères et drones au profit desquels il faut appliquer un effort urgent et prioritaire car cette gamme de moyens d’acquisition souffre cruellement d’un déficit grave. Il est criminel de laisser crapahuter nos unités terrestres en aveugle.
5. L’articulation des forces.
C’est avec surprise qu’à l’occasion de l’embuscade de Carmin 2, nous avons appris que la 4ième compagnie (carmin) était détachée du 8ième R.P.I.Ma, à 200 kms de là, auprès du Régiment de Marche du Tchad.
Nous n’avons pas été moins surpris d’apprendre que l’infirmier de Carmin 2 était un caporal-chef du 2ième R.E.P. !
Il y a sûrement de bonnes raisons du moment et de circonstances pour expliquer ce mélange d’unités.
Nous, les « Anciens patrons », nous avons sans cesse lutté avec force, en particulier dans les années 80, contre le non-respect des filiations organiques. Le « 8 » s’est entraîné cinq mois durant avec ses quatre unités et, dès son arrivée, il a dû se séparer de sa 4ième compagnie, laquelle a « débarqué » au R.M.T. dans un environnement inconnu. La qualité du R.M.T., largement reconnue, ne saurait être en cause mais a-t-on déjà vu une équipe de rugby entamer un match avec des joueurs qu’elle ne connaît pas ?
Il est vital à la guerre de ne pas toucher aux structures qui se sont rodées à l’entraînement.
6. La fausse polémique.
Les Anciens du 8ième R.P.I.Ma, éprouvés par la mort au champ d’honneur de huit de leurs jeunes frères d’armes, ont mal vécu l’insidieuse polémique lancée par de faux experts sur la jeunesse des paras, leur insuffisante préparation et leur mauvaise protection.
a. Il n’y a pas de vieux soldats dans l’infanterie. Depuis sa création en Indochine, le « 8 » a perdu plus de 500 des siens :
- Michel Bornet, tombé en Indochine, en 1951 n’avait pas dix-neuf ans,
- Michel Lagathu, tué en Algérie, en 1958 avait fêté ses dix-neuf la veille de sa mort,
- Pierre Jacquot, tombé au Sud Liban en 1979, avait 21 ans,
- Jean Carbonnel, assassiné par un sniper à Sarajevo en 1994, avait vingt deux ans,
- Carmin « 2 », (indicatif radio de la section du 8ième R.P.I.Ma tombée dans une embuscade en Afghanistan ce 18 août), avait une moyenne d’âge de 24 ans et 8 mois pour un effectif de 11 gradés et 19 paras, ces derniers ayant 20 ans, lesquels se trouvent d’ailleurs humiliés qu’on leur reproche d’être trop jeunes.
b. La jeunesse n’a rien à voir avec l’ancienneté et l’expérience. Engagés à 18 ans le 1er juin 2007, les jeunes paras avaient plus de 14 mois de service : 4 mois de formation de base + 3 semaines de stage para + 5 semaines de stage commando. Au sixième mois de service, c’est à dire le 1er décembre 2007, la section a rejoint la 4ième compagnie (Carmin) et, depuis le 1er mars, s’est entraînée jour et nuit pour une seule mission spécifique : l’Afghanistan. De mémoire de para, nous n’avons jamais vu une unité bénéficier d’un tel préavis, cinq mois en l’occurrence. Le nombre de fois où nous avons découvert la veille notre mission pour le lendemain !
J’ajoute au chapitre de l’expérience que le chef de section et son adjoint avaient déjà accompli dix opérations extérieures et les chefs de groupe et les caporaux, une demi-douzaine en moyenne.
c. On dit que les paras étaient mal protégés. Le nouveau CEMAT, le général Irastorza, m’a dit qu’il y a deux ans, nous aurions eu, selon l’avis des chirurgiens, deux morts de plus à déplorer : le nouveau gilet pare-éclats (EFB) les a sauvés.
Nous enrageons, nous les Anciens du « 8 », de voir se pavaner à la télévision des spécialistes autoproclamés de la Défense, qui pour la plupart n’ont jamais tenu un fusil de leur vie, venir nous expliquer comment il faut faire la guerre. C’est insupportable … je dis avec force que Carmin 2 n’a pas reculé devant un ennemi largement supérieur en nombre et qu’elle a ramené ses morts et ses blessés.
