Parmi les 13 dirigeants français incriminés figurent notamment le président de la République à l'époque des faits François Mitterrand, le Premier ministre Edouard Balladur, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé ou encore le secrétaire général de l'Elysée Hubert Védrine.

Toujours selon ces conclusions, "des militaires français de l'opération Turquoise ont laissé en place les infrastructures du génocide, à savoir les barrières tenues par les Interahamwe, des extrémistes hutus".

Ils ont demandé, dit le rapport, de façon expresse que les Interahamwe continuent à contrôler ces barrières et à tuer les Tutsis.

Génocide du Rwanda : 800.000 morts Tutsis et Hutus

Le génocide de Tutsis et les massacres de Hutus ont fait, selon les Nations unies, environ 800.000 morts.

Kigali a rompu fin novembre 2006 ses relations diplomatiques avec Paris après que le juge français Jean-Louis Bruguière eut émis des mandats d'arrêt international à l'encontre de plusieurs proches collaborateurs du président Paul Kagame pour leur "participation présumée" à l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, ce qui a déclenché le génocide.

Le gouvernement français a fait savoir en février 2007 qu'il ne reconnaissait "ni légitimité ni compétence" à cette commission.

Source - AFP Kigali : Génocide rwandais, la France mise en cause