Carmin 2 était donc une excellente section.
7. L’inquisition médiatique.
Hier, 26 août 2008, le régiment a accueilli, en son quartier Fayolle, le Président de la République venu passer une heure pour lui parler et aussi pour rencontrer les familles. Les survivants de Carmin 2, blessés légers et valides étaient sur les rangs : il paraît que c’est une règle Otan de rapatrier une section « traumatisée » (quelle entreprise c’eut été en Indochine et en Algérie !). A la dislocation, on vit une meute de journalistes s’abattre avec avidité sur ces pauvres gars qui se demandaient bien ce qui leur arrivait. Et ces journalistes en mal de copie s’évertuaient, sans gêne, à arracher à nos paras quelques reproches ou autre récriminations contre le commandement susceptibles d’être triomphalement exploités dans la presse. Manque de chance pour les journalistes, nos jeunes ne tarirent pas d’éloges pour leur chef de section, l’adjudant Evrard, ainsi que pour leur gradés avec lesquels ils vivaient en permanence depuis plus de quatorze mois (1er juin 2007). On voyait dans leurs regards que l’admiration était sincère. Leurs yeux s’embuaient lorsqu’ils évoquaient le souvenir de leur trois caporaux-chefs, Buil, Grégoire et Penon, tombés sous leurs yeux.
Ce jeu de la culpabilisation déteint des médias vers les instances dirigeantes. J’ai sous les yeux l’éloge funèbre prononcé le 21 août aux Invalides par le Président de la République ; je cite : « … en tant que chef des Armées, je n’ai pas le droit de considérer la mort d’un soldat comme une fatalité. Je verrai les familles dans quelques minutes, je veux qu’elles sachent tout. Elles y ont droit. Je veux que vos collèges ne se retrouvent jamais dans une telle situation. Je veux que tous les enseignements soient tirés de ce qui s’est passé … » .
Hier, au quartier Fayolle il a dit (je cite de mémoire) : « assurer les familles que toute la lumière serait faite sur les circonstances de l’embuscade et les responsabilités établies ». Les militaires présents ont mentalement complété : « et les coupables seront punis ».
Vouloir traiter les circonstances d’une embuscade dans une opération de guerre comme celles d’un accident civil de la route est une dérive inquiétante pour les chefs militaires. S’ils doivent se retrouver « en taule » pour avoir débordé par la gauche au lieu d’avoir manœuvré par la droite, la source de recrutement de nos officiers risque de se tarir rapidement.
8. La ferveur d’une ville.
Vieille ville de garnison, Castres (le castrum romain) a dévoilé, de façon admirable et émouvante, sa véritable nature.
Dès l’annonce du drame, le Maire a fait mettre en berne tous les drapeaux de la ville et a ouvert un livre d’or à l’hôtel de ville. Le 20 août au soir, il fallait faire une heure de queue pour accéder au registre.
Les murs grillagés du quartier Fayolle furent dans la journée recouverts de fleurs par des automobilistes et des piétons anonymes.
L’office oecuménique célébré le 23 août matin a regroupé un millier de fidèles dans la cathédrale Saint Benoît et tout autant de personnes sur le parvis où avait été dressé un écran géant. Ce mardi soir 26 août, le C.O. (club de rugby local) accueillait l’Aviron Bayonnais pour son premier match de championnat. Les tribunes populaires étaient bordées d’une énorme affiche : « Loin des yeux, près du cœur, tous avec nos gars du « 8 » ».
Le speaker fit observer une minute de silence après avoir demandé au Président du Club , Monsieur Revol, au Maire de la ville, Monsieur Bugis et au Lieutenant-colonel Meillan, commandant en second du régiment, de venir prendre place au centre de la pelouse. A l’issue de la minute de silence, il demanda au public d’applaudir le « 8 » pendant une minute également, lequel public, debout, se prit au jeu : c’est à qui applaudirait le plus fort !
Il faut voir dans tous ces signes d’amitié l’aboutissement d’une harmonie forgée entre les Maires et les Chefs de corps successifs, depuis l’arrivée du Régiment en août 1963. Depuis cette date, et surtout depuis 1969, année où débuta la professionnalisation du « 8 », plus de deux cents cadres et parachutistes ont pris leur retraite à Castres et dans les environs immédiats.
Ils ont exercé une seconde carrière dans les entreprises locales où ils se sont fait apprécier pour leur ponctualité, leur politesse, leur solidarité et leur conscience professionnelle.
Ils ont, pour la plupart, épousé des Castraises avec lesquelles ils eurent en moyenne trois enfants de sorte que cette communauté particulière d’un millier de personnes, digne et fière d’elle-même, est devenue un solide maillon de la chaîne socio-économique locale.
Cette complicité, longtemps mûrie, a eu pour apothéose le parrainage officiel du « 8 » par « sa ville » en 1999. Depuis lors, les paras du « 8 » portent sur l’épaule droite l’écusson aux armes de la ville dont la devise est : « Debout » et qui, associée à celle du « 8 », donne étrangement :
« Volontaires Debout »
Il y a en France des coins où il fait bon vivre.
Je ne peux que m'incliner devant le sacrifice suprême de ces DIX volontaires puisque sous contrat- Afghanistan : dans les années 20 les Britanniques ont du se retirer - Après Dix années de combats l'URRS s'est retirée après de lourdes pertes - 600.000Km2 dans un pays au relief inhospitalier, c'est une véritable armée qu'il faut pour lutter contre quoi ? Qui saura dire la réalité de mystérieux pays ? CVR 39/45 - CVR de la Rés.- sont oubliées les embuscades d'Indo - d'Algérie ....Palestro pour n'en citer qu'une . Aurons nous demain des hommes pour lutter dans notre hexagone (minuscule sur le globe terrestre) ? Je me souviens depuis le "plébicite de la Sarre 1935" je voyais les troupes Anglaises rouler en Direction de METZ sur la RN3 ..... j'ai vu et aussi vécu la suite avec un passage par les délices Gestapo et la suite. Alors je tremble lorsque je vois la situation dans le CAUCASE. L'Histoire n'est elle pas un étzernel recommencement ?Je voudrais bien me tromper. Il faudait beaucoup plus sagesse aux Grands de ce Monde qui gouvernent.
Je reviens sur le discours du Président de la République. Comme nous le savons tous, c'est un nègre qui les prépare (les discours) et il n'y est pour rien !
Durant les premiers instants de l'accrochage de nombreux moyens aériens onts été déployés. Oh oui, deux hélicos de l'armée US qui, aux premiers tirs ont déserté, ensuite, deux F15 qui, je comprends, ont fait demi tour car nos parachutistes étaient trop imbriqués avec les rebelles. Hélas dix de nos camarades sont tombés au champ d'honneur.
Le nouveau commandement n'a pas prévu que leur armement était des FAMAS et non des FSA. Mon Dieu quelle erreur... De mon temps, 110 cartouches au départ par FSA et recomplètement tous les soirs. Pour évacuer les blessés on se croirait au moyen âge !! le 3°RPIMa qui a été traité de novice? Deux de ses compagnies viennent de poser les pieds en Afghanistan pour recompléter les effectifs, alors vu qu'ils sont pour dire en gros, inaptes, que sont t ils partis faire là bas, je présume que ce sera moins grave s' ils tombent au combat, il y a des jours où on devrait tourner sa langue sept fois dans sa bouche et de bien s'informer avant de lâcher des sonneries.
Désolé, mais il fallait que je le dise, car le PC OPS n'osera certainement pas dire toute la vérité, vive le 8°, le 3°+ l'ANT et le 1°RPIMa dont je supose qu'ils y sont déja. Bon séjour camarades et revenez nous sur pied.
Bye les CDO, montrez que vous en avez. jablon1er
Nous sommes en guerre subversive
rien à voir avec nos guerres conventionnelles :nos adversaires sont en espadrilles ou kamikazes, ils nous voient, nous écoutent, nous lisent, connaissent tous nos points faibles puisque que nous déballons tout sur la place publique ,et eux on ne les voit pas. Ils frappent où ils veulent et quand ils veulent...
Nous sommes trop conventionnels par rapport à cette nouvelle forme de guerre pour laquelle nous ne sommes pas assez aguerris;
Mais de toutes facons, dans une guerre quelle quelle soit, ce qui se passe ce
n' est jamais ce qu'on avait prévu. ALORS CE QUI COMPTE C EST DE GARDER LE MORAL !!!
D AUTRES PART, NOUS SOMMES DANS LA MERDE MAIS CE N EST PAS UNE RAISON POUR LA REMUER. MERDE POUR MOI CA VEUT DIRE BOURBIER ET CE N' EST PAS BRUNO BIGEARD QUI ME CONTREDIRA.
RAYMOND CLOAREC ANCIEN BIGEARD BOY' S
"7. Le mardi 19 août 2008, 21:05 par LACROIX
Il n'y a pas une journée qui passe sans que je pense à mon séjour en ex-Yougoslavie, 1er Bataillon d'infanterie de BIHAC1992. Pas un jour ne passe sans que je pense aux camarades tombés la-bas à trois semaines du retour en France. J'avais alors 18 ans, appelé du contingent 92/06 du 19 eme GC et rattaché au 126 eme RI. J'ai aujourd'hui 34 ans et si j'ai rejoint la vie civile au terme de mes 24 mois de service pour raison familiale, je n'en ai pas moins quitté cette école de la fraternité, de la cohésion qu'est l'armée française. Convoyeur de fonds et réserviste opérationnel, j'ai pris en pleine gueule l'annonce de la mort de nos camarades, loin de chez nous, en Afghanistan. Que Dieu garde nos camarades et qu'il soulage leurs souffrances ainsi que celle de nos familles. Nous savons tous que notre engagement peut aller jusqu'au sacrifice suprême. Nous servons notre Patrie..."
bonjour LACROIX
je tiens simplement à souligner qu'il ne faut pas tout confondre. Certes la Yougo c'était dur et cela n'a pas été sans danger loin de là, "casque bleu" là bas n'etait pas une simple affaire, mais faut pas tout déformer: durant le 1er mandat du bataillon de bihac personne n'est "mort au combat " à ce que je sache même si le bataillon a déploré des pertes ,j'y étais aussi "3eme compagnie"au 1er mandat .je ne vais pas mentir, certes il y a eu pas mal d'actions de feu mais ce n'était pas la même mission ni la meme conjoncture que l' Afghanistan tout comme les valeureux marsouins de la 1er compagnie du 3eme rima à la reprise du poste de verbanja qui a été une sacrée action de combat en ex-yougoslavie en 95.
Depuis la fin de la guerre d'Algérie, l'armée francaise n'a pas arrété de partir en mission extérieure du tchad à la rca en passant par la somalie le rwanda la cote d'ivoire etc etc la guerre du golfe le liban la yougo ,sans oublier les troubles de la nouvelle calédonie et l'afghanistan nombre de nos soldats sont tombés "au combat ou non", toutes sont des missions différentes et ne se ressemblent pas et ne peuvent pas etre comparées. il y a seuleument des hommes qui ont fait leur devoir de soldat du mieux qu'il ont pu. voila
honneur a ceux qui sont tombés, le reste n'as pas d'importance
un ancien marsouin du 3eme de marine ,17,5 ans de service de la coloniale a l'infanterie ,quelques missions extérieures et aussi convoyeur de fonds comme toi mon brave
cordialement
pour repondre à tous voila une pensée de paul valerie , qui doit nous donner à méditer
L’idéal serait qu’il n’y ait plus d’anciens combattants, car : « la guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. » Paul Valéry.
de plus pourriez vous me dire pourquoi ses soldats tombés en Afganistan
sont ils morts pour la France , et sont ils inscrits sur les monuments aux morts dans leurs villages ?
je suis un anciens combattants d'Algerie , j'aimerais savoir ?
merci de vos reponses
32 Paul Valery qui était un poète pouvait disserter avec une certaine hauteur de la guerre. Il n'a jamais été soldat, mais il a fait preuve d'un certain courage en prononçant l'éloge funêbre d'Henri Bergson (un juif) pendant l'occupation. de Gaulle lui fera obtenir des funérailles nationales.
Un correspondant de guerre américain Robert Lee Scherrod (qui lui savait de quoi il parlait) qui a couvert les débarquements de Saïpan, Kwajalein, Iwo Jima et Tarawa a écrit : La guerre est une saloperie, prétendre le contraire c'est insulter les soldats morts"
La mention "Mort pour la France" est décidé en conseil des ministres sur proposition du Ministre de la Défense. Si cette mention figure sur l'acte de décès, le nom du disparu peut figurer sur un monument aux morts et plus particulièrement sur sa tombe.